Jean Christophe Grangé, Driss Chraïbi, Iris Murdoch, Richard Russo, Jacques Rivière, Rira Abbasim, Paul Hermans

De Franse schrijver Jean Christophe Grangé werd geboren op 15 juli 1961 in Parijs. Zie ook alle tags voor Jean Christophe Grangé op dit blog.

Uit: La Terre des morts

« Le squonk avait tout pour lui déplaire. Une botte de strip-tease, soi-disant branchée, située au troisième sous-sol 1 d’un immeuble décrépit du r arrondissement. Marches, murs, sol, plafond, tout y était noir. Quand Stéphane Corso, chef du groupe 1 de la Brigade criminelle, avait plongé dans l’escalier, un sourd vrombissement lui avait aussitôt vrillé l’esto-mac — il avait pensé au métro… Pas du tout : simple effet sonore à la David Lynch, histoire d’achever de vous oppresser. Après un couloir décoré de photos de pin-up fifties éclairées par une fine rampe de lods, un bar vous accueillait. Derrière le comptoir, les traditionnelles rangées de bouteilles étaient rem-placées par des images en noir et blanc de sites industriels vétustes et d’hôtels abandonnés. No comment. Corso avait suivi les autres spectateurs et obliqué à droite pour découvrir une salle en pente aux fauteuils rouges. Il s’était installé dans un coin, voyeur parmi les voyeurs, et avait attendu que les lumières s’éteignent. Il était venu pour flairer le terrain et, de ce point de vue, il était servi. D’après le programme (une page de plastique noir écrite en blanc, genre radiographie), on en était aux deux tiers du show et Corso se demandait pour la centième fois par quel snobisme bizarrc cc genre de prestations ringardes (on avait opté pour la terminologie américaine, on parlait désormais de « new bur-lesque ») était revenu à la mode. Il s’était déjà farci Miss Velvet, une brune coiffée à la Louise Brooks et couverte de tatouages, Candy Moon et sa danse des sept voiles, Gypsy La Rose, capable d’ôter ses chaussures en faisant le petit pont. On attendait Mam’zelle Nitouche et Lova Doll… Corso n’avait jamais été attiré par ce type de shows et le physique de ces dames ne l’incitait pas à l’indulgence : plutôt grasses, surmaquillées et grimaçantes, elles se situaient aux anti-podes de ce qui l’excitait. Cette pensée lui rappela Émiliya et les premières conclusions du divorce que son avocat lui avait envoyées dans la journée. C’était la véritable raison de sa mauvaise humeur. »


Jean Christophe Grangé (Parijs, 15 juli 1961)

 

De Marokkaanse schrijver Driss Chraïbi werd geboren in El Jadida op 15 juli 1926. Zie ook alle tags voor Driss Chraïbi op dit blog.

Uit: La Civilisation, ma Mère !…

“-Mais qu’est-ce que c’est cette « radio » dont j’entends parler depuis trois jours ? Radio… Blo… Bla Upunn… Radio… Kteu !…
Les yeux dans les yeux, Nagib et moi nous sommes regardés en frères et nous avons répondu d’une seule et même voix :
-C’est une boîte qui parle.
-Qui parle ? Une boîte qui parle? Ah ça ! Vous me prenez pour une femme du Moyen Age ou pour un haricot ? Vous osez vous moquez de votre mère ? Attendez un peu que je défasse ma ceinture.
-Elle est en soie, a dit Nagib. Elle ne ferait pas de mal à un ver de terre. Prends plutôt une de ces planches. Et tape si tu ne comprends pas. Mais auparavant, écoute-moi, petite mère : ceci est une boîte , je te l’assure, et une boîte qui parle.
-Mais elle ne parle pas !
-Elle va le faire. Elle va donner les nouvelles du monde entier, elle va chanter, dire : « Au quatrième top, il sera exactement 10 heures 24 minutes 30 secondes.» Elle va rire, pleurer, raconter un tas d’histoires.
-Elle va faire tout ça ? Tu en es sûr ?
-Oui, madame.
-Mais… mais comment ?
De nouveau, nous nous sommes regardés, mon frère et moi. Et nous nous sommes compris. J’ai vu comme un doigt sur les yeux de Nagib me recommandant la plus grande prudence : «Chut! Tais-toi. Ne lui parle surtout pas de l’électricité, ça ferait des étincelles.»J’ai répondu très vite :
Par magie.
-Ah bon ! a dit ma mère, soulagée et joyeuse tout à coup. Comme les fakirs et les charmeurs de serpents ?
-C’est ça. Parfaitement.
-Tu veux dire qu’un magicien va venir et animer cette grande boîte ?
Nagib l’a prise dans ses bras, lui a embrassé les mains, le front, les cheveux.
-C’est un magicien tellement magique que tu ne le verras même pas. Je t’en donne ma parole.
-Oh ! je suis contente… si contente… “

 
Driss Chraïbi (15 juli 1926 – 1 april 2007)

 

De Iers-Britse schrijfster en filosofe Iris Murdoch werd geboren in Dublin op 15 juli 1919. Zie ook alle tags voor Iris Murdoch op dit blog.

Uit:The Black Prince

“Five years of marriage seemed to have convinced both of us of the utter impossibility of this state. However, shortly after our divorce Christian married a rich unlettered American called Evandale, went to live in Illinois, and as far as I was concerned disappeared forever. There is nothing quite like the dead dull feel of a failed marriage. Nor is there anything like one’s hatred for an ex-spouse. (How can such a person dare to be happy?) I cannot credit those who speak of `friendship’ in such a context. I lived for years with a sense of things irrevocably soiled and spoiled, it could give suddenly such a sad feel to the world sometimes. I could not liberate myself from her mind. This had nothing to do with love. Those who have suffered this sort of bondage will understand. Some people are just `diminishers’ and `spoilers’ for others. I suppose almost everybody diminishes someone. A saint would be nobody’s spoiler. Most of one’s acquaintances however can be blessedly forgotten when not present. Out of sight out of mind is a charter of human survival. Not so Christian, she was ubiquitous: her consciousness was rapacious, her thoughts could damage, passing like noxious rays through space and time. Her remarks were memorable. Only good old America cured her for me in the end. I put her away with a tedious man in a tedious and very distant town and was able to feel that she had died. What a relief. Francis Marloe was another matter. Neither he nor his thoughts had ever been important to me, nor as far as I could see to anyone. He was Christian’s younger brother, treated by her with indulgent contempt. He never married. After lengthy trying he qualified as a doctor, but was soon struck off the register for some irregularity in the prescription of drugs. I learnt later with abhorrence that he had set up in business as a self-styled ‘psychoanalyst’. Later still I heard he had taken to drink. If I had been told that he had committed suicide I should have heard the news without either concern or surprise. I was not pleased to see him again. He had in fact altered almost beyond recognition. He had been a slim tripping blond-haloed faun. Now he looked coarse, fat, red-faced, pathetic, slightly wild, slightly sinister, perhaps a little mad. He had always been very stupid. However at that moment I was not concerned about Mr Francis Marloe, but about the absolutely terrifying news which he had brought me.”


Iris Murdoch (15 juli 1919 – 8 februari 1999)
Cover

 

De Amerikaanse schrijver Richard Russo werd geboren op 15 juli 1949 in Johnstown, New York. Zie ook alle tags voor Richard Russo op dit blog.

Uit: Allemans gek (Vertaald door Kees Mollema)

“Becka, dacht hij, terwijl de tranen in zijn ogen sprongen bij de herinnering aan die veel te korte periode waarin ze van elkaar hadden gehouden. Aangezien geen van de rouwenden op hem lette, besloot hij een blik in de richting van haar graf te werpen. Hij wist globaal waar het was, maar door de liggende grafstenen op Dale kon hij niet precies zeggen waar. Iemand had een bos rode rozen met lange stelen op een van de graven dicht bij het hare gelegd, waardoor Raymer, die de eerste verjaardag van haar dood ongemerkt voorbij had laten gaan, een doordringende scheut verlaat schuldgevoel voelde. Becka was enig kind geweest, haar ouders waren omgekomen bij een auto-ongeluk toen ze nog op de middelbare school zat, en de meeste van haar theatervrienden waren te veel met zichzelf bezig om haar te missen of zich haar zelfs maar te herinneren. En dus kwam het alleen op Raymer neer, tenzij je Alice Moynihan meerekende.
Of de man voor wie Becka hem had willen verlaten.
Toen Gus hem opnieuw aanstootte, met een verbaasde blik op zijn gezicht, besefte Raymer dat hij de afstandsbediening van een garagedeur uit zijn broekzak had gehaald en daar onbewust mee speelde. Niet lang na Becka’s dood had hij haar rav weer verkocht aan de Toyota-dealer bij wie hij hem twee jaar daarvoor had gekocht. Hij dacht dat hij de auto goed had schoongemaakt, maar een garagemedewerker had, toen hij hem klaarmaakte voor de verkoop, een afstandsbediening gevonden toen hij de bestuurdersstoel helemaal naar achteren duwde. ‘Ik weet zeker dat je je gek hebt gezocht hiernaar,’ zei hij, toen hij het apparaat langs bracht op het politiebureau. ‘Ik begrijp niet hoe dat ding zo onder de stoel klem heeft gezeten.’
Raymer had eerst gedacht dat het de afstandsbediening voor hun eigen garagedeur was. Hij had de dag na haar begrafenis het huis te koop gezet, en had zich voorgenomen hem aan de nieuwe eigenaren te geven. Daarna had hij hem in zijn bureaula gelegd en was hij hem helemaal vergeten, tot een paar weken geleden.”


Richard Russo (Johnstown, 15 juli 1949)
Cover

 

De Franse schrijver Jacques Rivière werd geboren op 15 juli 1886 in Bordeaux. Zie ook alle tags voorJacques Rivière op dit blog.

Uit: Alain Fournier

“Je date des environs de Noël 1903 la révélation qui nous fut faite en même temps l’un à l’autre. Pour nous remercier du compliment traditionnel que nous lui avions adressé avant le départ en vacances, notre excellent professeur, M. Francisque Vial, […] nous fit une lecture du Tel qu’en songe d’Henri de Régnier :
J’ai cru voir ma Tristesse – dit-il – et je l’ai vue
– Dit-il plus bas –
Elle était nue,
Assise dans la grotte la plus silencieuse De mes plus intérieures pensées, …etc.
(…)

Nous tombions, sans avoir même su qu’il en existât de tels, sur des mots choisis exprès pour nous et qui non seulement caressaient nommément notre sensibilité, mais encore nous révélaient à nous-mêmes. Quelque chose d’inconnu, en effet, était atteint dans nos âmes ; une harpe que nous ne soupçonnions pas en nous s’éveillait, répondait ; ses vibrations nous emplissaient. Nous n’écoutions plus le sens des phrases ; nous retentissions seulement, devenus tout entiers harmoniques. Je regardais Fournier sur son banc ; il écoutait profondément ; plusieurs fois nous échangeâmes des regards brillants d’émotion. À la fin de la classe, nous nous précipitâmes l’un vers l’autre. Les forts en thème ricanaient autour de nous, parlaient avec dédain de « loufoqueries ». Mais nous, nous étions dans l’enchantement et bouleversés d’un enthousiasme si pareil que notre amitié en fut brusquement portée à son comble.”


Jacques Rivière (15 juli 1886 – 14 februari 1925)
Cover van een Nederlandse uitgave van de briefwisseling met Alain Fournier

 

Onafhankelijk van geboortedata

De Iraanse dichteres, schrijfster en vredesactiviste Rira Abbasi werd geboren in 1962 in Khorramabad, Iran. Zie ook alle tags voor Rira Abbasi op dit blog.

 

Poets of Peace (Fragment)

O’ daddy, remember!
Never entered in my room
Without knocking at the door
O’ children of the world!
I’m ashamed, when I see.
Like a wolf in Baghdad streets,
Daddy is wandering with dwarf Uncle Sam,
Wreck the doors of the houses,
With their nail–shaped boots.
O’ children, tell the world:
Does a toothless baby have a gun?
O’ children, I’m ashamed.
When I see daddy.
Ruins the houses. Kills mothers and babies,
O’ children!
O’ children!
How can I say where I come from?
I’m ashamed
I’m upset.

We children of the world,
With USA have a word.
Every land has a treasure.
Gold and iron and steel,
Tobacco, sugar, oil, and wheat
Grapes, dates, olives, and endless seas
In children’s world,
Everything has a worth.


Rira Abbasi (Khorramabad, 1962)
Khorramabad

 

De Nederlandse dichter en schrijver Paul Hermans werd geboren in Maastricht in 1953. Hermans studeerde klinische psychologie en psychogerontologie aan de Katholieke Universiteit Nijmegen. Hij werkt als psycholoog in verschillende centra voor dementerende ouderen in de regio Brunssum / Schinnen. Vanaf 1982 tot 1984 publiceerde hij onder het pseudoniem P.J. Donnee gedichten in literaire tijdschriften. Dit gebeurde daarna onder zijn eigen naam. Hij debuteerde in 1992 met de dichtbundel “Een kern van oppervlakkigheid”. Daarna publiceerde hij de bundels “Inhuizig” (1995), “Ademnis” (1999), “Achteruitwaarts Vliegen” (2003), “Hartschelp” (2007) en “Spraakdoorn” (2010). Ondanks zijn kleine oeuvre ontving hij in 2003 voor zijn poëzie de Halewijnprijs, de literatuurprijs van de Stad Roermond.

Leeuwerik

Een lichtbruin wolkje leeuwerik
hing in de avondlucht te zingen,

zong van mijn onverklaarbaar
heimwee steeds naar al wat reeds
rondom mij is,

zong mij zijn klankrijk wolkje in:
Wij, nader tot de schemering.

