Dolce far niente, Guillaume Apollinaire

Dolce far niente

 

Les fiancés door Pierre Auguste Renoir, 1868
Wallraf-Richartz Museum Keulen


Les Fiançailles

Le printemps laisse errer les fiancés parjures
Et laisse feuilloler longtemps les plumes bleues
Que secoue le cyprès où niche l’oiseau bleu

Une Madone à l’aube a pris les églantines
Elle viendra demain cueillir les giroflées
Pour mettre aux nids des colombes qu’elle destine
Au pigeon qui ce soir semblait le Paraclet

Au petit bois de citronniers s’enamourèrent
D’amour que nous aimons les dernières venues
Les villages lointains sont comme leurs paupières
Et parmi les citrons leurs cœurs sont suspendus

Mes amis m’ont enfin avoué leur mépris
Je buvais à pleins verres les étoiles
Un ange a exterminé pendant que je dormais
Les agneaux les pasteurs des tristes bergeries
De faux centurions emportaient le vinaigre
Et les gueux mal blessés par l’épurge dansaient
Étoiles de l’éveil je n’en connais aucune
Les becs de gaz pissaient leur flamme au clair de lune
Des croque-morts avec des bocks tintaient des glas
À la clarté des bougies tombaient vaille que vaille
Des faux-cols sur des flots de jupes mal brossées
Des accouchées masquées fêtaient leurs relevailles
La ville cette nuit semblait un archipel
Des femmes demandaient l’amour et la dulie
Et sombre sombre fleuve je me rappelle
Les ombres qui passaient n’étaient jamais jolies

Je n’ai plus même pitié de moi
Et ne puis exprimer mon tourment de silence
Tous les mots que j’avais à dire se sont changés en étoiles
Un Icare tente de s’élever jusqu’à chacun de mes yeux
Et porteur de soleils je brûle au centre de deux nébuleuses
Qu’ai-je fait aux bêtes théologales de l’intelligence
Jadis les morts sont revenus pour m’adorer
Et j’espérais la fin du monde
Mais la mienne arrive en sifflant comme un ouragan

J’ai eu le courage de regarder en arrière
Les cadavres de mes jours
Marquent ma route et je les pleure
Les uns pourrissent dans les églises italiennes
Ou bien dans de petits bois de citronniers
Qui fleurissent et fructifient
En même temps et en toute saison
D’autres jours ont pleuré avant de mourir dans des tavernes
Où d’ardents bouquets rouaient
Aux yeux d’une mulâtresse qui inventait la poésie
Et les roses de l’électricité s’ouvrent encore
Dans le jardin de ma mémoire

Pardonnez-moi mon ignorance
Pardonnez-moi de ne plus connaître l’ancien jeu des vers
Je ne sais plus rien et j’aime uniquement
Les fleurs à mes yeux redeviennent des flammes
Je médite divinement
Et je souris des êtres que je n’ai pas créés
Mais si le temps venait où l’ombre enfin solide
Se multipliait en réalisant la diversité formelle de mon amour
J’admirerais mon ouvrage

J’observe le repos du dimanche
Et je loue la paresse
Comment comment réduire
L’infiniment petite science
Que m’imposent mes sens
L’un est pareil aux montagnes au ciel
Aux villes à mon amour
Il ressemble aux saisons
Il vit décapité sa tête est le soleil
Et la lune son cou tranché
Je voudrais éprouver une ardeur infinie
Monstre de mon ouïe tu rugis et tu pleures
Le tonnerre te sert de chevelure
Et tes griffes répètent le chant des oiseaux
Le toucher monstrueux m’a pénétré m’empoisonne
Mes yeux nagent loin de moi
Et les astres intacts sont mes maîtres sans épreuve
La bête des fumées a la tête fleurie
Et le monstre le plus beau
Ayant la saveur du laurier se désole

À la fin les mensonges ne me font plus peur
C’est la lune qui cuit comme un œuf sur le plat
Ce collier de gouttes d’eau va parer la noyée
Voici mon bouquet de fleurs de la Passion
Qui offrent tendrement deux couronnes d’épines
Les rues sont mouillées de la pluie de naguère
Des anges diligents travaillent pour moi à la maison
La lune et la tristesse disparaîtront pendant
Toute la sainte journée
Toute la sainte journée j’ai marché en chantant
Une dame penchée à sa fenêtre m’a regardé longtemps
M’éloigner en chantant

Au tournant d’une rue je vis des matelots
Qui dansaient le cou nu au son d’un accordéon
J’ai tout donné au soleil
Tout sauf mon ombre

Les dragues les ballots les sirènes mi-mortes
À l’horizon brumeux s’enfonçaient les trois-mâts
Les vents ont expiré couronnés d’anémones
Ô Vierge signe pur du troisième mois

Templiers flamboyants je brûle parmi vous
Prophétisons ensemble ô grand maître je suis
Le désirable feu qui pour vous se dévoue
Et la girande tourne ô belle ô belle nuit

Liens déliés par une libre flamme Ardeur
Que mon souffle éteindra Ô Morts à quarantaine
Je mire de ma mort la gloire et le malheur
Comme si je visais l’oiseau de la quintaine

Incertitude oiseau feint peint quand vous tombiez
Le soleil et l’amour dansaient dans le village
Et tes enfants galants bien ou mal habillés
Ont bâti ce bûcher le nid de mon courage.

Guillaume Apollinaire (26 augustus 1880 – 9 november 1918)
De Eiffeltoren in Parijs, de geboorteplaats van Guillaume Apollinaire


Zie voor de schrijvers van de 2e augustus ook mijn blog van 2 augustus 2018 en ook mijn blog van 2 augustus 2017 en ook mijn blog van 2 augustus 2011 deel 2.

Christopher Isherwood, Laura van der Haar, C. B. Vaandrager, Paula Hawkins, Joachim Helfer, Guillaume Apollinaire, Rashid Al-Daif

De Brits-Amerikaanse schrijver Christopher Isherwood werd geboren op 26 augustus 1904 in Disley in het graafschap Cheshire in Engeland. Zie ook alle tags voor Christopher Isherwood op dit blog.

Uit: Goodbye to Berlin

“At any rate you could always, as Pieps explained to me, make a last-minute exit through the lavatory window into the courtyard at the back of the house: But you must be careful, Christoph,” he added: “Take a good big jump. Or you’ll fall down the coal-chute and into the cellar. I did, once. And Hamburg Werner, who was coming after me, laughed so much that the bulls caught him.” On Saturday and Sunday evenings the Alexander Casino was full. Visitors from the West End arrived, like ambassadors from another country. There were a good number of foreigners—Dutchmen mostly, and Englishmen. The Englishmen talked in loud, high, excited voices. They discussed communism and Van Gogh and the best restaurants. Some of them seemed a little scared: perhaps they expected to be knifed in this den of thieves. Pieps and Gerhardt sat at their tables and mimicked their accents, cadging drinks and cigarettes. A stout man in horn spectacles asked: “Were you at that delicious party Bill gave for the negro singers?” And a young man with a monocle murmured: “All the poetry in the world is in that face.” I knew what he was feeling at that moment: I could sympathise with, even envy him. But it was saddening to know that, two weeks hence, he would boast about his exploits here to a select party of clubmen or dons—warmed discreet smilers around a table furnished with historic silver and legendary port. It made me feel older.
At last the doctors made up their minds: Frau Nowak was to be sent to the sanatorium after all: and quite soon—shortly before Christmas. As soon as she heard this she ordered a new dress from the tailor. She was as excited and pleased as if she had been invited to a party: “The matrons are always very particular, you know, Herr Christoph. They see to it that we keep ourselves neat and tidy. If we don’t we get punished—and quite right, too. . . . I’m sure I shall enjoy being there,” Frau Nowak sighed, “if only I can stop myself worrying about the family. What they’ll do when I’m gone, goodness only knows. They’re as helpless as a lot of sheep. .. .” In the evenings she spent hours stitching warm flannel underclothes, smiling to herself, like a woman who is ex-pecting a child.
On the afternoon of my departure Otto was very depressed. “Now you’re going, Christoph, I don’t know what’ll hap-pen to me. Perhaps, six months from now, I shan’t be alive at all.” “You got on all right before I came, didn’t you?” “Yes . . . but now mother’s going, too. I don’t suppose father’ll give me anything to eat.” “What rubbish!” “Take me with you, Christoph. Let me be your servant. I could be very useful, you know. I could cook for you and mend your clothes and open the door for your pupils. .” . .”

 
Christopher Isherwood (26 augustus 1904 – 4 januari 1986)

 

De Nederlandse dichteres Laura van der Haar werd geboren in Groningen in op 26 augustus 1982. Zie ook alle tags voor Laura van der Haar op dit blog.

avondpolder

trampolinespringende kinderen langs de vaart
op het erf slaan honden aan
zo’n dag
dat het zwaluwen waait in de boomgaard

een vrachtwagen op de dijk
als het bijna gaat regenen
warme fluitekruidgeur
van een beginnende avond
de kerkklok die bedeesd de tijd slaat
(die trouwens prachtig is)

en meer kan ik er niet bij hebben
geen knisperpaden, smoelzoete zomervakanties
alleen het blauw van dichtgeknepen ogen
is dat geen fijne kleur voor de natuur

 

stopper

ik wil best kijken, maar is het goed om dit te zien

iedereen weet dat er geen weg terug is
van gewoon kijken
naar niets gezien hebben

ze zouden langzaam kijken moeten uitvinden
om heel behoedzaam het zien te naderen

in een donkere kamer
vanuit een spoelbak
wachtend

zodat je weg kunt draaien, doorlopen, wissen
blijven stiften tot nieuwe beelden
alsmaar nieuwe beelden, lampen aan, praten

over wat er gisteren nou was, over later
hardop zingen tot het vol is in dat hoofd
of gaan slapen
als dat lukt

 
Laura van der Haar (Groningen, 26 augustus 1982)

 

De Nederlandse schrijver en dichter Cornelis Bastiaan Vaandrager werd geboren in Rotterdam op 26 augustus 1935. Zie ook alle tags voor C. B. Vaandrager op dit blog.

N.A.V. een scooterrit [met Polet]

Op twee wielen raast hij tussen de ruïnes. Wanhopig
probeert hij, verbergt hij,
probeert hij te verbergen
[gelijktijdig onnodig bevreesd voor vreemde ogen]:
zijn sturen is sturen met een schetsmatig aangegeven stuur.
En
een onbedienbaar [want smeltend] dashboard, d.w.z.
door hem onbedienbaar.

Hij herkent de resten van een klaagmuur, kwarts,
driekwart zuil van een kersvers paviljoen,
een jezuswreefje met een spijker, verder
een vochtige steen, cement, een verschroeid montuur,
een gouden hoektand [dat de ruimers die vergaten!].
Cement dus, waartussen wellicht een goedkope vulling
uit een vroeg door tandwolf aangetast gebit.

Hier, denkt hij, al weer kilometers verder,
was eens een pleisterplaats:
een voor omsmelten ongeschikte zwengel van een dorpspomp,
een hoefijzer
en een witte splinter van een paardenschedel.

Het zijn minder dan flitsen van impressies. Ontroerd
[hij wil stoppen, denken, bloemen kopen]
zoekt hij een knop, een remstang.
Hij drukt op de verkeerde knop.

Drukt hij wel op een knop
Er is geen knop.
Kan hij het helpen? Hij huilt achter zijn bezwete stofbril.
Onweersvliegjes vliegen zich te pletter op het glas.

Op twee wielen raast hij [verder] tussen de ruïnes.
De luchtdruk deert hem niet: zijn geluiddempende valhelm.

Toch valt hem, vlak voor de bebouwde kom,
door een gelukkige slag in de lucht een souvenir ten deel:
vijfendertig lange blonde vrouwenharen,
die hem kriebelen
en stijf tegen de lippen blijven liggen.

Eenmaal in de verlaten buitenwijken
is het tintelen onder de nagels
haast niet meer te verdragen

 
C. B. Vaandrager (26 augustus 1935 – 18 maart 1992)

 

De Britse schrijfster Paula Hawkins werd geboren op 26 augustus 1972 en groeide op in Salisbury (het huidige Harare in Zimbabwe) in Rhodesië. Zie ook alle tags voor Paula Hawkins op dit blog.

Uit: In het water (Vertaald door Ineke de Groot)

“De Verdrinkingspoel
Libby
‘Nog eens! Nog eens!’
De mannen binden haar vast voor de tweede proef. Maar deze keer met haar linkerduim aan haar rechterteen en haar rechterduim aan haar linkerteen. Het touw gaat weer om haar middel. Deze keer dragen ze haar het water in.
‘Alsjeblieft,’ smeekt ze, omdat ze niet weet of ze het duister en de kou wel kan verdragen. Ze wil terug naar een huis dat niet meer bestaat, naar de tijd dat ze samen met haar tante bij het vuur zat en ze elkaar verhalen vertelden. Ze wil in hun huisje in haar eigen bed liggen, ze wil weer klein zijn en het houtvuur, de rozen en de zoete warmte van haar tantes huid ruiken.
‘Alsjeblieft.’
Ze zinkt. Tegen de tijd dat ze haar er weer uit sleuren, zijn haar lippen blauw en is haar adem voorgoed vervlogen.

Je wilde me wat vertellen, hè? Wat was het eigenlijk? Ik heb al een tijdje mijn hoofd niet meer bij het gesprek. Ik kon me niet meer concentreren, dacht aan andere dingen, was ergens anders mee bezig, ik luisterde niet en raakte de draad kwijt. Nou, je hebt mijn aandacht weer weten te trekken. Alleen heb ik wel het gevoel dat ik een paar belangrijke dingen heb gemist.
Toen ze het me kwamen vertellen, was ik kwaad. Aanvankelijk was ik opgelucht, want als er opeens twee politiemensen op de stoep staan, terwijl jij net je treinkaartje aan het zoeken bent omdat je op het punt staat om naar je werk te gaan, slaat de angst je om het hart. Ik was bang dat er wat was gebeurd met iemand om wie ik geef: mijn vrienden, mijn ex, mijn collega’s.”

 
Paula Hawkins (Salisbury, 26 augustus 1972)

 

De Duitse schrijver Joachim Helfer werd geboren in Bonn op 26 augustus 1964. Zie ook alle tags voor Joachim Helfer op dit blog.