 

Landschapsfoto

Landschap, alleen in november.
Afwezig geluid van de stemmen.
Een man op een akker, alleen.
En over alles de lichtbruine waas
van een sepialicht. En het was als
was er een stokoude foto ongemerkt
tussen mij en het landschap geschoven,
een stokoude foto van dit landschap,
volstrekt identiek aan dit landschap,
met precies dezelfde schaduw
van vader, alleen op de akker,
met dezelfde afwezige stemmen, zelfs
met de kartelrand van zwijgende
bomen rondom in het vierkant.

 
Paul Hermans (Maastricht, 1953)

 

Zie voor nog meer schrijvers van de 15e juli ook mijn blog van 15 juli 2017 deel 2.

Remco Ekkers, F. Starik, Wim T. Schippers, J. J. Voskuil, Carry Slee, Denis Johnson, Alun Lewis, George Sand, Juan Carlos Onetti

De Nederlandse dichter en schrijver Remco Ekkers werd geboren op 1 juli 1941 in Bergen. Zie ook alle tags voor Remco Ekkers op dit blog.

Lezer

Waar in de bibliotheek zij zat
te lezen hoe woorden zich laten voegen
en niet begreep hoe een ander
moest lachen om de woorden
van een dichteres en vroeg
wat en hoe, waarom poëzie?

Hij, verbaasd dat niet iedere lezer
begreep waarom die woorden aandacht
trekken door hun muziek en betekenis
begon te begrijpen hoe klein de sekte was.

Vele jaren later steeds als hij
daar langs kwam, zag hij haar zitten
streng, gedisciplineerd en begreep
dat hij haar nooit bereiken zou
en ze wuifden naar elkaar zonder woorden.

 

De libellen

Waar de zwaan zwemt met vier jongen
over het kleine kratermeer Monticchio
zweven de blauwe libellen Calopterix Virgo.

Waar de vader zwaan de jongen bedreigt
die aan komt rennen om te vissen
vliegen rusteloos de blauwe libellen.

Waar de vader van de jongen zijn zoon redt
– angstig staat de jongen te wachten
tot de hand op zijn schouder hem rustig
leidt langs de blazende zwaan –

Daar dansen de blauwe libellen
over het water en schrijven hun brieven
over de zwaan, de jongen, het kratermeer.


Remco Ekkers (Bergen, 1 juli 1941)

 

De Nederlandse dichter, schrijver, beeldend kunstenaar, zanger en fotograaf F. Starik werd geboren in Apeldoorn op 1 juli 1958. Zie ook alle tags voor F. Starik op dit blog.

Uit: O teder lied. Bij Rainer Maria Rilkes Nieuwe gedichten

“Staat u mij dus toe een cruciale regel uit de eerste elegie in het Duits te citeren. Zo moeilijk is dat nu ook weer niet. En we gaan die engel straks nog nodig hebben. ‘Wie, als ik riep, zou mij dan horen uit de reien der engelen? En stel eens, één nam mij plotseling aan het hart: ich verginge von seinem stärkeren Dasein.’ Het is hier vertaald als ‘ik zou vergaan door zijn sterker bestaan’. Ik vind dat geen gelukkige keuze. Ik weet ook niet hoe dat beter moet, misschien is het een onoplosbaar probleem, maar wat had ik graag gezien dat Peter Verstegen zich met zijn wendbare elegantie hier eens aan waagde.
Het is tijd om op te merken dat Peter Verstegen de Neue Gedichte weergaloos heeft vertaald. Het lezen van een vertaling van Peter Verstegen is een verhelderende en plezierige exercitie; je valt van de ene verbazing in de andere. Hoe handig en slim hij dat heeft gedaan. Hoe hij goochelt met rijmschema’s, ritme, metrum, betekenis, stijl. Hoe hij, door soms ogenschijnlijk fors van het origineel af te wijken, dat origineel juist heel dicht nadert. Verstegen swingt.
In diezelfde intuïtief gerangschikte boekenkast moet zich ergens een exemplaar bevinden van de twintig liefdesgedichten van Rilke die Menno Wigman in 1997 heeft vertaald. Ik leen dus maar het exemplaar dat mijn geliefde in haar keurig alfabetisch geordende collectie heeft staan. Er is alleen even verwarring of het onder de W van Wigman dan wel de R van Rilke zal zijn gerubriceerd. Het blijkt de W van Wigman. Terecht: Wigman blijft in zijn vertalingen dicht bij zijn eigen stijlkenmerken als dichter. Het sluw verborgen halfrijm. De retorische drieslag van de opsomming. Verstegen is in de eerste plaats vertaler, al heeft hij zowel onder eigen naam als onder het pseudoniem Igor Streepjes enige poëzie gepubliceerd.”


F. Starik (1 juli 1958- 16 maart 2018)

 

De Nederlandse televisiemaker, schrijver en beeldend kunstenaar Wim T. Schippers werd geboren in Groningen op 1 juli 1942. Zie ook alle tags voor Wim T. Schippers op dit blog.

Uit: Veelbelovend

“Het afgewogen gat dat Harry en Hein lieten vallen in hun door anderhalve man en een paardenkop op gepaste afstand beluisterde tweespraak over Hegeliaanse dialectiek in het denken van Marx, werd prompt opgevuld met de zinsnede ‘en dan heb je nog je gas en je licht!’, toegevoegd door de aanschuivende, gemoedelijk ogende oude dikke gedragskunstenaar Gras Heyen. ‘Als het ware,’ nuanceerde een uit Gras Heyens schaduw opduikende magere jonge veelbelovende kunstenaar. Daar hadden de grote denker en de beroemde schaker niet van terug. ‘Eenieder wordt vriendelijk verzocht nu op te rotten, uw portier heeft ook recht op een seksleven,’ klonk aansluitend door het onherbergzame sociëteitslokaal. Hier en daar wat protest. Geruzie met de barman. Een gerenommeerd dichter sloeg met nieuwe vriendin en barkruk en al ruggelings tegen de vloer.
Lang geen gekke avond, stelde de veelbelovende kunstenaar vast. Veel onzin uitgekraamd, nog meer onzin opgevangen, een uur lang tot ergernis van velen weer eens fijn quatre-mains gespeeld met Gras Heyen, en passant gewonnen met sjoelbakken, mooie dingen bedacht – ook weer vergeten, maar toch. Geflikflooid met vrouwvolk. Misschien was zijn aanpak op het laatst te abrupt en/of te doortastend geweest want ze was er ineens vandoor, maar dat was voor een volgende keer dan wel weer een mooi aanknopingspunt, al had hij daar nu natuurlijk niet veel aan. En er viel niks te betalen want hij had hier en daar goed getimed een praatje aangeknoopt en onopvallend van rondjes geprofiteerd.
Weer eens als laatste kloste hij de steile houten trap af. Uitdagend gloorde de ochtend hem tegemoet. Hij schopte een berg kartonnen dozen vol horeca-afval van de stoep. Hij miste het geruststellende geritsel van de twee grote populieren die tot voor kort sinds jaar en dag, ver verheven boven het lamlendig struikgewas en het sleetse gras met in perkjes gevangen timide bloeiende plantjes, het aanzien van het pleintje bepaalden. De gemeentelijke plantsoenendienst had kennelijk ingezien dat die populieren er wel wat raar bij stonden en gedacht die misstand te kunnen rechtzetten, niet met het verplaatsen van de laag-bij-de-grondse begroeiing, maar met het omzagen van de hoge bomen. Daarmee waren ook de traditionele spreeuwen beroofd van een riante verzamelplek voor de trek. Eens, in een heldere oktobernacht, had hij Gras Heyen gewezen op zo’n bijeenkomst. Die wendde zich tot het vogelvolk, sprak en zei: ‘Dondert op met uw gekwetter! Vliegt op! En wel nu!’ En zie, zij vlogen op, scheerden in duikvlucht om de mannen heen en trokken zuidwestwaarts. Waarop Gras riep: ‘Niet zo bedoeld, kom maar weer terug, het spijt me!’ Maar ze wilden hem niet meer horen. Of ze hoorden hem echt niet. Die spreeuwen, welteverstaan. Want her en der werden ramen opengeschoven.”

 
Wim T. Schippers (Groningen, 1 juli 1942)

 

De Nederlandse schrijver Johannes Jacobus (Han) Voskuil werd op 1 juli 1926 in Den Haag geboren. Zie ook alle tags voor J. J. Voskuil op dit blog.

Uit: Das Büro 1: Direktor Beerta (Vertaald door Gerd Busse)

“Waren Sie gerade am Arbeiten?” fragte er.
“Ich bin immer am Arbeiten”, antwortete Beerta. Er sah Maarten unbewegt an. “Ich hab dich lange nicht gesehen.” Es klang vorwurfsvoll.
“Wir haben ein Jahr in Groningen gewohnt”, sagte Maarten. “Ich war dort Lehrer.”
Beerta nickte. “Ich war auch Lehrer”, erwiderte er, so, als wenn das die Sache damit besser machte. “Und was tust du jetzt?”
“Nichts.”
“Nichts!” wiederholte Beerta. Er spitzte seine Lippen, halb erstaunt, halb ironisch. “Ich glaube, ich wäre darüber nicht so begeistert.” Er stand auf. “Wollt ihr vielleicht noch eine Tasse Tee?”
“Ob es ihm paßt, daß wir hergekommen sind?” fragte Nicolien, als Beerta das Zimmer verlassen hatte.
“Natürlich paßt es ihm”, sagte Maarten entschieden, aber er war sich seiner Sache nicht sicher. Er ließ seinen Blick über die große, eingerahmte Zeichnung eines Bauernjungens schweifen, ein Werk von Toorop oder von van Konijnenburg, betrachtete das Batiktuch, das dahinter über den Kaminsims drapiert war, sowie die dunklen Möbel und bestickten Kissen, die dem Raum etwas Unvergängliches gaben, ein Eindruck, der durch das langsame Ticken einer Pendeluhr im vorderen Zimmer noch verstärkt wurde. Es hing ein etwas drückender, leicht parfümierter Geruch im Raum, der ihn vage an das Zimmer seiner Großmutter erinnerte, in den letzten Jahren vor ihrem Tod.
“Von Klaas de Ruiter höre ich auch nichts mehr”, sagte Beerta, als er wieder in den Raum kam. Vorsichtig hantierte er mit einer Teekanne, die in einem in den Farben Rosa, Braun und Blau gestrickten Kannenwärmer steckte und aus der nur der Griff und der Ausguß herausragten.
“Der ist auch Lehrer”, sagte Maarten.
“Das weiß ich”, entgegnete Beerta trocken. “Aber ist das ein Grund, mich nicht mehr zu besuchen?”
“Vielleicht hat er viel zu tun”, wandte Nicolien ein. Sie lachte nervös.
“Wir haben alle viel zu tun”, sagte Beerta und verzog dabei ironisch seine Mundwinkel, “außer Maarten natürlich. Möchtet ihr Milch und Zucker?”
Sie bekamen einen Keks aus einer alten Blechtrommel, deren Blümchenmuster bereits an mehreren Stellen verschlissen war.“


J. J. Voskuil (1 juli 1926 – 1 mei 2008)

 

De Nederlandse schrijfster Carry Slee werd geboren op 1 juli 1949 in Amsterdam. Zie ook alle tags voor Carry Slee op dit blog.

Uit: #Laatstevlog

“Roos kijkt ongeduldig naar Femke, die in de aula bij de koffi eauto- maat met Jesse staat te praten. Ze wil naar hen toe gaan, maar weet niet of ze hen wel kan storen, want het gesprek ziet er heel serieus uit. Een eindje bij hen vandaan gaat ze zitten en ze haalt haar tablet uit haar rugzak Als ze dan toch moet wachten, dan kan ze mooi even haar Instagram-account checken. Roos bekijkt de foto die ze gisteravond heeft gepost. Chill! Al meer likes dan bij de vorige foto. Jammer genoeg heeft ze vandaag geen tijd om nog meer te posten. Ze moeten taarten bakken. Misschien hebben ze er nog wel meer bestellingen bijgekregen vanochtend. Roos checkt haar mail. Zie je wel, nog een bestelling. Dat zijn al drie taarten! Femke moet nu wel opschieten.
De deur van de aula gaat open. Gijs staat in de deuropening. Hij kijkt naar Femke. Wat een timing! Femke pakt Jesse vast en geeft hem een knuff el. Roos schrikt van Gijs’ kwade gezicht. Zal ze naar hem toe gaan en zeggen dat het niet is wat hij denkt? Femke is niet verliefd op Jesse, ze zijn gewoon vrienden. Maar Gijs draait zich om en loopt woedend weg. Laat maar, denkt Roos. Femke lost het wel weer op. Ze hebben wel vaker ruzie. Als het niet om Jesse is, dan gaat het wel ergens anders over.
Roos kijkt weer naar haar telefoon. Als ze ziet hoe laat het is, schrikt ze. Nu moet Femke toch echt komen, anders krijgen ze de bestellingen nooit af. Net op het moment dat Roos haar vriendin wil waarschuwen, geeft Femke Jesse een kus en komt naar haar toe.
‘Hèhè,’ verzucht Roos.
‘Sorry!’ Femke wacht tot Jesse de deur van de aula achter zich dichtdoet. ‘Ik moest echt even naar Jesse luisteren. Hij was zo zielig.”


Carry Slee (Amsterdam, 1 juli 1949)
Cover

 

De Amerikaanse dichter en schrijver Denis Hale Johnson werd geboren op 1 juli 1949 in München. Zie ook alle tags voor Denis Johnson op dit blog.