Uit: To call a spade a spade

“He earnestly explores and exposes some real life facts about what he and I think, feel, and actually do in terms of gender-roles, sexuality, and procreation. He surely needs nobody to excuse him for it.
It is I who has to ask forgiveness: Rashid, nobody else. Not for a word I have written, or the scholastic form of intermittent commentary I have chosen. For the mirroring disagreement about what / wrote I can but yet again point to what simply reading my text cannot miss, yet routinely gets ignored by the critics: My part of the twin-text is in no way limited to commenting on Rashid’s. Rather, it tells my side of the story, my first-hand experience with Rashid and with Beirut. What I need to — once more —say “Sorry!” for, is my lack of back-bone in dealing with my publishers. Suhrkamp, for sheer stinginess on printing-paper, set the German version (“Die Verschwulung der Welt”) in such a way that my comments immediately interrupt Rashid’s text, without letting it stand for itself first. That is a cruel thing to do to a text. Laudably, the recent American edition of Texas University Press under the title “What makes a man” rights that wrong by printing Rashid’s text twice: first without, then with my interrupting comments. The editors in Austin went even further in their largesse on printing-paper, and add half a dozen critical essays to our twin-text. They, too, seem to have felt that the fruit on its own might cause serious irritation in the intellectual stomachs of their ever more sensitive readers. In the age of `trigger-warnings’, I fear this fear is only too justified.
The essays in the American edition mostly repeat the partisan critical reception the twin-text has met in Germany, without doing much in terms of analysing it. In both languages, our mutual descriptions are usually regretted as a misunderstanding. Our shared best effort to understand both the other and us-selves in contact with the other, and the insights it indeed produces, are largely ignored. Rather, I get some cheap shots for alleged orientalism, Rashid for alleged sexism.“

 
Joachim Helfer (Bonn, 26 augustus 1964)

 

De Franstalige schrijver en dichter Guillaume Apollinaire werd in Parijs geboren op 26 augustus 1880. Zie ook alle tags voor Guillaume Apollinaire op dit blog

À Nîmes

Je me suis engagé sous le plus beau des cieux
Dans Nice la Marine au nom victorieux

Perdu parmi 900 conducteurs anonymes
Je suis un charretier du neuf charroi de Nîmes

L’Amour dit Reste ici Mais là-bas les obus
Épousent ardemment et sans cesse les buts

J’attends que le printemps commande que s’en aille
Vers le nord glorieux l’intrépide bleusaille

Les 3 servants assis dodelinent leurs fronts
Où brillent leurs yeux clairs comme mes éperons

Un bel après-midi de garde à l’écurie
J’entends sonner les trompettes d’artillerie

J’admire la gaieté de ce détachement
Qui va rejoindre au front notre beau régiment

Le territorial se mange une salade
À l’anchois en parlant de sa femme malade

4 pointeurs fixaient les bulles des niveaux
Qui remuaient ainsi que les yeux des chevaux

Le bon chanteur Girault nous chante après 9 heures
Un grand air d’opéra toi l’écoutant tu pleures

Je flatte de la main le petit canon gris
Gris comme l’eau de Seine et je songe à Paris

Mais ce pâle blessé m’a dit à la cantine
Des obus dans la nuit la splendeur argentine

Je mâche lentement ma portion de bœuf
Je me promène seul le soir de 5 à 9

Je selle mon cheval nous battons la campagne
Je te salue au loin belle rose ô tour Magne

 

Annie

Sur la côte du Texas
Entre Mobile et Galveston il y a
Un grand jardin tout plein de roses
Il contient aussi une villa
Qui est une grande rose

Une femme se promène souvent
Dans le jardin toute seule
Et quand je passe sur la route bordée de tilleuls
Nous nous regardons

Comme cette femme est mennonite
Ses rosiers et ses vêtements n’ont pas de boutons
Il en manque deux à mon veston
La dame et moi suivons presque le même rite

 
Guillaume Apollinaire (26 augustus 1880 – 9 november 1918)
Portret door Maurice de Vlaminck, ca. 1905

 

Onafhankelijk van geboortedata:

De Libanese schrijver Rashid Al-Daif werd in 1945 geboren in Ehden bij Zgharta in het noorden van Libanon. Zie ook alle tags voor Rashid Al-Daif op dit blog.

Uit: Die Verschwulung der Welt (Samen met Joachim Helfer)

„Eigentlich war ich es, dessen Entwicklung abgeschlossen war. Meine Befürchtungen waren ein für allemal verschwunden, und ich trauerte ihnen nicht nach. Mein Sohn war damals vierzehn Jahre alt und lebte bei mir in Beirut. Vorher hatte er bei seiner französischen Mutter in Lyon gewohnt und war dort zur Schule gegangen.
Während er dort lebte, hatte ich mir aus zwei Gründen riesige Sorgen um ihn gemacht: daß er drogenabhängig und daß er homosexuell werden könnte. Ich hielt mich immer auf dem laufenden über ihn und überprüfte alles, was ich über ihn erfuhr, daraufhin, ob auch keiner dieser zwei möglichen Unglücksfälle eingetreten war.
Mein Sohn hatte seit seinem dritten Lebensjahr mit seiner Mutter in Frankreich gelebt, die dorthin zurückgegangen war, nachdem wir uns hatten scheiden lassen.
Wir hatten vereinbart, daß seine Mutter ihn mitnimmt, denn Beirut erlebte damals die schlimmsten Tage des Bürgerkrieges. Mit vierzehn Jahren kam er wieder nach Beirut, um die Oberschule abzuschließen. Ich war froh über seine Rückkehr, denn in Frankreich hätte er leicht homosexuell werden können, in Beirut dagegen war dies nur schwerlich möglich. So fühlte und dachte ich damals. Aus tiefstem Herzen wünschte ich mir, daß mein Sohn so werden würde wie ich, nur »tausendmal besser«. Vielleicht wollte ich damals auch, daß er »einer von uns« würde – mit »uns« meine ich die Libanesen, die Araber, die Orientalen –, aber natürlich ohne unsere chronischen schlechten Angewohnheiten.
Ich mochte dieses Mädchen, die Freundin meines Sohnes, und wünschte mir, die beiden würden sich lieben und für immer zusammenbleiben. Ohne jeden Zweifel ist es mir auch noch jetzt, da ich diese Worte schreibe, lieber, daß mein Sohn nicht homosexuell ist, und ich zögere nicht, dies zuzugeben. Das heißt aber nicht, daß ich mich von ihm lossagen würde, wenn er es wäre. Ich würde ganz sicher zu ihm stehen.
Ich sagte mir also: Warum nicht?, als Thomas Hartmann mich über die Homosexualität meines Kollegen in Kenntnis setzte.
Vielleicht wäre dies eine gute Gelegenheit, offen gelebte Homosexualität einmal aus der Nähe kennenzulernen, gerade in Berlin, wo jedes Jahr eine riesige Homosexuellen-Parade stattfindet.“

 

 
Rashid Al-Daif (Ehden, 1945)

 

Zie voor nog meer schrijvers van de 26e augustus ook mijn vorige blog van vandaag.

Christopher Isherwood, Laura van der Haar, C. B. Vaandrager, Paula Hawkins, Joachim Helfer, Guillaume Apollinaire, Rashid Al-Daif

De Brits-Amerikaanse schrijver Christopher Isherwood werd geboren op 26 augustus 1904 in Disley in het graafschap Cheshire in Engeland. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2010 en eveneens alle tags voor Christopher Isherwood op dit blog.