Heat

Here in the electric dusk your naked lover
tips the glass high and the ice cubes fall against her teeth.
It’s beautiful Susan, her hair sticky with gin,
Our Lady of Wet Glass-Rings on the Album Cover,
streaming with hatred in the heat
as the record falls and the snake-band chords begin
to break like terrible news from the Rolling Stones,
and such a last light—full of spheres and zones.
August,
you’re just an erotic hallucination,
just so much feverishly produced kazoo music,
are you serious?—this large oven impersonating night,
this exhaustion mutilated to resemble passion,
the bogus moon of tenderness and magic
you hold out to each prisoner like a cup of light?

 

Quickly Aging Here

1
nothing to drink in
the refrigerator but juice from
the pickles come back
long dead, or thin
catsup. i feel i am old

now, though surely i
am young enough? i feel that i have had
winters, too many heaped cold

and dry as reptiles into my slack skin.
i am not the kind to win
and win.
no i am not that kind, i can hear

my wife yelling, “goddamnit, quit
running over,” talking to
the stove, yelling, “i
mean it, just stop,” and i am old and.

 
Denis Johnson (1 juli 1949 – 24 mei 2017)

 

De Engelse (Welshe) dichter Alun Lewis werd geboren op 1 juli 1915 in Cwmaman, in de buurt van Aberdare in Cynon Valley, Zuid-Wales. Zie ook alle tags voor Alun Lewis op dit blog.

Goodbye

So we must say Goodbye, my darling,
And go, as lovers go, for ever;
Tonight remains, to pack and fix on labels
And make an end of lying down together.

I put a final shilling in the gas,
And watch you slip your dress below your knees
And lie so still I hear your rustling comb
Modulate the autumn in the trees.

And all the countless things I shall remember
Lay mummy-cloths of silence round my head;
I fill the carafe with a drink of water;
You say ‘We paid a guinea for this bed,’

And then, ‘We’ll leave some gas, a little warmth
For the next resident, and these dry flowers,’
And turn your face away, afraid to speak
The big word, that Eternity is ours.

Your kisses close my eyes and yet you stare
As though god struck a child with nameless fears;
Perhaps the water glitters and discloses
Time’s chalice and its limpid useless tears.

Everything we renounce except our selves;
Selfishness is the last of all to go;
Our sighs are exhalations of the earth,
Our footprints leave a track across the snow.

We made the universe to be our home,
Our nostrils took the wind to be our breath,
Our hearts are massive towers of delight,
We stride across the seven seas of death.

Yet when all’s done you’ll keep the emerald
I placed upon your finger in the street;
And I will keep the patches that you sewed
On my old battledress tonight, my sweet.


Alun Lewis (1 juli 1915 – 5 maart 1944)
Cover brievenboek

 

De Franse schrijfster George Sand (pseudoniem van Amandine Lucile Aurore Dudevant, geboren Dupin) werd op 1 juli 1804 geboren in Parijs. Zie ook alle tags voor George Sand op dit blog.

Uit:Journal intime

„L’homme se sait nécessaire à la femme.
Il a trop d’imbécile confiance et, soit cupidité, soit galanterie, soit vanité, la plupart des femmes sont trop intéressées par leur amour pour qu’il ne s’arroge pas un pouvoir despotique sur elles, dans l’amour, comme dans la haine.
La femme n’a qu’un moyen d’alléger son joug et de conserver son tyran, quand son tyran lui est nécessaire : c’est de le flatter bassement. Sa soumission, sa fidélité, son dévouement, ses soins, n’ont aucun prix aux yeux de l’homme ; sans tout cela, selon lui, il ne daignerait pas se charger d’elle. Il faut qu’elle se prosterne et lui dise : « Tu es grand, sublime, incomparable. Tu es plus parfait que Dieu ! Ta face rayonne, ton pied distille l’ambroisie, tu n’as pas un vice et tu as toutes les vertus. Aucun mortel ne peut t’être comparé, je ne dis pas par moi qui suis éblouie de l’éclat de tes regards, mais par ce peuple stupide qui devrait se prosterner quand tu passes et t’élire roi de l’univers ; quand tu me frappes, je suis glorieuse , quand tu me repousses du pied, mon sort est préférable à celui de tous les êtres, t’appartenir est une telle gloire que le genre humain tout entier voudrait se mettre à ma place s’il savait quel honneur y est attaché. » Et pourtant, ces aberrations sont quelquefois dans l’amour le plus pur et le plus vrai. Mais si elles ne sont suivies de réactions violentes, n’y crois pas, homme imbécile, car celle qui t’adore sans cesse, te méprise en secret, celle-la seule qui t’accepte imparfait, et te subit injuste, t’aime avec désintéressement. Mais, fat imprudent, tu ne veux pas qu’on te pardonne, tu veux qu’on croie et qu’on prétexte n’avoir rien à te pardonner. Tu veux qu’on baise la main qui frappe et la bouche qui ment. Cherche donc l’objet de ton amour dans la fange, et empêche tout un rêve d’en sortir tant que tu seras toi-même une idole debout, car si la femme n’ennoblissait, tu serais forcé, pour demeurer son supérieur, de t’ennoblir et de te purifier aussi et c’est ce que tu ne sais, ne peux, ni ne veux faire.”


George Sand (1 juli 1804 – 8 juni 1876)
Cover Engelse uitgave

 

De Urugayaanse schrijver Juan Carlos Onetti werd geboren op 1 juli 1909 in Montevideo. Zie ook alle tags voor Juan Carlos Onetti op dit blog.

Uit: Das kurze Leben (vertaald door Curt Meyer-Clason)

“Santa Rosa
“Verrückte Welt”, sagte noch einmal die Frau, als zitiere, als übersetze sie.
Ich hörte sie durch die Wand. Ich stellte mir ihren Mund vor, wie er sich vor dem nach gärenden Nahrungsmitteln riechenden eisigen Atem des Kühlschrankes bewegte oder vor dem braunen Holzperlenvorhang, der vermutlich steif zwischen dem Abend und dem Schlafzimmer hing und die Unordnung der jüngst eingetroffenen Möbel verdunkelte. Zerstreut lauschte ich den abgehackten Sätzen der Frau, ohne an das zu glauben, was sie sagte.
Als ihre Stimme, ihre Schritte, ihr Morgenrock und ihre dicken Arme – so stellte ich sie mir vor – von der Küche ins Schlafzimmer wanderten, wiederholte ein Mann einsilbige Worte, stimmte zu, ohne sich völlig dem Spotten zu überlassen.
Die Hitze, welche die Frau im Gehen durch schnitt, schloß sich wieder, füllte die Ritzen und legte sich schwer auf alle Zimmer, auf die Hohlräume der Treppen, in die Ecken des Gebäudes.
Die Frau ging in dem einzigen Raum der Wohnung nebenan auf und ab, ich hörte sie vom Bad aus, den Kopf unter den fast unhörbaren Regen der Dusche gebeugt.
“Auch wenn es mir das Herz in winzige Stücke zerreißt”, sagte die Stimme der Frau leicht singend, nach jedem Satz den Atem anhaltend, als tauche jedes Mal ein hartnäckiges Hindernis auf, um sie davon abzuhalten, etwas zu bekennen, “schwöre ich, werde ich ihn nicht auf den Knien anflehen. Er hat es so gewollt, und nun hat er es. Auch ich habe meinen Stolz. Auch wenn es mir weher tut als ihm.”
“Komm, komm”, sagte der Mann versöhnlich. Kurze Zeit lauschte ich der Stille in der Wohnung, in dessen Mitte jetzt Eisstückchen in Gläsern quirlten. Der Mann war vermutlich in Hemdsärmeln,
vierschrötig und dicklippig; sie zog nervöse Grimassen, trübselig wegen des Schweißes, der ihr von der Oberlippe und der Brust rann.“


Juan Carlos Onetti (1 juli 1909 – 30 mei 1994)

 

Zie voor nog meer schrijvers van de 1e juli ook mijn blog van 1 juli 2017 deel 2.

Richard Powers, Marije Langelaar, Raymond Radiguet, Geoffrey Hill, Bert Schierbeek, Aster Berkhof, Karin Fellner, Mirjam Pressler, Ivan Gontsjarov

De Amerikaanse schrijver Richard Powers werd geboren op 18 juni 1957 in Evanston, Illinois. Zie ook alle tags voor Richard Powers op dit blog.

Uit: Generosity: An Enhancement

“Say that the six thousand years of writing are a six-hundred-page novel, suitable for getting you through the longest captive flight. Romance, mystery, thriller: a little something for everyone. At a decade a page, it’s a slow starter. Only belatedly does the opening hook—secret marks that hurl meaning magically through time and space—reveal itself to be a Trojan horse. By page 200, memory is embalmed beyond recognition, lamented only when anyone still notices it’s gone. If a thing isn’t written down, you can forget about it. The rest is history.
The plot starts to pick up on page 350. After a ridiculously long exposition, the development section starts at last. Characters emerge, cities clashing in the freshness of youth, driven by the varied needs of their patron gods. Wars spread and trade expands. The characters harden and age. They join together into sprawling clans. Freed from the present, papyrus starts to spawn new subplots. By page 400, the basic conflict becomes clear: preservers against revisers, sufficers against maximizers, those who think the book is coming apart versus those who think it’s coming together.
There are a few longueurs for some readers in the middle two-thirds. But this is when the story is at its most desperate: when techne and sophia are still kin, when the distant climax is still ambiguous, the outcome a dead heat between salvation and ruin.
Page 575 starts a series of quick reveals (although each one foreshadowed, early on). Every discovery triggers two more. The cast of characters explodes, as do the sudden reverses. The book makes one of those massive finish-line sprints—twenty-five pages to wrap up all the lingering plot points and force a denouement. The last chapter is filled with deus ex machinas, and on the very final page, the very last paragraph, the characters throw off the limits of the Story So Far and complete their revolt. The ultimate sentence is a direct quote—“Author, we’re outta here”—the happy ending of the race’s own making.”


Richard Powers (Evanston, 18 juni 1957)

 

De Nederlandse dichteres en beeldend kunstenares Marije Langelaar werd geboren op 18 juni 1978 in Goes. Zie ook alle tags voor Marije Langelaar op dit blog.

 

Hert

En ik kijk naar mijzelf.
Voel mijn benen zich verdunnen en draaien
onmiddellijk volgen mijn armen het groeien van hoefjes
ik stap uit mijn jurk en mijn hemd inmiddels te groot en
voel mijn vacht in de wind
mijn oren richten zich zetten uit en ik
luister naar het kletteren van borden ver in de keuken
het waaien van gras
ik hoef inmiddels niets meer.
Zo als hert heb ik dorst niets dan dorst en
beweeg naar het water.

 

Park

Want er valt weinig te verwachten
van een vijver
dacht hij
terwijl hij op een zondagmiddag
op een bankje in de schaduw zat

En bleef de rest van de middag een peinzende
introverte gestalte die niemand groet
hij zag een man passeren
hij zag een man met hond passeren
hij zag een man met vrouw passeren

Toen is hij naar de vijver gelopen
en heeft het glanzende oppervlak doorboord
met zijn laarzen
hij heeft het rondgejaagd met de schoolslag

 
Marije Langelaar (Goes, 18 juni 1978)

 

De Franse schrijver Raymond Radiguet werd geboren op 18 juni 1903 in Saint-Maur-des-Fossés. Zie ook alle tags voor Raymond Radiguet op dit blog.

Uit: Le diable au corps

« Certes, j’éprouvais cet étrange besoin plus vivement que mes frères. J’aimais que mon cœur batte plus vite et irrégulièrement. Ce spectacle, d’une poésie profonde, me satisfaisait davantage. « Comme tu es pâle », avait dit ma mère. Je trouvai le prétexte des feux de Bengale. Ils me donnaient, dis-je, une couleur verte.
– Je crains tout de même que cela l’impressionne trop, dit-elle à mon père.
– Oh, répondit-il, personne n’est plus insensible. Il peut regarder n’importe quoi, sauf un lapin qu’on écorche.
Mon père disait cela pour que je restasse. Mais il savait que ce spectacle me bouleversait. Je sentais qu’il le bouleversait aussi. Je lui demandai de me prendre sur ses épaules pour mieux voir. En réalité, j’allais m’évanouir, mes jambes ne me portaient plus.
Maintenant, on ne comptait qu’une vingtaine de personnes. Nous entendîmes les clairons. C’était la retraite aux flambeaux.
Cent torches éclairaient soudain la folle, comme, après la lumière douce des rampes, le magnésium éclate pour photographier une nouvelle étoile. Alors, agitant ses mains en signe d’adieu, et croyant à la fin du monde, ou simplement qu’on allait la prendre, elle se jeta du toit, brisa la marquise dans sa chute, avec un fracas épouvantable, pour venir s’aplatir sur les marches de pierre. Jusqu’ici j’avais essayé de supporter tout, bien que mes oreilles tintassent et que le cœur me manquât. Mais quand j’entendis des gens crier : « Elle vit encore », je tombai, sans connaissance, des épaules de mon père.
Revenu à moi, il m’entraîna au bord de la Marne. Nous y restâmes très tard, en silence, allongés dans l’herbe.
Au retour, je crus voir derrière la grille une silhouette blanche, le fantôme de la bonne ! C’était le père Maréchaud en bonnet de coton, contemplant les dégâts, sa marquise, ses tuiles, ses pelouses, ses massifs, ses marches couvertes de sang, son prestige détruit.
Si j’insiste sur un tel épisode, c’est qu’il fait comprendre mieux que tout autre l’étrange période de la guerre, et combien, plus que le pittoresque, me frappait la poésie des choses.
Nous entendîmes le canon. On se battait près de Meaux. On racontait que des uhlans avaient été capturés près de Lagny, à quinze kilomètres de chez nous.”

 
Raymond Radiguet (18 juni 1903 – 12 december 1923)
Cover DVD

 

De Engelse dichter Geoffrey Hill werd geboren op 18 juni 1932 in Bromsgrove, Worcestershire. Zie ook alle tags voor Geoffrey Hill op dit blog.

 

Funeral Music

3
They bespoke doomsday and they meant it by
God, their curved metal rimming the low ridge.
But few appearances are like this. Once
Every five hundred years a comet’s
Over-riding stillness might reveal men
In such array, livid and featureless,
With England crouched beastwise beneath it all.
‘Oh, that old northern business …’ A field
After battle utters its own sound
Which is like nothing on earth, but is earth.
Blindly the questing snail, vulnerable
Mole emerge, blindly we lie down, blindly
Among carnage the most delicate souls
Tup in their marriage-blood, gasping ‘Jesus’.

4
Let mind be more precious than soul; it will not
Endure. Soul grasps its price, begs its own peace,
Settles with tears and sweat, is possibly
Indestructible. That I can believe.
Though I would scorn the mere instinct of faith,
Expediency of assent, if I dared,
What I dare not is a waste history
Or void rule. Averroes, old heathen,
If only you had been right, if Intellect
Itself were absolute law, sufficient grace,
Our lives could be a myth of captivity
Which we might enter: an unpeopled region
Of ever new-fallen snow, a palace blazing
With perpetual silence as with torches.

 


Geoffrey Hill (18 juni 1932 – 30 juni 2016)

 

De Nederlandse schrijver en dichter Bert Schierbeek werd geboren op 18 juni 1918 in Glanerbrug in Twente. Zie ook alle tags voor Bert Schierbeek op dit blog.

Uit: Weerwerk (Fragment)

alleen nog dorst
beesten honger en dorst
ze slachten alles af
veel vlees
geen geld

(stapt op)
tot straks
(2 juli 1976)

’s middags hangen we samen in de boom en plukken kersen zit ik weer in de molen van Schiphoes in Beerta en zie de hele wereld wel van Wanschoten, Wedde tot Nieuweschans boven in de kap boven de houten tandwielen op de as van de wieken en zie Drieborg en Finsterwolde en wel heel het land in korengeel en grasgroen en de beesten en ook de mensen heel klein midden in het gele zinderende koren kleine zwarte vogels maaiend met hun armen in de gele massa tussen de groene weilanden en de bruine velden onder een kokende zon…

ze zichtten alles: tarwe rogge haver gerst
maar ook : paardebonen, erwten, blauwmaanzaad en ka-
nariezaad…

’t land was nog vol mensen
geen machine te zien

zegt Marcel
(vanuit de boom)
zie je die balk daar
in de schuur, die balk daaraan hing ie
mijn vader ook
als de mensen het hier niet meer weten
hangen ze zich op
altijd wel een paar
per jaar
soms ben je op tijd om ze los te snijden
dan komen ze bij en zeggen dagen lang niks
werken en zeggen niks
tot ze ’t weer doen
wie ’t eenmaal gedaan heeft
doet het weer


Bert Schierbeek (18 juni 1918- 9 juni 1996)
Hier met Stientje Buddingh’

 

De Duitse dichteres Karin Fellner werd geboren op 18 juni 1970 in München. Zie ook alle tags voor Karin Fellner op dit blog.

 

wo werner und co kampieren / sollen im frühjahr glas
bauten wachsen ein glanz / voller park industrie
zelte gezimmerte unter / stände die berber verdrängen

nachts heulen alle platten / hunde den mond an jagen
sich auf dem brachland treffen / zu ritualen zusammen
während der frost im nicht / geschnittenen gras liegt und blinkt

nach westen hin flechten sie tote / ranken in undichte büsche
sichtschutz daneben im schuppen / koten sie ist es trocken
unter der dachpappe auf / verfallenen balken und schutt

immer benötigen sie / holz geklaubt geklaut in
scheite zerbeilt zum heizen / für kartoffeln und kohl
manchmal hören sie gröhlen / winseln manchmal zielen

sie mit der zwille auf dosen / besuchen tommy vorne
bei den containern trinken / instantkaffee er erzählt
vom letzten messerstechen.

 
Karin Fellner (München, 18 juni 1970)

 

De Vlaamse schrijver Aster Berkhof (eig. Louis van den Bergh werd geboren in Rijkevorsel op 18 juni 1920. Zie ook alle tags voor Aster Berkhof op dit blog.

Uit: Veel geluk professor

“Hij was teruggehold naar zijn kamer, had er zich niets van aangetrokken dat zijn hospita, die hem vertrokken waande, druk in zijn lessenaar aan het snuffelen was, had de notities bijeengegrabbeld en in zijn binnenzak gestopt, en was juist op tijd gekomen om nog in de laatste wagen van de al rijdende trein te springen.
En nu was hij hier. En hij wenste professor Steinbach al het goede ter wereld, maar diep in zijn hart was hij hem in stilte hemels dankbaar, omdat hij op zo’n geschikt moment ziek geworden was en rector Schlesinger niet de minste kans meer gegeven had om een oudere, meer ervaren plaatsvervanger te zoeken.
Want het Instituut van lady Thompson, dat ondergebracht was in een oud kasteel, was wereldberoemd. Het werd bezocht door jonge aristocraten uit alle hoeken van de wereld, die in St.-Moritz aan wintersport kwamen doen en de voormiddag gebruikten om een beetje te studeren, en het werd zo rijkelijk gesubsidieerd, dat de professoren er in drie maanden tijd zoveel verdienden als in een heel jaar aan de universiteit. Daarom waren deze cursussen, die voor ieder professor slechts drie uur les per week omvatten en in feite voor hen niets anders betekenden dan een dikbetaalde vakantie in het mooiste vakantieoord van de wereld, bijzonder in trek, en werd er druk naar gesolliciteerd door de oudste en de beroemdste professoren van heel Europa.
Pierre had dus geen reden om rector Schlesinger dankbaar te zijn, want als de oude rekel, die sinds tien jaar het Instituut patroneerde, erbuiten gekund had, zou hij hem, Pierre, nooit dit buitenkansje gegund hebben. Hij zou naar Zürich of naar Parijs of naar Londen geschreven hebben, om er een oude, vergrijsde geleerde op te delven, die met zijn naam het Instituut meer luister zou bijzetten.
Maar Pierre trok zich daar niets van aan. Hij was alleen maar blij, en fier, en gelukkig, en het vooruitzicht op deze drie maanden vakantie hier in de besneeuwde bergen, met zijn zakken vol geld en niets aan de kop dan een paar lesuurtjes die hij niet eens moest voorbereiden, was zo mooi en zo bedwelmend heerlijk, dat hij op niemand meer boos kon zijn.”

 
Aster Berkhof (Rijkevorsel, 18 juni 1920)

 

De Duitse schrijfster en vertaalster Mirjam Pressler werd geboren op 18 juni 1940 in Darmstadt. Zie ook alle tags voor Mirjam Pressler op dit blog.

Uit: Nathan und seine Kinder

„Ich muss unter dein Maulbeerbaum eingeschlafen sein, wo ich mich am späten Nachmittag, ah die Hitze uneruliglich wurde, zum Ausruhen hingelegt hatte, denn ich wurde von Schreien geweckt. Es waren hohe, schrille Schreie. und ich hob unwillkürlich die Hände. um meine Ohren zu schützen. Erst verstand ich nicht, dass es ein Mensch war. der da schrie. Doch dann sah ich sie. Daja. die Herrin. wie sie sich drehre und wand und versuchte, sich aus dem Griff der Köchin zu befreien, ich sah ihr verzerrtes Gesicht und den aufgerissenen Mund. dt.calais, schrie sie. »Rec.hal Rechak Doch 7.ipora und eine Magd hielten sie fest und lockerten den Griff auch nicht, als Daja wie wild um sich schlug und schrie: *Lasst mich los, ich muss zu Recha! Nathan ist nicht da! Gott steh uns bei, wenn Recha etwas passiert.« Ihre Schreie übertönten das Prasseln der Flammen. Ich wollte aufspringen. ich wollte mich in die Flammen stürzen, ich wollte der tapfere Held sein, der die Tochter des Herrn rettet, ich, ich, ich! Das war die Gelegenheit, die Gott mir bot. Gott oder Allah, uni meinen Mut zu beweisen. Alle sollten es erfahren, vor allein er, Nathan, der Herr, dass ich mehr war als nur ein armseliger Krüppel. Aber die Hitze des Feuers drang bis zu meinem Platz unter dein Maulbeerbaum, und in meinem Körper brach der altbekannte Schmerz auf, ein stechender Schmerz, der mir von der linken Seite durch den ganzen Körper fuhr. Ein Schmerz, den ich eigentlich nicht fühlen durfte, denn längst vernarbte Wunden schmer-zen nicht mehr, warum taten es meine dennoch? Ich kauerte unter dem Maulbeerbaum und harte nur einen Gedanken: Ich muss die Herrin herausholen, ihr Vater ist nicht da, es ist meine Pflicht, sie zu retten. Aber als ich aufspringen wollte, gehorchte mir mein Körper nicht, die Narben brannten, mein linker Arm und mein linkes Bein krümmten sich, wie sich verkohlende Äste im Feuer krüm-men, sie wurden steif und unbeweglich. Das Hundezahngras zerkratzte meine Haut, als ich anfing zu kriechen. Rauch drang nur in Nase und Mund, meine Augen brannten und ein schrecklicher Husten schüttelte meinen Körper.“

 
Mirjam Pressler (Darmstadt, 18 juni 1940)

 

De Russische schrijver Ivan Aleksandrovitsj Gontsjarov werd geboren op 18 juni 1812 in Simbirsk als zoon van een graanhandelaar. Zie alle tags voor Ivan Gontsjarov op dit blog.

Uit: Oblomov (Vertaald door David Magarshack)

“The pictures, vases, and knick-knacks were equally shoddy. The owner himself, however, was so utterly indifferent to the furniture of his study that he seemed to be wondering who on earth could have dumped all that junk there. It was Oblomov’s indifference to his own property, and perhaps even still more the utter indifference shown by his servant Zakhar, that made the study look, on closer inspection, so neglected and untidy. Dust-covered cobwebs were festooned round the pictures on the walls; instead of reflecting the objects in the room, the mirrors were more like tablets which might be used for writing memoranda on in the dust. The rugs were covered in stains. A towel had been left on the sofa; almost every morning a dirty plate, with a salt-cellar and a bare bone from the previous night’s supper, could be seen on the table, which was strewn with crumbs. If it had not been for this plate and a freshly smoked pipe by the bed, or the owner of the flat himself lying in it, one might have thought that no one lived there — everything was so dusty and faded and void of all living traces of human habitation. It is true there were two or three open books and a newspaper on the book-stands, an inkwell with pens on the bureau; but the open pages had turned yellow and were covered with dust — it was clear that they had been left like that for a long, long time; the newspaper bore last year’s date, and if one were to dip a pen in the inkwell, a startled fly was as likely as not to come buzzing out of it. Oblomov, contrary to his custom, had woken up very early —about eight o’clock. He looked very worried about something. The expression of his face kept changing continually from that of alarm to one of anguish and vexation. It was clear that he was in the throes of some inner struggle, and his reason had not yet come to his aid. What had happened was that on the previous evening Oblomov had received a disagreeable letter from the bailiff of his estate. The sort of disagreeable news a bailiff usually sends can be easily imagined: bad harvest, arrears of taxes due from the peasants, falling income, and so on.”


Ivan Gontsjarov (18 juni 1812 – 27 september 1891)
Cover

 

Zie voor nog meer schrijvers van de 18e juni ook mijn blog van 18 juni 2016 deel 2.

Saul Bellow, Ion Creanga, Oktay Rifat, Peter Kurzeck, Antun Mihanović,, Tijl Nuyts

De joods-Amerikaanse schrijver Saul Bellow werd geboren op 10 juni 1915 te Lachine, een voorstad van Montreal. Zie ook alle tags voor Saul Bellow op dit blog.

Uit: By The St. Lawrence

“Not the Rob Rexler?
Yes, Rexler, the man who wrote all those books on theater and cinema in Weimar Germany, the author of Postwar Berlin and of the controversial study of Bertolt Brecht. Quite an old man now and, it turns out, though you wouldn’t have guessed it from his work, physically handicapped-not disabled, only slightly crippled in adolescence by infantile paralysis. You picture a tall man when you read him, and his actual short, stooped figure is something of a surprise. You don’t expect the author of those swift sentences to have an abrupt neck, a long jaw, and a knot-back. But these are minor items, and in conversation with him you quickly forget his disabilities.
Because New York has been his base for half a century, it is assumed that he comes from the East Side or Brooklyn. In fact he is a Canadian, born in Lachine, Quebec, an unlikely birthplace for a historian who has written so much about cosmopolitan Berlin, about nihilism, decadence, Marxism, national socialism, and who described the trenches of World War I as “man sandwiches” served up by the leaders of the great powers.
Yes, he was born in Lachine to parents from Kiev. His childhood was divided between Lachine and Montreal. And just now, after a near-fatal illness, he had had a curious desire or need to see Lachine again. For this reason he accepted a lecture invitation from McGill University despite his waning interest in (and a growing dislike for) Bertolt Brecht. Tired of Brecht and his Marxism-his Stalinism-he stuck with him somehow. He might have canceled the trip. He was still convalescent and weak. He had written to his McGill contact, “I’ve been playing hopscotch at death’s door, and since I travel alone I have to arrange for wheelchairs between the ticket counter and the gate. Can I count on being met at Dorval?”
He counted also on a driver to take him to Lachine. He asked him to park the Mercedes limo in front of his birthplace. The street was empty. The low brick house was the only one left standing. All the buildings for blocks around had been torn down. He told the driver, “I’m going to walk down to the river. Can you wait for about an hour?” He anticipated correctly that his legs would soon tire and that the empty streets would be cold, too. Late October was almost wintry in these parts. Rexler was wearing his dark-green cloaklike Salzburg loden coat.”