Uit: Christopher and His Kind

« The train moved on again. For the first time in his life, he found himself entering a foreign country without official permission. If Heinz had been with him, what could the lawyer have done but accept the accomplished fact and somehow arrange for Heinz to remain in Belgium?
Next morning, the lawyer left Brussels by car for Trier, as he had promised. That night he returned, alone. He told Christopher that he had duly met Heinz at the hotel. Heinz had assured him that he hadn’t been questioned, hadn’t aroused anybody’s curiosity. They had gone to the consulate and got the visa. Then, just as they were about to start on their return journey, some Gestapo agents had appeared. They had asked to see Heinz’s papers and had then taken him away with them. They had told the lawyer that Heinz was under arrest as a draft evader. Before leaving Trier, the lawyer had consulted a German lawyer and engaged him to defend Heinz at his forthcoming trial.
A day or two after the arrest, the German lawyer came from Trier to Brussels to discuss the tactics of Heinz’s defense. He was a Nazi Party member in good standing and had the boundless cynicism of one who is determined to survive under any conceivable political conditions. Christopher, in his present hyper-emotional state, found a strange relief in talking to him, because he seemed utterly incapable of sympathy. Heinz was now in four kinds of potential trouble: He had attempted to change his nationality. (This could almost certainly be concealed from the prosecution.) He had consorted with a number of prominent anti-Nazis, most of them Jews. (This could probably be concealed or, at worst, excused as having been Christopher’s fault.) He had been guilty of homosexual acts. (This couldn’t be co-directors that what they need is the spirit of the merchant-adventurers. He hates the banks. He hates public companies, because they aren’t allowed to take risks. He particularly enjoys ragging the pompous U.S.A. businessmen. Somebody once cabled him from New York: ‘Believe market has touched bottom.’ Potter cabled back: `Whose?’ At board meetings he lies on a sofa—ostensibly because he once had a bad leg; actually because this position gives him a moral advantage. He and his colleagues tell each other dirty limericks and the very serious-minded secretary takes them all down in shorthand—because, as he once explained, he thought they might be in code.
Much less willingly, Wystan and Christopher also became the captive audience of a young man with whom they had to share their table in the second-class dining room. He was a rubber planter, returning from leave in England to a plantation near Singapore. I will call him White.“

 
Christopher Isherwood (26 augustus 1904 – 4 januari 1986)
Scene uit de gelijknamige tv-film uit 2011

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Dolce far niente, Stefan George, Christopher Isherwood, Laura van der Haar, Joachim Helfer, Guillaume Apollinaire, Rashid Al-Daif

Dolce far niente

 

 
Bathers by the Pond door Duncan Grant,  circa 1920-1921

 

Südlicher Strand: Tänzer

Ihr wart am pinienhage ohne staunen
Ins gras gelagert · junge schwinger · beide
Mit gliedern zierlich regen kräftig braunen
Mit offner augen unbefangner weide.

Ihr hobet euch vom boden auf im takte
Ins volle licht getauchte lächelnd reine
Und schrittet vor und rückwärts – göttlich nackte
Die breite brust gewiegt auf schlankem beine.

Von welcher urne oder welchem friese
Stiegt ihr ins leben ab zum fest gerüstet
Die ihr euch leicht verneigtet und euch küsstet
Und tanzend schwangt auf weiss-gesternter wiese!

 

 
Stefan George (12 juli 1868 – 4 december 1933)
Büdesheim (Bingen). Stefan George werd in Büdesheim geboren.

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Christopher Isherwood, Joachim Helfer, Guillaume Apollinaire, Jules Romains, Julio Cortázar, Rashid Al-Daif

De Brits-Amerikaanse schrijver Christopher Isherwood werd geboren op 26 augustus 1904 in Disley in het graafschap Cheshire in Engeland. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2010 en eveneens alle tags voor Christopher Isherwood op dit blog.

Uit: Goodbye to Berlin

“One was in favour of sending her to a sanatorium at once. Another thought she was too far gone to be worth sending at all-and told her so.
Another assured her that there was nothing serious the matter: she merely needed a fortnight in the Alps. Frau Nowak listened to all three of them with the greatest respect and never failed to impress upon me, in describing these interviews, that each was the kindest and cleverest professor to be found in the whole of Europe.
She returned home, coughing and shivering, with sodden shoes, exhausted and semi-hysterical. No sooner was she inside the flat than she began scolding at Grete or at Otto, quite automatically, like a clockwor doll unwinding its spring.
“You mark my words-you’ll end in prison! I wish I’d packed you off to a reformatory when you were fourteen. It might have done you some good. . . . And to think that, in my whole family, we’ve never had anybody before who wasn’t respectable and decent!”
“You respectable!” Otto sneered: “When you were a girl you went around with every pair of trousers you could find.”
“I forbid you to speak to me like that! Do you hear? I for- bid youl Oh, I wish I’d died before I bore you, you wicked, unnatural child!”
Otto skipped around her, dodging her blows, wild with glee at the row he had started. In his excitement he pulled hideous grimaces.
“He’s mad!” exclaimed Frau Nowak: “Just look at him now, Herr Christoph. I ask you, isn’t he just a raving madman? I must take him to the hospital to be examined.’
This idea appealed to Otto’s romantic imagination. Often, when we were alone together, he would tell me with tears in his eyes:
“I shan’t be here much longer, Christoph. My nerves are breaking down.”

 
Christopher Isherwood (26 augustus 1904 – 4 januari 1986)

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Christopher Isherwood, Joachim Helfer, Guillaume Apollinaire, Jules Romains, Julio Cortázar

De Brits-Amerikaanse schrijver Christopher Isherwood werd geboren op 26 augustus 1904 in Disley in het graafschap Cheshire in Engeland. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2010 en eveneens alle tags voor Christopher Isherwood op dit blog.

Uit: Mr Norris Changes Trains

“Mr Norris had two front doors to his flat. They stood side by side. Both had little round peep-holes in the centre panel and brightly polished knobs and brass nameplates. On the left-hand plate was engraved: Arthur Norris . Private. And on the right hand: Arthur Norris . Export and Import . […] I noticed immediately I was inside, [that] the Private side of the entrance hall was divided from the Export side only by a thick hanging curtain. “
(…)

“’Do you know what time we arrive at the frontier?’Looking back on the conversation, this question does not seem to me to have been particularly unusual. It is true that I had no interest in the answer; I wanted merely to ask something which might start us chatting, and which wasn’t, at the same time, inquisitive or impertinent. Its effect on the stranger was remarkable. I had certainly succeeded in arousing his interest. He gave me a long, odd glance, his features seemed to stiffen a little. It was the glance of a poker-player who guesses suddenly that his opponent hold a straight flush and that he had better be careful. At length he answered, speaking slowly and with caution:‘I’m afraid I couldn’t tell you exactly. In about an hour’s time, I believe. ‘His glance, now vacant for a moment, was clouded again. An unpleasant thought seemed to tease him like a wasp; he moved his head slightly to avoid it.”
(…)

“I must say that I have always felt that, in the deepest sense, we are all brothers. Class distinctions have never meant anything to me; and hatred of tyranny is in my blood. Even as a small child I could never bear injustice of any kind. It offends my sense of the beautiful. It is so stupid and unaesthetic. I remember my feelings when I was first unjustly punished by my nurse. It wasn’t the punishment itself which I resented; it was the clumsiness, the lack of imagination behind it. That, I remember, pained me very deeply.”

 
Christopher Isherwood (26 augustus 1904 – 4 januari 1986)
Hier met partner Don Bachardy (l) in 1962

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Christopher Isherwood, Guillaume Apollinaire, Jules Romains, Julio Cortázar, Joachim Helfer

De Brits-Amerikaanse schrijver Christopher Isherwood werd geboren op 26 augustus 1904 in Disley in het graafschap Cheshire in Engeland. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2010 en eveneens alle tags voor Christopher Isherwood op dit blog.

 

Uit: Exhumations

 

To live sanely in Los Angeles (or, I suppose, in any other large American city) you have to cultivate the art of staying awake. You must learn to resist (firmly but not tensely) the unceasing hypnotic suggestions of the radio, the billboards, the movies and the newspapers; those demon voices which are forever whispering in your ear what you should desire, what you should fear, what you should wear and eat and drink and enjoy, what you should think and do and be. They have planned a life for you – from the cradle to the grave and beyond – which it would be easy, fatally easy, to accept. The least wandering of the attention, the least relaxation of your awareness, and already the eyelids begin to droop, the eyes grow vacant, the body starts to move in obedience to the hypnotist’s command. Wake up, wake up – before you sign that seven-year contract, buy that house you don’t really want, marry that girl you secretly despise. Don’t reach for the whisky, that won’t help you. You’ve got to think, to discriminate, to exercise your own free will and judgment. And you must do this, I repeat, without tension, quite rationally and calmly. For if you give way to fury against the hypnotists, if you smash the radio and tear the newspapers to shreds, you will only rush to the other extreme and fossilize into defiant eccentricity.

(…)

 

An afternoon drive from Los Angeles will take you up into the high mountains, where eagles circle above the forests and the cold blue lakes, or out over the Mojave Desert, with its weird vegetation and immense vistas. Not very far away are Death Valley, and Yosemite, and Sequoia Forest with its giant trees which were growing long before the Parthenon was built; they are the oldest living things in the world. One should visit such places often, and be conscious, in the midst of the city, of their surrounding presence. For this is the real nature of California and the secret of its fascination; this untamed, undomesticated, aloof, prehistoric landscape which relentlessly reminds the traveller of his human condition and the circumstances of his tenure upon the earth. “You are perfectly welcome,” it tells him, “during your short visit. Everything is at your disposal. Only, I must warn you, if things go wrong, don’t blame me. I accept no responsibility. I am not part of your neurosis. Don’t cry to me for safety. There is no home here. There is no security in your mansions or your fortresses, your family vaults or your banks or your double beds. Understand this fact, and you will be free. Accept it, and you will be happy.”

 

 

 

Christopher Isherwood (26 augustus 1904 – 4 januari 1986)

 

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Christopher Isherwood, Guillaume Apollinaire, Jules Romains, Julio Cortázar

De Brits-Amerikaanse schrijver Christopher Isherwood werd geboren op 26 augustus 1904 in Disley in het graafschap Cheshire in Engeland. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2010 en eveneens alle tags voor Christopher Isherwood op dit blog.

 

Uit: Goodbye to Berlin

„To-morrow I am going to England. In a few weeks I shall return, but only to pick up my things, before leaving Berlin altogether.

Poor Frl. Schroeder is inconsolable: “I shall never find another gentleman like you, Herr Issyvoo—always so punctual with the rent…. I’m sure I don’t know what makes you want to leave Berlin, all of a sudden, like this….”

It’s no use trying to explain to her, or talking politics. Already she is adapting herself, as she will adapt herself to every new régime. This morning I even heard her talking reverently about “Der Führer” to the porter’s wife. If anybody were to remind her that, at the elections last November, she voted communist, she would probably deny it hotly, and in perfect good faith. She is merely acclimatizing herself, in accordance with a natural law, like an animal which changes its coat for the winter. Thousands of people like Frl. Schroeder are acclimatizing themselves. After all, whatever government is in power, they are doomed to live in this town.

* * *

To-day the sun is brilliantly shining; it is quite mild and warm. I go out for my last morning walk, without an overcoat or hat. The sun shines, and Hitler is master of this city. The sun shines, and dozens of my friends—my pupils at the Workers’ School, the men and women I met at the I.A.H. [Internationale Arbeiter-Hilfe]—are in prison, possibly dead. But it isn’t of them that I am thinking—the clear-headed ones, the purposeful, the heroic; they recognized and accepted the risks. I am thinking of poor Rudi, in his absurd Russian blouse. Rudi’s make-believe, story-book game has become earnest; the Nazis will play it with him. The Nazis won’t laugh at him; they’ll take him on trust for what he pretended to be. Perhaps at this very moment Rudi is being tortured to death.

I catch sight of my face in the mirror of a shop, and am horrified to see that I am smiling. You can’t help smiling, in such beautiful weather. The trams are going up and down the Kleiststrasse, just as usual. They, and the people on the pavement, and the teacosy dome of the Nollendorfplatz station have an air of curious familiarity, of striking resemblance to something one remembers as normal and pleasant in the past—like a very good photograph.

No. Even now I can’t altogether believe that any of this has really happened…. „

 

Christopher Isherwood (26 augustus 1904 – 4 januari 1986)

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Christopher Isherwood, Guillaume Apollinaire, Jules Romains, Walter Helmut Fritz, Julio Cortázar

De Brits-Amerikaanse schrijver Christopher Isherwood werd geboren op 26 augustus 1904 inDisley in het graafschap Cheshire in Engeland. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2010 en eveneens alle tags voor Christopher Isherwood op dit blog.

 

Uit: Goodbye to Berlin

„This morning, as I was walking down the Bülowstrasse, the Nazis were raiding the house of a small liberal pacifist publisher. They had brought a lorry and were piling it with the publisher’s books. The driver of the lorry mockingly read out the titles of the books to the crowd:

“Nie Wieder Krieg!” he shouted, holding up one of them by the corner of the cover, disgustedly, as though it were a nasty kind of reptile. Everybody roared with laughter.

“‘No More War!'” echoed a fat, well-dressed woman, with a scornful, savage laugh. “What an idea!”

(,,,)

At present, one of my regular pupils is Herr N., a police chief under the Weimar régime. He comes to me every day. He wants to brush up his English, for he is leaving very soon to take up a job in the United States. The curious thing about these lessons is that they are all given while we are driving about the streets in Herr N.’s enormous closed car. Herr N. himself never comes into our house: he sends up his chauffeur to fetch me, and the car moves off at once. Sometimes we stop for a few minutes at the edge of the Tiergarten, and stroll up and down the paths—the chauff eur always following us at a respectful distance.

Herr N. talks to me chiefly about his family. He is worried about his son, who is very delicate, and whom he is obliged to leave behind, to undergo an operation. His wife is delicate, too. He hopes the journey won’t tire her. He describes her symptoms, and the kind of medicine she is taking. He tells me stories about his son as a little boy. In a tactful, impersonal way we have become quite intimate. Herr N. is always charmingly polite, and listens gravely and carefully to my explanations of grammatical points. Behind everything he says I am aware of an immense sadness.

We never discuss politics; but I know that Herr N. must be an enemy of the Nazis, and, perhaps, even in hourly danger of arrest. One morning, when we were driving along the Unter den Linden, we passed a group of self-important S.A. men, chatting to each other and blocking the whole pavement. Passers-by were obliged to walk in the gutter. Herr N. smiled faintly and sadly: “One sees some queer sights in the streets nowadays.” That was his only comment.

Sometimes he will bend forward to the window and regard a building or a square with a mournful fixity, as if to impress its image upon his memory and to bid it good-bye.“

 

Christopher Isherwood (26 augustus 1904 – 4 januari 1986)

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Christopher Isherwood, Guillaume Apollinaire, Jules Romains, Walter Helmut Fritz, Julio Cortázar, Joachim Zelter, Joachim Helfer, Jürgen Kross, Ludwig Aurbacher, Boris Pahor

De Brits-Amerikaanse schrijver Christopher Isherwood werd geboren op 26 augustus 1904 in Disley in het graafschap Cheshire in Engeland. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2006. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2007 en ook mijn blog van 26 augustus 2008 en ookmijn blog van 26 augustus 2009.