 


Saul Bellow (10 juni 1915 – 5 april 2005)
 

 

De Roemeense schrijver Ion Creanga werd geboren op 10 juni 1839 in Humuleşti. Zie ook alle tags voor Ion Creanga op dit blog.

Uit: Memories of My Boyhood (Vertaald door Ana Cartianu en R.C. Johnston)

“Yet, the true St. Nicholas seems to have been mindful of me, for, lo and behold, that blessed boy walked into the schoolroom. Where upon, with permission or not, I made for the door, slipped out quickly, and, never lingering about the school, took to my heels homewards! A glance over my shoulder showed me two hulking brutes already on my tracks. Then I started running so fast that my feet struck sparks out of the ground! I passed our house without going in, turned left and entered the yard of one of our neighbors; from the yard I went into the stableyard, and from the stableyard into the maize field, newly hoed and tilled, with the boys after me. Before they reached me, scared out of my wits as I was, I somehow managed to burrow into the mound at the root of a maize stalk. Nica, Costache’s son, with Toader, Catinca’s son, an equally loathsome brute, passed by me, saying just what they were going to do to me.
Surely the Lord blinded them, so that they couldn’t find me! After a while, hearing no rustling of maize leaves, not even a hen scratching the ground, I suddenly darted out, with earth on my head, and rushed home to mother and began telling her with tears in my eyes that I would not go back to school, no, not if they were to kill me. The next day, however, the priest came to our house and settled things with father; they calmed me down and took me back to school again. “For really, it’s a pity to be left without any education, ” the priest was saying, “you’re now past your ABC’s, you’re working on the prayerbook, and, one of these days, you’ll go on to the psalter, which is the key to all wisdom. And who can tell what time has in store for us? Maybe you’ll live to become the priest here, at the church of St. Nicholas, because it’s for the likes of you that I take the pains I do. I have an only daughter, and I will think seriously about my choice of a son-in-law.”


Ion Creanga (10 juni 1839 – 31 december 1889)

 

De Turkse dichter Oktay Rifat werd geboren op 10 juni 1914 in Trabzon. Zie ook alle tags voor Oktay Rifat op dit blog.

 

Agamemnon I (Fragment)

Leaving the ships to be scraped we trudged on, and reached a valley; each of us rolled a cigarette with fingers gnarled or missing.
A smoke killed time as we crouched and leant against the rocks.
The quickest way to kill time! It gets less and less or ends for good. Or then again, it expands against the pull of earth and the north-caster! Panting like squirrels, suspicious, always suspicious!
Whatever is ours is behind the mountain. But they are there, running away in the sudden flight of a partridge, or in a lizard’s glance, in every hole and under every stone.
They turned their fiery sharp savage weapons of destruction against us, cowardly with their long-shadowed spears, murderous as their guns or mortars, shells and bazookas.
Just when we say they can’t increase, they do! Their faces are like ours but inside their armour are gods, their luminous eyes terrifying!
`What have we done wrong?’ we asked, ‘can someone tell us our crime?’ We know the weight of guilt. Our backs bent double under this rock, our teeth blackened with tbis water.
If we must land up in hospital wards or in prison cells, or be sold dirt-cheap in the labour-market, so be it!
From behind the barbed wire let’s look at someone taking random instant photographs of the white muslin over the copper yoghurt vessel, or of the huge Prison full of light!

In the evening the water in our jug is finished and perched on stone, or sometimes concrete, our birds all fly away.
One piece of lokum remains on the rose-patterned plate – God knows how! The fruit on the branch consumes night for us.
Yes, for us! Agamemnon laughs at this. Diomedes belts on his swords to become the icon of deathless epics.

 

Vertaald door Richard McKane en Ruth Christie

 
Oktay Rifat (10 juni 1914 – 10 april 1988)
Trabzon

 

De Duitse schrijver Peter Kurzeck werd geboren op 10 juni 1943 in Tachau, Bohemen. Zie ook alle tags voor Peter Kurzeck op dit blog.

Uit: Ein Kirschkern im März

„Im Westend ein vornehmes Mietshaus. Die Wohnung im zweiten Stock und im Dachgeschoß nochmal zwei Zimmer. Birgit und Peter heißen meine Gastgeber. Und Domi ihr Sohn. Mit Carina im Kinderladen. Birgit ist Lehrerin. Sie will malen. Als Lehrerin eine halbe Stelle. Schon ihr Leben lang will sie malen. Und Peter (der andere Peter, sagen Domi und Carina, mein Peter und dein Peter) am Institut für Friedens- und Konfliktforschung. Bart und Doktortitel. Ein freundliches Gesicht. Birgits Arbeitszimmer mit hellen Möbeln, die nach Bienenwachs riechen. Ihr Schreibtisch schon für mich leergeräumt. Über dem Schreibtisch ein Oberlichtfenster. Viel Himmel und den ganzen Tag hell das Licht auf den Schreibtisch. Ein großer Strauß frische Tulpen und ein voller Obstkorb für mich. Wie für ein Bild der Obstkorb und Kunstbücher in den Regalen. Teppich und Holzfußboden. Und ein Sofa, aus dem man mit drei Handgriffen ein Bett machen kann. Hier also. Und daneben das zweite, sein Arbeitszimmer. Groß. In der Mitte ein Schreibtisch und noch zwei Tische daneben. Überall Papier, Akten, Mappen und Ordner. Regale, ein Schrank. Auf dem Fußboden Domis Spielzeug. Playmobil. Eine Ritterburg, Elefanten, Bauernhoftiere, ein Indianerlager und Schiffe. Ein Meer von Schiffen. Drei Fenster nach Westen und unter den Fenstern eine stille Nachmittagsseitenstraße. Du kannst mein Arbeitszimmer auch mitbenutzen, sagt er zu mir. Tagsüber sowieso, tagsüber ist er in seinem Büro. Mitbenutzen nicht, sagte ich mir, aber manchmal zur Tür herein und durch das Licht und die Stille von Fenster zu Fenster. Hier also! Und dann noch das Bad. Ein kleines perfektes Bad. Für heißes Wasser ein Boiler mit bunten Lämpchen. Und im Vorraum zum Bad Waschmaschine, Kühlschrank und Kochplatte. Also gerettet? In Sicherheit? Vorerst gerettet, aber wie lang? Und zusammen mit Freunden noch ein Haus auf dem Land, sagen meine Gastgeber am ersten Tag mittags beim Essen zu mir.In der Schwalm. Klein und alt und für die Wochenenden beinah schon ein bißchen zu weit. Ein Fachwerkhaus mit spitzem Giebel und kleinen Fenstern. Und ein Gärtchen dabei und im Gärtchen die Jahreszeiten. Vielleicht bald einmal zusammen hinfahren, sagen sie. Mit den Kindern. Wenn es jetzt wärmer wird. Görzhain heißt das Dorf. In der Schwalm sind die Winter länger. Schön, daß Carina und Domi sich so gut verstehen. Als Gast, wie lang bleibt man als Gast? Mittag, der erste Tag. Mit meinen Gastgebern essen und nach dem Essen noch jeder einen Kaffee.“


Peter Kurzeck (10 juni 1943 – 25 november 2013)

 

De Kroatische dichter en diplomaat Antun Mihanović werd geboren in Zagreb op 10 juni 1796. Zie ook alle tags voor Antun Mihanović op dit blog.

 

Ons mooie vaderland

Ons mooie vaderland,
Zo onverschrokken en verfijnd,
De oude glorie van onze vaders,
moge u voor altijd gelukkig zijn.
Beste, u bent voor ons als enige glorieus,
U bent ons als enige lief,
Beste, waar u een vlakte bent,
Beste, waar u een berg bent.
Drava, Sava, blijf stromen,
Noch de Donau verliest kracht.
Diepe blauwe zee, vertel de wereld,
Dat een Kroaat van zijn volk houdt.
Zolang z’n gebieden in de zonneschijn warm zijn,
Zolang z’n eiken door wilde winden worden geschud,
Zolang z’n doden in graven verborgen liggen,
Zolang zijn levende hart slaat.


Antun Mihanović (10 juni 1796 – 14 november 1861)

 

Onafhankelijk van geboortedata:

De Vlaamse dichter Tijl Nuyts werd geboren in 1993. Zie ook alle tags voor Tijl Nuyts op dit blog.

 

Safra

het tetragrammaton licht op in het duister
zon breekt als een stralend mes in onze ogen

onder de trompetboom drinken we zwart vocht
en lezen boeken vol mensenproza
de tijd is een tumor die de taal in een hoek drukt

ik zal jullie vertellen wat ik gisteren zag
vanuit mijn zetel van bruine skai, in de schaduw van de ficus:

een kleuter-krijger liep over het hete asfalt de rotonde op
en slalomde tussen de auto’s

toen hij stilstond op het riooldeksel was de straat leeg
het ene moment stond hij gewoon naast de brievenbus en de kriekelaar
het volgende werd hij opgegeten door papier

(het klinkt raar, ik weet het, maar zo ging het):

boodschappenlijsten, doktersvoorschriften, boeken over ibn ‘arabi
werden aangeblazen door de lome wind en drukten zich op zijn
zomerarmen, -benen, -schouders, -hoofd, -romp, -handen, -voeten;
de bladen bezetten zijn lichaam met kleur en lastlijn

de kleuter-krijger werd volledig gemummificeerd

toen het oud papier even later wegwaaide
was de kleuter-krijger verdwenen

 
Tijl Nuyts (Kortrijk (?), 1993)

Maarten Doorman, Paul Beatty, Xander Michiel Beute, Anton Roothaert, Mirko Bonné, Curzio Malaparte, Jian Ghomeshi, Charles Webb, Rudolf Borchardt

De Nederlandse dichter, schrijver, criticus en filosoof Maarten Doorman werd geboren op 9 juni 1957 in Medina Sidonia (Spanje). Zie ook alle tags voor Maarten Doorman op dit blog.

 

IJskristallen

Zo koud werd het in huis,
zo koud als de winter
dat we vastvroren
aan elkaar.

Elke poging tot een gebaar
ging verloren in
splinters ijs op de huid.
Elk geluid werd flinterdun.

Toen de dooi inviel
smolt ook de glasheldere pijn
die ons zo omzichtig had aangeraakt.

O, dat ijskoud liefhebben
dat mijn samenzijn met jou
mogelijk maakt, onmogelijk maakt.


Ingevroren, bewaard (1)

Langs de slootrand gleed ik
naar beneden, gehurkt
op het ijs.
Alles was heel wit.

Ik wiste de sneeuw van het water
tot ergens zichtbaar
de diepte werd.

Daar zat een kikker heel stil
onder mijn voet, hij staarde
naar belletjes in het loden licht.

Koud streelde mijn kleine hand
het harde oppervlak.
Wij keken een andere kant op,
ik tegemoet.

  

Ingevroren, bewaard (2)

Zo had ik kort daarvoor gelegen
in het ziekenhuis,
een beetje schuin
bij een wand van glas.

Daarachter mochten mensen
bewegen: ik in mijn eigen verband
gewikkeld
peilde nog niet de afstand.

Die bleek heel klein,
ook toen de ruit weg was
lieten ze mij niet vallen.

Alleen op het ijs was ik alleen
met mijn dodehand.


Maarten Doorman (Medina Sidonia, 9 juni 1957)

 

De Amerikaanse schrijver Paul Beatty werd geboren op 9 juni 1962 in Los Angeles. Zie ook alle tags voor Paul Beatty op dit blog.

Uit: De verrader (Vertaald door Gerda Baardman en Bart Gravendaal)

“Je hoort te huilen als je vader sterft. Het systeem te vervloeken omdat je vader dood is door toedoen van de politie. Je beklagen dat je tot de lagere middenklasse behoort en kleurling bent in een politiestaat die alleen rijke blanken en filmsterren van elk ras beschermt, al kan ik me even geen enkele Aziatisch-Amerikaanse ster voor de geest halen. Maar ik huilde niet. Ik dacht dat zijn dood een truc was. Een van zijn ingewikkelde plannetjes om me iets te leren over de positie van het zwarte ras en me te stimuleren iets van mezelf te maken, ergens verwachtte ik dat hij zou opstaan, het stof van zijn pak zou kloppen en zeggen: ‘Kijk nigger, als dit de slimste zwarte ter wereld kunt overkomen, stel je dan eens voor wat jij aan jouw stomme reet kan krijgen. Dat racisme dood is betekent niet dat ze niet nog steeds niggers zonder aanleiding neerschieten.’
Nou, wat mij betreft zal dat hele zwart-zijn me aan mijn reet roesten. Tot op heden heb ik, als het volkstellingsformulier weer eens in de bus valt, bij de vraag over ‘RAS’ altijd het vakje ‘anders’ aangevinkt en trots ‘Californiër’ ingevuld. Natuurlijk kwam er dan twee maanden later een volksteller aan de deur, die één keer naar me keek en zei: ‘Vuile nigger. Wat heb jij als zwarte tot je verdediging aan te voeren?’ En als zwarte heb ik nooit iets tot mijn verdediging aan te voeren. Vandaar de noodzaak van een motto dat ik, als we het hadden gehad, met geheven vuist zou uitschreeuwen om vervolgens de deur voor de neus van de overheid dicht te smijten. Maar we hebben er geen. Dus mompel ik ‘sorry’ en krabbel mijn initialen naast het vakje met ‘Zwart, Afro-Amerikaan, neger, lafaard’.
Nee, dat beetje inspiratie dat ik in het leven bezit, komt niet voort uit een gevoel van raciale trots. Het is afkomstig uit hetzelfde eeuwenoude verlangen dat grote presidenten en grote pretendenten heeft voortgebracht, en geboren captains of industry en captains van footballteams; het oedipale verlangen dat een man aanzet tot allerlei shit die we liever niet zouden doen, zoals een oefenwedstrijd basketbal spelen of met het buurjongetje op de vuist gaan, want in mijn familie beginnen we nooit, maar reken maar dat we het afmaken. Ik heb het alleen maar over die elementairste aller basisbehoeften, die van het kind om de vader te behagen.”