Uit: A Single Man

“But then he hears “Sir!” right behind him, and he turns and it’s Kenny. Kenny has come running up silently in his sneakers. George supposes he will ask some specific question such as what book are they going to read next in class, and then leave again. But no, Kenny drops into step beside him, remarking in a matter-of-fact voice, “I have to go down to the bookshop.” He doesn’t ask if George is going to the bookshop and George doesn’t tell him that he hasn’t been planning to.

“Did you ever take mescaline, sir?”

“Yes, once. In New York. That was about eight years ago. There weren’t any regulations against selling it then. I just went into a drugstore and ordered some. They’d never heard of it, but they got it for me in a few days.”

“And did it make you see things—like mystical visions and stuff?”

“No. Not what you could call visions. At first I felt seasick. Not badly. And scared a bit, of course. Like Dr. Jekyll might have felt after he’d taken his drug for the first time. And then certain colors began to get very bright and stand out. You couldn’t think why everybody didn’t notice them. I remember a woman’s red purse lying on a table in a restaurant—it was like a public scandal! And people’s faces turn into caricatures; I mean, you seem to see what each one is about, and it’s very crude and simplified. One’s absurdly vain, and another is literally worrying himself sick, and another is longing to pick a fight. And then you see a very few who are simply beautiful, just cause they aren’t anxious or aggressive about anything; they’re taking life as it comes. . . . Oh, and everything becomes more and more three-dimensional: Curtains get heavy and sculptured-looking, and wood is very grainy. And flowers and plants are quite obviously alive. I remember a pot of violets—they weren’t moving, but you knew they could move. Each one was like a snake reared up motionless on its coils. . . . And then, while the thing is working full strength, it’s as if the walls of the room and everything around you are breathing, and the grain in woodwork begins to flow, as though it were a liquid. . . . And then it all slowly dies down again, back to normal. You don’t have any hangover. Afterwards I felt fine. I ate a huge supper.”

“You didn’t take it again after that?”

“No. I found I didn’t want to, particularly. It was just an experience I’d had. I gave the rest of the capsules to friends. One of them saw pretty much what I saw, and another didn’t see anything. And one told me she’d never been so scared in her whole life. But I suspect she was only being polite. Like thanking for a party—“

Isherwood

Christopher Isherwood (26 augustus 1904 – 4 januari 1986)

 

De Franstalige schrijver en dichter Guillaume Apollinaire werd in Parijs geboren op 26 augustus 1880. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2006. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2007 en ook mijn blog van 26 augustus 2008 en ook mijn blog van 26 augustus 2009.

Souvenir des Flandres

J’ai goûté sur la dune où Dante a dû passer
Les couchants langoureux des pensives Zélandes ;
Les clochers regardaient de la digue et des landes,
Bruges, sur ton canal les bélandres glisser.

Villes, vos monuments, églises et musées,
Renaissent en mon âme. Ô Flandres, je revois
Vos chefs-d’œuvre debout, et d’eux monte une voix
Qui dit : ” Nous renaîtrons, nous les pierres brisées. “
Qui dit : ” Nous reviendrons, nous livres et tableaux
Nous autels, nous joyaux, et nous L’AGNEAU MYSTIQUE,
Nous Châsse de Memlinc, cet éternel cantique,
Et nous ces fins d’été qui saignent dans les flots

Nous renaîtrons : corons, hospices, béguinages,
Beffrois et carillons, négoces opulents.
Qu’importe le Malheur ! Sur les canaux dolents
Comme des cygnes vont les misères des âges.

Leur sillage s’efface aussitôt. Les destins
Rient dans les moissons d’or et dam le sein des mères.
Nous renaîtrons aussi, nous fêtes populaires,
Kermesses, Carrousels. ” – Ô fraîcheur des matins

Tendresse des longs soirs alanguis dans les Flandres,
Grands ports que chaque nuit colorent les fanaux,
Je me souviens de vous, eaux vertes des canaux
Où glissent lentement les pensives bélandres.

L’ANÉMONE a fleuri dans le nom d’Archangel
Quand les anges pleuraient d’avoir des engelures,
Et le nom de Florence a soupiré conclure
Les serments en vertige aux degrés de l’échelle.
Des voix blanches chantant dans le nom d’Archangel
Ont modulé souvent des nénies de Florence
Dont les fleurs, en retour, plaquaient de lourdes transes
Les plafonds et les murs qui suintent au dégel.

Ô Florence ! Archangel !

L’une : baie de laurier, mais l’autre : herbe angélique,
Des femmes, tour à tour, se penchent aux margelles
Et comblent le puits noir de fleurs et de reliques,
De reliques d’archange et de fleurs d’Archangel !

Apollinaire

Guillaume Apollinaire (26 augustus 1880 – 9 november 1918)

 

De Franse schrijver Jules Romains, pseudoniem van Louis Henri Farigoule, werd geboren op 26 augustus 1885 in La Chapuze in het kanton Saint-Julien-Chapteuil. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2007 en ookmijn blog van 26 augustus 2008en ook mijn blog van 26 augustus 2009.

Uit: KNOCK

„Acte II, scene IV – Knock, la dame en noir.

KNOCK
Ah! voici les consultants. (A la cantonade.) Une douzaine, déjà? Prévenez les nouveaux arrivants qu’après onze heures et demie je ne puis plus rece voir personne, au moins en consultation gratuite. C’est vous qui êtes la première, madame? (Il fait entrer la dame en noir et referme la porte.) Vous êtes bien du canton?
LA DAME EN NOIR
Je suis de la commune.
KNOCK
De Saint-Maurice même?
LA DAME
J’habite la grande ferme qui est sur la route de Luchère.
KNOCK
Elle vous appartient?
LA DAME
Oui, à mon mari et à moi
KNOCK
Si vous l’exploitez vous-même, vous devez avoir beaucoup de travail?
LA DAME
Pensez, monsieur! dix-huit vaches, deux bceufs, deux taureaux, la jument et le poulain, six chèvres, une bonne douzaine de cochons, sans compter la basse-cour.
KNOCK
Diable! Vous n’avez pas de domestiques?
LA DAME
Dame si. Trois valets, une servante, et les journaliers dans la belle saison.
KNOCK
Je vous plains. Il ne doit guère vous rester de temps pour vous soigner?
LA DAME
Oh! non.
KNOCK
Et pourtant vous souffrez.
LA DAME
Ce n’est pas le mot. J’ai plutôt de la fatigue.
KNOCK
Oui, vous appelez ça de la fatigue. (Il s’approche d’elle.) Tirez la langue. Vous ne devez pas avoir beaucoup d’appétit.“

romains

Jules Romains (26 augustus 1885 – 14 augustus 1972)
Boekomslag

 

De Duitse dichter en schrijver Walter Helmut Fritz werd geboren op 26 augustus 1929 in Karlsruhe. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2007 en ook mijn blog van 26 augustus 2008 en ook mijn blog van 26 augustus 2009.

Uit: Augenblicke

„Kaum stand sie vor dem Spiegel im Badeziminer, um sich herzurichten, als ihre Mutter aus dem Zimmer nebenan zu ihr hereinkam, unter dem Vorwand, sie wolle sich nur die Hände waschen.

Also doch! Wie immer, wie fast immer.