 
Paul Beatty (Los Angeles, 9 juni 1962)

 

De Nederlandse schrijver Xander Michiel Beute werd geboren op 9 juni 1975 te Gouda. Zie ook alle tags voor Xander Michiel Beute op dit blog.

Uit: Nachtvoorstelling

“Het is de hoogste tijd. Ik moet zo snel mogelijk naar huis. Een knal voor mijn ogen kan ik krijgen. De vuist raakt mijn voorhoofd. Ik voel het vel boven mijn wenkbrauw scheuren, mijn huid barst open. Druppels bloed lopen in mijn ogen. Het prikt. Naar huis, dat is een droom. Mijn fiets is onbereikbaar, nog geen tien nieter van me vandaan. De man heeft zijn hand op mijn borst gelegd. Mijn lichaam zit klem tussen de hand op mijn borst en de lantarenpaal in mijn rug. Die ene hand is genoeg mij volledig te bedwingen, om mij volledig de baas te zijn. Een pink zou genoeg zijn. Geruisloos vallen de vuisten in mijn gezicht. De fietssleutels in mijn broekzak steken tegen mijn bovenbeen. Dat voel ik heel duidelijk, de rest is onwerkelijk. Het is alsof ik geen lichaam meer heb. Een klap op mijn hoofd. Mijn lip barst open. Het bloed stroomt mijn mond in, de rest stroomt naar buiten en druipt langs mijn kin. Ik probeer om me heen te kijken. Mijn ogen doen pijn. Ze zitten dichtgeplakt, dikke korsten van bloed houden mijn ogen bijna gesloten… De man is niet meer alleen, het zijn er nu twee of drie. Ik probeer hun gezichten te zien, maar gezichten hebben ze niet. Handen, vuisten. Een tand haalt de binnenkant van mijn wang open. De achterkant van mijn hoofd dreunt tegen de lantarenpaal elke keer als ik geslagen word. Ik tel de slagen in mijn gezicht. De knallen voor mijn kop. Het gebonk van vuisten op mijn ogen, mijn kin, mijn wangen. Het zoute zweet prikt in de open wonden. Mijn neus gloeit. Bij de vijfde klap zak ik door mijn benen en val op de grond. Mijn hoofd hangt langs mijn romp. Ik weet mijn handen voor mijn gezicht te krijgen. Dekking hoog houden Maarten! Ik merk dat ik op de grond lig, de keien steken in mijn vlees. Mijn gezicht is bloedheet. De hitte brandt alles weg. Verschillende handen trekken me weer omhoog, opnieuw tegen de lantarenpaal. Terechtgesteld. Ik word terechtgesteld! Mensen schreeuwen. Iedereen lacht en praat door elkaar, ik kan niemand meer verstaan. Niets. Iemand schreeuwt. Het is een kreet, ik kan geen woorden ontdekken. ’Kijk me godverdomme aan als ik tegen je praat! ’ Het is de man. Dit kan niet meer, het moet ophouden. Er zit een grote rode vlek op mijn overhemd. Het is bloed. Ze slaan me dood! Een klap in mijn maag. Ik ijl door alles heen. Ogen opendoen. Helder blijven. Het is niets anders dan een stomme poging om de man die voor me staat aan te kijken. Een verblindend licht stroomt mijn kop binnen, Het suist in mijn oren. De stemmen. Ze houden niet op.”


Xander Michiel Beute (Gouda, 9 juni 1975)

 

De Nederlands schrijver en jurist Antonius Martinus Henricus (Anton) Roothaert werd geboren in Tilburg op 9 juni 1896. Zoe ook alle tags voor Anton Roothaert op dit blog.

Uit: Doctor Vlimmen

“Treeborg geraakt in de war. Hij is er maar half met zijn hoofd bij, wachtte slechts op een opening om zichzelf te gaan huldigen en nu is de ander zo onbeleefd om de aandacht af te leiden… Waarom bemoeit hij zich ook met dien veebonk?….
De veebonk ziet, dat de feut de mop niet schijnt te snappen, is onmiddellijk overtuigd, dat het wel weer aan zijn eigen onhandigheid zal liggen, laat zijn mislukte komieken-ernst los en lacht nu dwaas maar verduidelijkend.
‘O, je bedoelt het circus?’ vraagt Treeborg intelligent, grijnst noodgedwongen mee en ergert zich. Maar de bomen gaan op en Vlimmen trapt zenuwachtig op de starter. Dan, met het gevoel of iemand anders het doet, steekt hij de hand op, zegt; ‘Nou, beterschap ermee!’, schrikt er zelf van en rijdt met een warm hoofd door.
Treeborg wuift even. ‘Adieu!’ Hij verwenst den veebonk van harte en spreekt met zichzelf af, dat het de laatste keer is geweest. Toch vindt hij het eigenlijk zeer ongepast, dat iemand als Vlimmen aan hèm het land durft te hebben, of liever: niet wat meer tegen hem opziet en begint terstond weer een ander verhaal te verzinnen ter ere van hemzelf.
Onderweg begroot Vlimmen de aangerichte schade… Het is zoals gewoonlijk weer van zelf misgelopen, zonder dat hij het eigenlijk wilde. Ondanks alles heeft hij toch een beetje ondeugend plezier, nu hij na jarenlange verwaarlozing niet dadelijk een pootje heeft gegeven… Toch is het stom! Die kletsmeier gaat zich nu wreken door nog wat intenser te roddelen en de kwast is overal haantje de voorste, heeft een brede kring van invloedrijke kennissen…
Hij herinnert zich het voorlaatste treffen met Treeborg, al jaren geleden… Een rechtstreeks treffen was het niet; ze troffen elkaar langs Janus Oerlemans van de Groenen Hoek.”


Anton Roothaert (9 juni 1896 – 29 maart 1967)

 

De Duitse dichter, schrijver en vertaler Mirko Bonné werd op 9 Juni 1965 in Tegernsee / Oberbayern. Zie ook alle tags voor Mirko Bonné op dit blog.

Uit: Lichter als der Tag

“Aus der Zeit, als er noch ein Junge gewesen war, kannte er ein Licht, das fand er später für sehr lange Zeit nur in der Bahnsteighalle seiner Stadt wieder, und auch nur an bestimmten Tagen. Er dachte oft darüber nach, woran es lag, dass etwa ein Tag Ende April dieses Leuchten hatte, aber einer Anfang Mai nicht. Doch er wartete auch einfach gern, und wenn er in der Mittags-pause mit der U-Bahn vom Hafen zum Hauptbahnhof fuhr, dann war er umso froher, wenn das Licht über-raschend da war. Einmal hatte er als Gymnasiast ein ähnliches Leuchten auf einem alten Gemälde gesehen, vor dem in einer Aus-stellung über Landschaftsmalerei seine Kunstlehrerin stehen geblieben war, um der Klasse etwas über den Impressionismus und seine Vorläufer zu erzählen. Das Bild, nicht sehr groß und eher unscheinbar, stammte von Camille Corot, spätsommerliche Bäume stellte es dar, Pappeln, Robinien, in der Ferne eine Hügelkette und im Vordergrund den Rand eines Feldes, an dem ein Land-arbeiter Getreide schnitt und eine Frau mit Kleid, Schürze und einer Haube auf dem Kopf dem Mann zusah. Wei-zenfeld im Morvan — was das bedeutete, wusste niemand, bis Moritz, sein bester Freund, ihnen erklärte, der Mor-van sei ein Landstrich im Burgund, ein mittelfranzösi-sches Granitmassiv. Auf Corots Gemälde schien alles in ein Licht getaucht, als würde man durch ein Fenster auf einen Sommertag blicken, der längst vergangen war und zugleich bis heute anhielt.
Der Himmel über der Stadt erschien Raimund Merz nie riesig oder gar endlos, selbst dann nicht, wenn er so hell-blau war wie das Kleid der Frau am Rand des Weizenfel-des auf dem Bild. Am Horizont, Richtung Hafen und Elbe, war allerdings des öfteren ein rosiger Schimmer zu sehen, und schon als Junge, wenn er mit den anderen Kin-dern über die Redder der Feldmark gelaufen war, hatte er sich an der Pracht des Hamburger Himmels gar nicht sattsehen können. Raimund Merz hatte nur wenig ver-misst, als er nach dem Abi und dem Zivildienst für ein paar verschenkte Semester nach England ging, angeblich um Biologie zu studieren; aber dieses Heimweh, eigent-lich ein Lichtweh, war nicht besser geworden, als er mit Mitte zwanzig zurückkam und für ein knappes Jahrzehnt nach Berlin zog, weil seine Frau es für ihren Werdegang und auch seinen vorteilhaft fand, wenn sie eine Zeit lang dort lebten, wo jeder lebte, der etwas aus sich und seinem Leben machen wollte. Merz hatte diesen um sich selbst kreisenden Ehrgeiz nicht. Floriane hatte ihn nach England begleitet. NVihrend er das Studium hinwarf und anfing, lustlos bei Zeitschriften zu jobben, studierte sie in Birmingham Zahnmedizin und auf Anraten ihrer Mutter dazu auch gleich Medizin. Von Anfang an sollte Flori Kieferchirurgin werden. Er blickte stattdessen in den Himmel und die Wollten an.“


Mirko Bonné (Tegernsee, 9 juni 1965)
Cover

 

De Italiaanse schrijver van Duitse afkomst Curzio Malaparte (pseudoniem van Kurt Erich Suckert) werd geboren in Prato Toscane, 9 juni 1898. Zie ook alle tags voor Curzio Malaparte op dit blog.

Uit: Kaputt (Vertaald door Hellmut Ludwig)

„Die Birkenruten hinterließen auf diesem schwammigen Fleisch ihre weißen Spuren, die sodann rot wurden und verschwanden. Ein beweglicher Wald von Birkenlaub erschien und verschwand an Himmlers Haut. Die nackten Männer hoben und senkten die Geißeln mit wütender Heftigkeit: Der Atem entfuhr mit kurzem Zischen ihren geschwellten Lippen. Himmler versuchte anfangs, sich abzuschirmen, indem er das Gesicht mit den Armen verdeckte und lachte; aber es war ein gezwungenes Lachen, das Wut und Angst verriet. Dann, als die Gerten ihm die Flanken peitschten, wand und krümmte er sich nach allen Seiten, schützte sich den Bauch mit den Ellbogen, stellte sich auf die Fußspitzen, zog den Hals zwischen die Schultern und lachte unter den Peitschenschlägen sein hysterisches Lachen, so als litte er mehr unter dem Kitzeln als unter den Streichen der Birkenreiser. Schließlich erspähte Himmler die offene Saunatür hinter uns und, die Arme vorstreckend, um sich Platz zu schaffen, bahnte er sich einen Weg, erreichte die Tür und, verfolgt von den nackten Männern, die nicht abließen, auf ihn einzupeitschen, entfloh er laufend zum Fluß hinüber und sprang ins Wasser.“


Curzio Malaparte (9 juni 1898 – 19 juli 1957)
Cover

 

De Canadese schrijver, muzikant en tv-en radiopresentatorpresentator Jian Ghomeshi werd geboren op 9 juni 1967 in Londen en groeide op in Thornhill, Ontario. Zie ook alle tags voor Jian Ghomeshi op dit blog.

Uit: 1982

“Mitch Toker carried a knife & had a reputation for being ‘wild’.  I had secretly hoped that Mitch would hook up with my older sister, Jila, when I was in Grade 7.  That way, he would have to like me so my sister wouldn’t break up with him.  I tried to get them together on at least 3 occasions.  But one day, when Jila came to meet me at Toke’s house on our way to the mall, Mitch made the wrong move.  Seems that as Jila was waiting outside, Mitch called down to her while hanging out of one of the upper windows with no clothing on.  Jila did not witness his whole naked body, but she could certainly see his bare chest…She [later] explained that she had not been impressed with Mitch’s insistence upon ‘dangling from the window & displaying his naked torso’… Things didn’t look too positive after that for a Mitch & Jila romance.”
(…)

“Experiencing a loss can make you forget about putting on airs. Maybe that’s what happened after I lost my Adidas bag. [Forbes threw it at Joan Jett during her set with The Blackhearts at the 1982 Police Picnic concert at the CNE.] Or maybe it was a genetic predisposition to react calmly to catastrophe. My father had a knack for bringing calm to a storm. He could react with impressive composure when truly horrible things went down…My father could be calm when we needed him to be. Maybe that had rubbed off on me.”

 
Jian Ghomeshi (Londen, 9 juni 1967)

 

De Amerikaanse schrijver Charles Webb werd geboren op 9 juni 1939 in San Francisco. Zie ook alle tags voor Charles Webb op dit blog.