Elsas Mund krampfte sich zusammen. Ihre Finger spannten sich. Ihre Augen wurden schmal. Ruhig bleiben!

Sie hatte darauf gewartet, daß ihre Mutter auch dieses Mai hereinkommen würde, voller Behutsamkeit: mit jener scheinbaren Zurückhaltung, die durch ihre Aufdringlichkeit die Nerven freilegt. Sie hatte – behext, entsetzt, gepeinigt – darauf gewartet, weil sie sich davor fürchtete.

– Komm, ich mach dir Platz, sagte sie zu ihrer Mutter und lächelte ihr zu.

– Nein, bleib nur hier, ich bin gleich soweit, antwortete die Mutter und lächelte.

– Aber es ist doch so eng, sagte Elsa, und ging rasch hinaus, über den Flur, in ihr Zimmer. Sie behielt einige Augenblicke länger als nötig die Klinke in der Hand. wie um die Tür mit Gewalt zuzuhalten. Sie ging auf und ab, von der Tür zum Fenster, vom Fenster zur Tür. Vorsichtig öffnete ihre Mutter. Ich bin schon fertig, sagte sie.

Elsa tat, als ob ihr inzwischen etwas anderes eingefallen ware, und machte sich an ihrem Tisch zu schaffen.

– Du kannst weitermachen: sagte die Mutter.

– Ja, gleich.

Die Mutter nahm die Verzweiflung ihrer Tochter nicht einmal als Ungeduld wahr.

Wenig später allerdings verließ Elsa das Haus, ohne ihrer Mutter adieu zu sagen. Mit der Tram fuhr sie in die Stadt, in die Gegend der Post. Dort sollte es eine Wohnungsvermittlung geben, hatte sie einmal gehört. Sie hätte zu Hause im Telefonbuch eine Adresse nachsehen können. Sie hatte nicht daran gedacht, als sie die Treppen hinuntergeeilt war.“

 fritz

Walter Helmut Fritz (Karlsruhe, 26 augustus 1929)

 

De Argentijnse schrijver Julio Cortázar werd geboren op 26 augustus 1914 in Brussel. Zie ook mijn blog van 29 augustus 2006. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2007 en ook mijn blog van 26 augustus 2008en ook mijn blog van 26 augustus 2009.

 Uit: Hopscotch (Vertaald door Gregory Rabassa)

“Eleven twenty-four took my baby away-ay…” Babs had taken so many trains in her life, she liked to go by train if in the end there was some friend waiting for her, if Ronald softly put his hand on her hip the way he was doing now, sketching out the music on her skin, “Eleven-thirty’ll carry her back one day,” obviously some train would bring her back, but who knows if Jelly Roll was going to be on that platform, at that piano, that time he sang the blues about Mamie Desdume, the rain on a Paris skylight at one o’clock in the morning, wet feet, and a whore who muttered “If you can’t hand me a dollar then hand me a rotten dime,” Babs had said things like that in Cincinnati, ever woman had said things like that somewhere, even in the bed of a king, Babs had a very special idea of what the bed of a king was like but in any case some woman must have said something like, “If you can’t give me a million, give me a lousy grand,” a matter of proportions, and why was Jelly Roll’s piano so sad, so much that rain that woke Guy up, that was making La Maga cry, and Wong who wasn’t coming with the coffee.

“It’s too much,” Etienne said, sighing. “I don’t know why I stand for that garbage. It’s moving, but it’s garbage.”

“It’s no Pisanello medal, of course,” Oliveira said.

“Or opus whatever-you-want by Schoenberg,” said Ronald. “Why did you want to hear it? Besides intelligence you also lack charity. Have you ever stood with your feet in a puddle at midnight? Jelly Roll has, you can tell when he sings, it’s something you learn, man.”

“I can paint better if my feet are dry,” Etienne said. “And don’t come around with any Salvation Army arguments. Why don’t you put on something more intelligent, like those Sonny Rollins solos. At least those modern guys make you think of Jackson Pollock or Tobey, it’s easy to see that they’ve left the age of the pianola and the box of watercolors.”

“He’s capable of believing in progress in art,” Oliveira said yawning. “Don’t pay any attention to him, Ronald, and with that hand you have free dig out that little record of the “Stack O’Lee Blues,” when all’s said and done I think it has a fine piano solo on it.”

 cortazar

Julio Cortázar (26 augustus 1914 – 12 februari 1984)

 

De Duitse schrijver Joachim Zelter werd geboren in Freiburg im Breisgau op 26 augustus 1962. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2007 en ook mijn blog van 26 augustus 2008. en ook mijn blog van 26 augustus 2009.

Uit: Der Ministerpräsident

„Was ein Sonntag ist? Wollte ich wissen. Denn heute war Sonntag. Das sagte mir die Ärztin. Also fragte ich sie, was das sei, ein Sonntag? Und sie antwortete: Ein Sonntag ist ein Tag. Ein Tag neben anderen Tagen. Es gibt nicht nur einen, sondern viele Tage. Heute ein Tag, morgen ein Tag, übermorgen ein Tag … Das war einleuchtend.

Ich wollte eine Zahl wissen, eine grobe Zahl, wie viele Tage es ungefähr geben könnte: 300 Tage, 600 Tage, 1000 Tage? Nein, sagte die Ärztin, es sind sieben Tage. Nur sieben Tage? Das war wenig. Sie fragte, ob ich einige dieser Tage kennen würde? Nein, ich kannte keinen dieser Tage. Sie nannte zum Beispiel den Sonntag. Das sei ein Tag, sagte sie. Ob mir vielleicht andere Tage einfielen? Und ich sagte Mondtag. Das war ein Tag, der mir einfiel. Und sie sagte: Ja, fast richtig, Montag, ohne Mond, und sie nannte weitere Tage, Dienstag, Mittwoch, und ich nannte ihr die restlichen Tage, Donnerstag und Freitag und Samstag, und sie war glücklich.

Sieben Tage, vier Jahreszeiten, zehn Finger, zwölf Monate, neunundzwanzig Buchstaben und zahlreiche andere Zahlen, die ich kannte. Zum Beispiel mein Geburtsdatum. Oder die Geheimnummern meiner Scheckkarten. Oder einige Telefonnummern.

Die Ärztin fragte nach diesen Nummern, und ich nannte ihr die Nummern in rasender Geschwindigkeit, und das überraschte sie.

Sie blieb bei mir und sprach von Lücken.

Lücken?

Jawohl, Lücken.

Welche Lücken?

Sie meinte Lücken in meinem Kopf. Namenslücken, Freundeslücken, Familienlücken, Berufslücken, Landschaftslücken, Er innerungslücken, Wortlücken und andere Lücken … Sie setzte sich auf einen Stuhl und fand immer weitere Lücken.

Ich fragte sie, was das sei, eine Lücke? Sie antwortete: Eine Lücke sei etwas, das nicht mehr ist, wo vorher etwas war. Vielleicht ist bei einer Lücke aber auch etwas nicht da, wo vorher auch nichts da war. Wie will man das wissen?“

zelter

Joachim Zelter (Freiburg im Breisgau, 26 augustus 1962)

 

De Duitse schrijver Joachim Helfer werd geboren in Bonn op 26 augustus 1964. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2007 en ook mijn blog van 26 augustus 2008 en ook mijn blog van 26 augustus 2009.