Uit: The Graduate

“Ben?” Mr. Robinson said, holding out his hand. “I’ve got a client waiting for me over in Los Angeles.” Benjamin nodded and shook his hand. “Real proud of you boy,” Mr. Robinson said. Benjamin waited till he had gone out the door, then turned around and walked upstairs and into his room. He closed the door behind him and sat down at his desk. For a long time he sat looking down at the rug, then he got up and walked to the window. He was staring out at a light over the street when the door opened and Mrs. Robinson stepped inside, carrying a drink and her purse. “Oh,” she said. “I guess this isn’t the bathroom is it.” “It’s down the hall,” Benjamin said. She nodded but instead of leaving the room stood in the doorway looking at him “It’s right at the end of the hall,” Benjamin said. Mrs. Robinson was wearing a shiny green dress cut very low across her chest, and over one of her breasts was a large gold pin. “Don’t I get to kiss the graduate?” she said. “What?” She smiled at him. “Mrs. Robinson,” Benjamin said, shaking his head. “I’m kind of distraught at the moment. Now I’m sorry to be rude but I have some things on my mind.” She walked across the room to where he was standing and kissed one of his cheeks. “It’s good to see you,” Benjamin said. “The bathroom’s at the end of the hall.” Mrs. Robinson stood looking at him a moment longer, then turned around and walked to his bed. She seated herself on the edge of it and sipped at her drink. “How are you,” she said. “Look,” Benjamin said. “I’m sorry not to be more congenial but I’m trying to think.” Mrs. Robinson had set her glass down on the rug. She reached into her purse for a package of cigarettes and held it out to Benjamin. “No.” She took one for herself. “Is there an ash tray in here?” “No.” “Oh,” she said, “I forgot. The track star doesn’t smoke.” She blew out her match and set it down on the bedspread. Benjamin walked to his desk for a wastebasket and carried it to the bed. He picked up the match and dropped it in.”


Charles Webb (San Francisco, 9 juni 1939)
Luke Guldan als Benjamin en Judith Lightfoot Clarke als Mrs. Robinson in een uitvoering van The Graduate inIvoryton, Essex, Connecticut, 2012

 

De Duitse dichter, schrijver en vertaler Rudolf Borchardt werd geboren op 9 juni 1877 in Königsberg. Zie ook alle tags voor Rudolf Borchert op dit blog.

 

Die September Sonette

I
Vom Tage nährt sich schon die Nacht verstohlen;
Schlaflose Stürme laufen in den Gärten
Und holen mich auf ihre blassen Fährten.
Ich binde mir die Flügel an die Sohlen
Und bin hinaus — (doch träum ich wohl). Mich holen
In ihre Reigen andere Gefährten —
Wo sah ich sie, die sich gleich Sternen mehrten
An heißen Abenden? — Ein Atemholen

Und alles hin, wie Duft. Ich bin ganz wach
Und weiß, ich geh, und sag: „Noch heute nur!”
Von Stunden ein verfließendes Gesind
Schwebt tönend fort durch Kammer, Tor und Flur.
Ich spüre vom erhobenen Gemach
Atmende Nacht und Bäume ohne Wind.

II
Atmende Nacht und Bäume ohne Wind
Verführen mich, an deinen Mund zu denken,
Und daß die Pferde, mich hinweg zu lenken,
Schon vor den Wagen angebunden sind;

Daß alles uns verließ, wie Wasser rinnt,
Daß von dem Lieblichsten, was wir uns schenken,
Nichts bleiben kann und weniges gedenken:
Blick, Lächeln, Hand und Wort und Angebind;

Und daß ich so einsam bekümmert liege,
Und dir so fern, wie du mir fern geblieben —
Die Silberdünste, die den Mond umflügeln,
Sind ihm so ferne nicht, als ich dir fliege,
So ferne Morgenrot nicht Morgenhügeln,
Als diese Lippen deinen, die sie lieben.


Rudolf Borchardt (9 juni 1877 – 10 januari 1945)
In 1935

 

Zie voor nog meer schrijvers van de 9e juni ook mijn vorige blog van vandaag.

Willy Roggeman, Jurij Brězan, José Antonio Ramos Sucre, Akaki Zereteli, John Gillespie Magee jr., Bertha von Suttner

De Vlaamse dichter en schrijver Willy Roggeman werd geboren in Ninove op 9 juni 1934. Zie ook alle tags voor Willy Roggeman op dit blog.

 

Bewegingen / Sätze

Karstpegels aan het hart, rekt de tijd
seizoenen voorbij hun hoopfiguur.
Hoe zoekt de kanskubus zijn vrijheid?
Roestvlek op het oog, beet van herfstzuur.

Zwaarte der breeknoot, haar bolster sluit
de denkkwab. Echo in de droomkeel
verschuift in het tijdglas elk geluid
van zandgruis. Weg naar het tegendeel.

Doorzichtig wordt de kramp der glasklok,
het lichaam strekt zich, heesterbedding
van pijn langs, stilte in de treurvlok
liedsneeuw. Op twijfel sluit de tongring.

 
Willy Roggeman (Ninove, 9 juni 1934)
Cover

 

De Sorbische schrijver Jurij Brězan werd geboren in Räckelwitz op 9 juni 1916. Zie ook alle tags voor Jurij Brězan op dit blog.

Uit: Der alte Mann und das enge Weite

„Manchmal wenn die ersten Nebel aus dem Wald kriechen, fällt wohl ein ganzes Regiment Stare mit grellem Gelärm und nervösem Geflatter hier ein, manchmal auch eine Horde von zehn oder zwölf Jungraben, die sich im krächzenden Durcheinander offenbar gegenseitig die Landschaft erklären. Die beiden Alten mögen solche Gesellschaft nicht, sie meiden dann den Baum.
Jetzt haben sie genug geredet, über das Wetter vielleicht oder wo und wie sie den Rest des Tages verbringen könnten, gemeinsam wie immer, seit sie sich kennen, zwanzig oder sechsunddreißig Jahre, sie fliegen ab.
Der Mann sieht ihnen nach, nimmt den Stock wieder in die rechte Hand, die Knie haben ihre Schmerzpause gehabt, jetzt schafft er den Anstieg ohne weiteren Aufenthalt. Er ist zufrieden, mit den Knien, dem ruhigen Atmen nach dem ungewohnten Ausflug, und überhaupt mit sich, dass er leichten Fußes den Hügel hinab zum Teich gegangen ist. Es war eine schöne kleine Freude zu erleben, wie die Schwanenfamilie sich auf sein Rufen hin am jenseitigen Ufer in Formation versammelte und – der Alte voran, die Küken in der Mitte und achtsam die Schwänin im Wortsinne als Nachhut – hergeschwommen kamen, obwohl er sie doch sehr selten noch besuchte: mit dem Auto unterwegs auf dem Teichdamm nur kurz anhaltend, und meistens hatte er das Brot vergessen. Heute hat er es ihnen ins Wasser gebröckelt, die Küken haben aufgeregt gefischt, der Alte einige größere Brocken geschnappt und die Schwänin das Ufer im Auge behalten – man kann nie wissen, ob sich der Fuchs nicht anschleicht. Sie ist dann auch als Erste abgedreht, die Küken sind ihr zögernd gefolgt und der Alte hat zum Mann am Ufer hin ein Dankeschön geknarrt. Nun auf dem Wege die kurze Steigung hinauf, die Augen vor sich auf dem unebenen Boden unter seinen Füßen, geht der Mann an der Eiche vorbei, streift mit einem Blick den knorrigen Fuß des nachbarlichen Riesen und denkt – oder murmelt vielleicht – »Alt möcht’ ich werden wie ein Baum …«, Verszeile eines Dichters, den er gekannt hat damals, als er gelegentlich mit der Frau noch wanderte, einen Tag lang, dreißig oder vierzig Kilometer, und war danach, mit einem Glas Wein unter dem Hausdach oder vor dem Kamin, stolz auf die Leistung seiner zierlichen Frau und einverstanden mit sich gewesen.“


Jurij Brězan (9 juni 1916 – 12 maart 2006)

 

De Venezolaanse dichter, schrijver en geleerde José Antonio Ramos Sucre werd geboren op 9 juni 1890 in Cumaná. Zie ook alle tags voor José Antonio Ramos Sucre op dit blog.

 

Life of the Damned (Fragment, vertaald door Cedar Sigo en Sara Bilandzija)

Curiosity misled me into an unfortunate marriage. I married a young woman whose body mirrored mine, save for one unique improvement. I treated her with scorn, loved her as I would a collapsible doll. I soon became bored with the childish, often bothersome creature & decided to just kill her in order to learn more.

I directed her towards an empty ditch in the yard of our home. I carried an iron block in my hand & used it to club her once above the ear. The girl fell upon her knees in the hole, shrieking weakly, such an idiot. I covered her with dirt & that night sat alone at the table toasting her absence.

That night and many others that followed a sudden brilliance illuminated my bedroom, banishing any thought of sleep. I began to lose my strength, became thin & pale. To distract myself I rode away on horseback towards the outskirts of the city through blank countryside. I would rest beneath the same ancient tree, the right sort of place to meet with your mistress. During these rests I could hear scattered & confused murmurs, incapable of true articulation. For days I stayed beneath the tree, my reason became blinded – a nervous breakdown. I awoke nailed to this round chair in the care of my loyal servant who defended me when I was young.

I pass the time in anxious silence, the bottom half of my body covered in a wide blanket. I wish to die & seek dark suggestions, next to me a candelabra (from the attic) is burning.

It is there that the spectre of my woman returns to visit. She walks toward me, vengeful hands in the air, my servant is cornered in fear. But I will not abandon this mansion until I succumb to the bitter ghost. I want to escape mankind even after death & have ordered this mansion destroyed the day after I die, in a tornado of fire together with my body.


José Antonio Ramos Sucre (9 juni 1890 – 13 juni 1930)

 

De Georgische dichter, schrijver en politicus Akaki Zereteli werd geboren op 9 juni 1840 in Schwitori. Zie ook alle tags voor Akaki Zereteli op dit blog.

 

Gamzrdeli (Fragment)

A tiny hut that seems to be
From far away a swallows nest
Stands high upon a mountain steep;
And nestles closely to its breast.

Though frosts may bite and sunbeams scorch,
And thunders roar or lightning flash,
The hut stands sheltered midst the clouds
Above the tempests’ rage and crash.

But when the moon sheds all her silver,
Or morning stains the skies in rose,
The hut looks down on fields and valleys
That lie below in sweet repose.

The little hut was made of twigs,
That hand and love has rudely tied;
Though simple was its modest guise,
With palaces of gold it vied.

Before the rustic little bower
A steep and winding pathway lay;
And only one who knows no fear
Would dare to tread that narrow way;

Or one who rides a sprightly horse,
A well-breathed one of mountain breed,
As hot as fire, as light as wind,

 
Akaki Zereteli (9 juni 1840 – 26 januari 1915)

 

De Brits-Amerikaanse dichter en piloot John Gillespie Magee jr. werd geboren op 9 juni 1922 in Shanghai. Zie ook alle tags voor John Gillespie Magee jr. op dit blog.

 

High Flight

Je me suis libéré des emprises de la terre, pour danser dans le ciel,
sur des ailes argentées d’un grand ris.
Je suis allé vers le soleil,
j’ai rejoint les cascades chaotiques de nuages tranchés de lumière.

Et là, j’ai vécu des moments dont vous n’avez jamais rêvé !
Voler, Planer, Balancer si haut dans le Silence solaire…

Suspendu, j’ai pourchassé le vent hurlant,
et lancé mon vaisseau au travers de fabuleuses cavernes,
pleines d’un air raffiné.

Haut, plus haut, au long d’un délire de Bleu brûlant,
j’ai survolé les sommets balayés de vent,
dans une sérénité que nul aigle,
nulles alouettes, n’ont jamais vécu.

Puis, alors que mon esprit silencieux s’élevait,
au travers du sanctuaire inviolé de l’Espace…

j’ai sorti une main…

et caressé le visage de Dieu.

 
John Gillespie Magee jr. (9 juni 1922 – 11 december 1941)

 

De Oostenrijkse schrijfster en pacifiste Bertha Sophie Felicitas Barones von Suttner werd geboren op 9 juni 1843 in Praag. Zie ook alle tags voor Bertha von Suttner op dit blog.