Uit: 19 Empfindlichkeiten

„Hamburg steht im Novemberzwielicht da wie immer, unbeeindruckt vom Sturm der Welt und nicht sehr beflissen, irgendeinen Eindruck auf die Welt zu machen, ohne allzu viel Gesicht durch eine Geschichte durchgekommen, die immer anderswo gemacht wird, gut betucht, aber bemüht, es nicht zu zeigen, den Kragen des Backsteinmantels hochgeschlagen gegen Nieselregen und Atlantikböen. Florian hastet durch Sankt Georg, vom Hauptbahnhof zu Hans durch jene Lange Reihe, wo die steife Hansestadt beinahe Kiez wird: Asia-Märkte und Trödelläden neben altehrwürdigen Buchhandlungen und Apotheken, vergilbte Tavernen und Trattorien neben schicken Bistros mit Regenbogenfahne. Bei Sonnenschein betrachtet nur ein paar, und bei jedem Wetter zu wenige Schritte für eine Taxifahrt, die aber lang werden, wo es einem den Schirm aus der Faust windet und von unten in die Hosen regnet. Der Bär, in dessen Souterrainhöhle voller Teekisten und Wasserpfeifen, falschem Ethno-Schmuck und echter Airport-Art er nun endlich hinein tröpfelt, haut ihm zur Begrüßung auf den Rücken: “Alter Kalter! Sind euch die Fellmützen ausgegangen im Osten?” Als wir uns kennenlernten, denkt Florian fröstelnd, hast du mir immer noch auf den Hintern gehauen … Pierre konnte ohnehin unmöglich begeistert sein von dem Besucher, der bald nach der Eröffnung in die Galerie geschwappt war wie eine Sturmflut: Ein aufgeschwemmter Oberbayer in Cowboystiefeln und Lederweste, mit den hübschen Zügen von Hitlers kunstsinnigem Reichsluftmarschall und dem Organ eines Fischmarktschreiers, der alles ungefragt in die Pranken nahm und zu jedem Stück eine ungebetene Expertise abgab: Fand Florian. Pierre dagegen war von diesem Hans, der “Zeig mir mal dein zweitbestes Stück!” dröhnte, “Das Beste ist ja wohl der junge Mann hier …” durchaus angetan: Mochte er aussehen, wie er wollte, dieser Aussteiger der ersten Generation kannte nach drei Jahrzehnten auf dem Weg nach Shangri-La jeden Buddha und jeden Tempel zwischen Japan und Java, und wenn er eine Datierung anzweifelte, hatte er unfehlbar recht: “So, und du spielst hier also den House-Boy – aber du gehst doch auch schon auf die dreißig!”

 helfer

Joachim Helfer (Bonn, 26 augustus 1964)
Populair café op de Lange Reihe in Hamburg

 

De Duitse dichter en schrijver Jürgen Kross werd geboren op 26 augustus 1937 in Hirschberg. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2007.

hoffnung

 1
finsternis
aber
durchbricht hoffens

ein leuchten. dem auge
das
trugbild der wälder.

2
beschrittest den weg
dir
zu hoffen. über die wasser

dahin. dich
vor
den tiefen bewahrend.

3
ab ist vom blut
dir
getan. hoffnung und

jenseits des fleisches. doch
leuchtet
im tod sie noch auf.

kross

Jürgen Kross (Hirschberg, 26 augustus 1937)

 

De Duitse schrijver Ludwig Aurbacher werd geboren op 26 augustus 1784 in Türkheim, Schwaben. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2007.

Wie die sieben Schwaben weiter ziehen, und welchen Weg sie einschlagen

 Der Allgäuer, der an der Spitze ging, stimmte sein Posthörnle an und blies ein Trompeterstückle; hinter ihm kam der Seehaas und dann der Nestelschwab, der ihm seinen Bünkel [Fußnote]Bündel. auf dem Buckel trug; drauf folgte der Blitzschwab, der sang: »Es geht ein Butzemann im Reich herum, Didum, Bidi, Bum.« Dann kam der Spiegelschwab, und ganz hintennach grattelte [Fußnote]schwerfällig gehen. und pfnauste [Fußnote]schnauben. der Knöpfleschwab mit seinen Häfen und Pfannen. Und sie trugen zusammen, Mann für Mann, den Spieß, und sahen schier aus wie ein Widle [Fußnote]Weidenrute, auf der man Vögel, Frösche usw. aufreiht. gespießter Lerchen. – Sie waren aber schon eine ziemliche Weile gegangen, da fiel’s ihnen erst ein, zu überlegen, welchen Weg sie einschlagen sollten nach dem Bodensee, wo das Ungeheuer hauste, das zu erlegen war. Der Allgäuer meinte, sie sollten der Wertach nachgehen, dann kämen sie ans Gebirg, und dann könnten sie nimmer fehlen. Der Gelbfüßler aber sagte: Über das Gebirg sei es ein Umweg; sie sollten ihm folgen bis an den Neckar; der Neckar fließe in den Rhein, und der Rhein in den Bodensee. »Potz Blitz!« sagte der Blitzschwab, »ein braver Mann geht gradaus.« Und die andern lobten ihn deshalb, und sie beschlossen, gradaus zu gehen, zwischen Göggingen und Pfersen durch, und weiter. Und so wateten sie denn durch die Wertach, weil die Brücke abseiten lag, und gingen weiter über Stock und Stein, über Wiesen und Felder, durch Wüsten und Wälder, Berg auf Berg ab, bis sie an Ort und Stelle kamen.

Aurbacher

 Ludwig Aurbacher (26 augustus 1784 – 25 mei 1847)

 

De Sloveense schrijver Boris Pahor werd geboren in Triëst op 26 augustus 1913. Zie ook mijn blog van 26 augustus 2007.

Uit: Necropolis (Vertaald door Michael Biggins)

It’s a Sunday afternoon, and the smooth and sinuous asphalt strip that leads ever higher into the mountains is not as desolate as I would have wished it to be. Cars pass me or return down into the valley, toward Schirmeck, and the volume of tourist traffic disrupts, defiles, even, the calm I had anticipated. Admittedly, my car and I are now a part of the motorized procession. I had hoped that if there was no other traffic but me, my former intimacy with this place would keep my intrusion from distorting the dreamlike images that have lived untouched in the shadows of my mind ever since the war. I realize that some vague resistance is forming in me—resistance to the fact that this mountainous region, such an integral part of our inner world, should be laid bare, made accessible. My resistance is tinged with jealousy, because these outsiders are coming to sightsee in the place that witnessed our anonymous captivity. But—and I sense this unmistakably—their eyes will never see the abyss of desolation that was our punishment for believing in man’s dignity and freedom. At the same time I feel an unbidden and gently persistent satisfaction that this mountain in the Vosges is no longer the site of a distant, self-consuming fury of destruction; that it has become, instead, the destination of endless crowds which, naïve and guileless though they may be, are sincere in their wish to experience just a hint of the inconceivable fate of their lost brothers.

Maybe in the ascent here there is something of the fervor of religious pilgrimages to the remote peaks of holy mountains. But nothing in this pilgrimage is even remotely connected to the blind idolatry that Primus Truber so fervently opposed when he exhorted the Slovenes to discover their own inner enlightenment and not spend themselves in superficial, pompous ritual. People all over Europe are coming together on high mountain terraces where human evil wrung victory after victory out of human pain and nearly set the seat of permanence on destruction. It isn’t the search for miracle that brings these modern pilgrims. They come here to tread on truly holy ground, to pay homage to the ashes of fellow creatures who by their mute presence have raised, in our hearts, an immovable landmark of human history.“

pahor

Boris Pahor (Triëst, 26 augustus 1913)