Uit: Memoiren

„Wenn ich vorhin sagte, von jenem Typus leben noch einzelne Exemplare, so habe ich mich wahrscheinlich geirrt. Es ist einfach unmöglich, daß heute noch in irgendeinem Kopfe die Welt sich so spiegelt, wie sie sich in den Köpfen derer spiegelte, die noch im achtzehnten Jahrhundert geboren wurden, die die erste Einführung der Eisenbahn erlebten, die das erste Photographieblatt in Händen hielten, die mit einigem Widerwillen die Oelbeleuchtung durch das Petroleum verdrängt sahen. Zu jenem altösterreichischem Typus (mit den altenglischen oder sonstigen altnationalen Typen geht es ebenso) gehört eine gewisse Beschränkung der Erfahrungen und des Wissens, welche heute auch in den konservativsten Kreisen nicht mehr bestehen kann.
Daß sich die Typen von Geschlechtsfolge zu Geschlechtsfolge ändern, daß die Anschauungen, Ansichten, Gefühle wechseln, das kann man am besten an sich selber beurteilen, wenn man in die Vergangenheit zurückblickt. Jeder Mensch, obwohl er zumeist den Wahn hegt, ein gleiches, fortgesetztes Ich mit bestimmten Charaktereigenschaften zu sein, ist ja selber eine Kette der verschiedensten Typen. Jede neue Erfahrung – ganz abgesehen von den körperlichen Veränderungen des Aufblühens und Abwelkens, des Gesund- oder Krankseins – modifiziert das geistige Wesen. Wieviel man sieht, ob als Landschaftsbild mit dem körperlichen Auge oder als Weltanschauung mit dem geistigen, ist nicht Sache des mehr oder minder kräftigen Sehvermögens, sondern besonders Sache des Horizonts.
Wenn ich in meine Kindheit und Jugend zurückblicke, so sehe ich mich nicht als Dieselbe, Geänderte, sondern sehe nebeneinander stehend die verschiedensten Mädchengestalten, jede mit einem anderen Horizont von Ideen und von anderen Hoffnungen, Interessen und Empfindungen erfüllt. Und wenn ich die Gestalten aus meinem reiferen Frauenalter oder gar meinem jetzigen danebenhalte, was habe ich (außer der bloßen Erinnerung, so blaß wie die Erinnerung an längst gesehene Gemälde oder längst gelesene Bücher) mit jenen Schemen gemein und was sie mit mir? Zerfließende Nebel, flatternde Schatten, verwehender Hauch: das ist das Leben …“


Bertha von Suttner (9 juni 1843 – 21 juni 1914)

Allen Ginsberg, Philippe Djian, Maarten van Buuren, Solomonica de Winter, Monika Maron, Larry McMurtry, Norbert Gstrein, Wolfgang Cordan, Gerhard Zwerenz

De Amerikaanse dichter Irwin Allen Ginsberg werd geboren in Newark, New Jersey, op 3 juni 1926. Zie ook alle tags voor Allen Ginsberg op dit blog

Uit: Howl (Fragment)

“…who sang out of their windows in despair, fell out of the subway window, jumped in the filthy Passaic, leaped on negroes, cried all over the street, danced on broken wineglasses barefoot smashed phonograph records of nostalgic European 1930s German jazz finished the whiskey and threw up groaning into the bloody toilet, moans in their ears and the blast of colossal steamwhistles, who barreled down the highways of the past journeying to each other’s hotrod-Golgotha jail-solitude watch or Birmingham jazz incarnation, who drove crosscountry seventytwo hours to find out if I had a vision or you had a vision or he had a vision to find out Eternity, who journeyed to Denver, who died in Denver, who came back to Denver & waited in vain, who watched over Denver & brooded & loned in Denver and finally went away to find out the Time, & now Denver is lonesome for her heroes, who fell on their knees in hopeless cathedrals praying for each other’s salvation and light and breasts, until the soul illuminated its hair for a second, who crashed through their minds in jail waiting for impossible criminals with golden heads and the charm of reality in their hearts who sang sweet blues to Alcatraz, who retired to Mexico to cultivate a habit, or Rocky Mount to tender Buddha or Tangiers to boys or Southern Pacific to the black locomotive or Harvard to Narcissus to Woodlawn to the daisychain or grave, who demanded sanity trials accusing the radio of hypnotism & were left with their insanity & their hands & a hung jury, who threw potato salad at CCNY lecturers on Dadaism and subsequently presented themselves on the granite steps of the madhouse with shaven heads and harlequin speech of suicide, demanding instantaneous lobotomy, and who were given instead the concrete void of insulin Metrazol electricity hydrotherapy psychotherapy occupational therapy pingpong & amnesia, who in humorless protest overturned only one symbolic pingpong table, resting briefly in catatonia, returning years later truly bald except for a wig of blood, and tears and fingers, to the visible madman doom of the wards of the madtowns of the East, Pilgrim State’s Rockland’s and Greystone’s foetid halls, bickering with the echoes of the soul, rocking and rolling in the midnight solitude-bench dolmen-realms of love, dream of life a nightmare, bodies turned to stone as heavy as the moon, with mother finally ******,”

 
Allen Ginsberg (3 juni 1926 – 6 april 1997)
Dane DeHaan als Lucien Carr en Daniel Radcliffe als Allen Ginsberg in de film “Kill Your Darlings” uit 2013

 

De Franse schrijver Philippe Djian werd geboren in Parijs op 3 juni 1949. Zie ook alle tags voor Phiippe Dijan op dit blog.

Uit: Marlène

“Sourcils
Nath s’était mise sur son trente et un. Dan l’avait rendue un peu nerveuse avec ses avertissements mais elle n’avait pas la moindre intention d’en tenir compte. Elle jeta un coup d’oeil à sa montre. Elle se sentait fébrile. Appréhension, culpabilité, excitation. Tout le fichu bazar. Elle se servit un verre et tâcha de rester tranquillement assise en attendant l’heure. Au fond, elle se demandait comment elles avaient pu vivre ensemble jusque-là, par quel tour de force, par quel sombre miracle. Traiter sa mère de putain. Et avec quel aplomb, quel mépris. De qui sa fille tenait-elle, doux Jésus.
Elle se secoua, se pinça les joues pour les rosir, puis elle sauta dans un taxi. Alors qu’elle n’avait même pas couché avec ce type. Non qu’elle n’en ait pas eu envie, mais le fait était là. Elle n’était pas une putain. Elle était juste une femme seule. Et ça la rendait juste à moitié folle par moments. Mais ça, Mona s’en fichait bien sûr. Il n’avait pas compris qu’elle était mariée. Il fronça les sourcils. Il avait l’air gentil, pas très malin. Mon mari travaille sur une plate-forme pétrolière, lui dit-elle. On ne se voit pas beaucoup. Elle haussa les épaules. Parlons d’autre chose, fit-elle en souriant. Il était dans les assurances. Okay, dit-elle, oublions ça, allons plutôt danser. Il se dressa sur un coude et fronça de nouveau les sourcils lorsqu’elle se rhabilla. Il était jeune. Elle pensa que la fille qu’il épouserait un jour aurait une vie toute simple.

Présence
Dan mettait son réveil à quatre heures du matin mais il se réveillait toujours plus tôt et entamait sa séance de gymnastique en écoutant la radio, puis il allait courir quelques kilomètres sans varier d’itinéraire, tenant le compte de ses foulées. Après quoi, la journée pouvait commencer. Il pouvait s’attaquer au ménage. Son incapacité à dormir plus de quelques heures par nuit n’était plus un souci pour lui. Il en avait d’autres. Dès qu’il avait ouvert les yeux, cette fois, et tendu l’oreille dans l’obscurité, son réflexe habituel, il avait aussitôt senti la différence.”


Philippe Djian (Parijs, 3 juni 1949)

 

De Nederlandse schrijver en letterkundige Maarten van Buuren werd geboren op 3 juni 1948 in Maassluis. Zie ook alle tags voor Maarten van Buuren op dit blog.

Uit: Rijdt het paard van Sinterklaas nog wel over het dak?

“Kolenkachels verwarmden ons ouderlijk huis in de Dutoitstraat van Maassluis. In de voorkamer stond de Becking en Bongers, een kleine, gedrongen, zwart gemoffelde gietijzeren kachel met een gebogen voorkant en bovenkant. De vorm kwam overeen met de helm van een monsterachtig grote ridder. Op ooghoogte zat het vizier: een gebogen deurtje met drie of vier micaraampjes. Daar onder, op neushoogte, een smaller deurtje met kleinere micaraampjes en daaronder, als een mond- of kaakstuk, een laatste lange smalle deur zonder raampje. Aan de bovenkant zat een klep die je kon openen door het gebogen uiteinde van een haak door het oog aan de bovenkant van de klep te steken en de klep naar je toe te trekken. Deze klep diende om de kachel bij te vullen, dat wil zeggen dat vader of moeder de kolenkit met behulp van de twee handgrepen zover omkeerden boven de opening dat antraciet in kleine hoeveelheden op het vuur kon worden geschud. De grote deur (het vizier) werd alleen geopend om met de pook de antraciet gelijk te verdelen over de stookplaat, of het vuur op te rakelen. Het deurtje daaronder toonde, indien geopend, de stookplaat. Dat was een dubbel gietijzeren rooster. Aan de voorkant van het bovenste rooster zat een uitstulping met een oog. Als je (dat wil zeggen vader of moeder, wij kinderen mochten niet aan de kachel komen) een haak stak door dat oog, en het rooster stevig van links naar rechts schudde, viel de as die zich erop verzameld had, door de reten van beide roosters in de asbak daaronder. Het benedenste deurtje tenslotte diende om de asla te verwijderen.
In de achterkamer, die van de voorkamer gescheiden was door tussendeuren, stond de Lentmoyen: een hoge smalle kachel, eigenlijk een vierkanten gietijzeren buis op vier korte naar buiten staande poten. Deze kachel werkte in principe op dezelfde manier als de voorkamerkachel, alleen bevond de stookplaat zich iets hoger en was de kachel aan de bovenkant plat. Als je de klep die, in tegenstelling tot de bijna verticale klep van de voorkamerkachel horizontaal was, opende zodat hij in achterovergeleunde stand bleef staan, werd daaronder een gietijzeren plaat zichtbaar waaruit met de haak zoveel concentrische ringen konden worden genomen als nodig was in verband met de grootte van de pan die je boven het vuur wilde verwarmen.”


Maarten van Buuren (Maassluis, 3 juni 1948)

 

De Nederlandse schrijfster Solomonica de Winter werd geboren op 3 juni 1997 in Bloemendaal. Zie ook alle tags voor Solomonica de Winter op dit blog.

Uit: Die Geschichte von Blue (Vertaald door Anna-Nina Kroll)

„Und ich hasse es, andere Seelen zu spüren; ich hasse es, weil ich mich erst mal um meine eigene Seele kümmern muss.
»Ich hab dich tausendmal gerufen. Jetzt haben wir schon wieder Rot! Ich hab keine Lust mehr, diese Koffer durch die Gegend zu schleppen. Sobald wir im Hotel sind, kannst du machen, was du willst.«
Daisy hatte strähniges und meist ungewaschenes Haar. Ihre Wangen waren eingefallen und die Augen sehr groß und glasig. Sie sah mindestens zehn Jahre älter aus, als sie in Wirklichkeit war, und wie das komplette Gegenteil von mir. Ich selbst habe langes, dunkles Haar.
Meine Augen sind wie die einer Krähe, ich kann ganze Räume und Plätze auf einmal überblicken. Ich war die Tochter, von der Daisy sich wünschte, sie wäre nie geboren worden. Ich war der Schorf auf ihrem Knie, der hätte abheilen können, wenn sie nur aufgehört hätte, immer wieder daran herumzufummeln, bis das Blut kam.
Ich lebte mit Daisy, meinem Buch und der Vorstellung im Hinterkopf, die Welt wäre gut, ja, Blue, die Welt ist gut. Aber es ist schwer, Hoffnung zu finden, wenn sie sich schon so viele Male versteckt hat.
Wir gingen weiter. Noch mehr verlassene Gebäude, viel mehr als früher, bevor wir von hier weggegangen waren. Daisy ging schnell und zog mich am Handgelenk mit. Ich erkannte Geschäfte und Bänke und bestimmte Bäume und Straßenlaternen. Weil ich alles sehen kann.
Ich spreche eigentlich nicht darüber. Es ist mein Geheimnis. Aber da Sie mein Arzt sind, bin ich wohl dazu verpflichtet, Ihnen meine Geheimnisse zu verraten. Ich werde Sie Ihnen nicht alle verraten. Aber genug, damit Sie sich wundern.
Zum Beispiel, dass ich im Dunkeln und wie ein Blinder mit geschlossenen Augen sehen kann. Ich kann durch alles hindurchsehen. Ich kann durch Menschen und durch Augen, durch den Himmel und durch Köpfe sehen. Ich weiß, wer Gott ist. Ich habe ihn gesehen. Ich weiß, wer Satan ist. Ihn habe ich auch gesehen. Beide boten mir Tee an. Glauben Sie nicht, ich wäre verrückt! Das bin ich nicht. Ich kann beweisen, dass ich sie gesehen habe. Satan fragte mich nämlich, ob ich Zucker wolle.
Warum sollte ich so was erfinden, hm? Warum? Gott fragte mich jedenfalls nicht nach Zucker und Milch. Er gab mir einfach eine Tasse Tee, und das war’s.“


Solomonica de Winter (Bloemendaal, 3 juni 1997)

 

De Duitse schrijfster Monika Maron werd geboren op 3 juni 1941 in Berlijn. Zie ook alle tags voor Monika Maron op dit blog.

Uit:Munin oder Chaos im Kopf

„In den Nächten war es still. Oft saß ich lange in dem kühlen Luftzug, der durch die Balkontür ins Zimmer wehte, und genoss das anonyme Rauschen der Stadt, das akustische Konglomerat aus Moto­rengeräuschen, trunkenen Stimmen, Musikfetzen, Hundegebell, dem warnenden Schrei einer schlaflosen Krähe; hin und wieder auch das Klappen von Fenstern oder Autotüren, was in unserer schmalen Straße, in der überhaupt nur acht Häuser standen, so laut widerhallte, dass es ein Gefühl von familiärer Intimität erzeugte: einer von uns geht jetzt schlafen oder ist nach Hause gekommen – eine Nähe, die nichts bedeutete und trotzdem schön war, in der Nacht, nur in der Nacht.
Würden wir nicht in dieser engen Straße wohnen, wäre vielleicht gar nicht passiert, was in den letzten Wochen geschehen war und in der nächsten Zeit vielleicht geschehen würde.
Es begann im März. Über Nacht endete das nass­ kalte, eher noch winterliche Wetter und beglückte die von der Kälte erschöpften Menschen mit einem makellos blauen Himmel und fast sommerlichen Temperaturen. Überall, auch in unserer Straße, wur­den Fenster und Balkontüren weit geöffnet, um die Erinnerung an den Winter aus den Wohnungen zu vertreiben. Aber schon am ersten Tag mischten sich in das unverhoffte Glück so schrille wie vertraute Misstöne, die ich und vielleicht auch die anderen Bewohner über den Winter vergessen hatten oder wenigstens gehofft, dass sie uns diesen Sommer nicht verleiden würden wie die vergangenen. Auf dem Balkon des mickrigen Hauses aus den sechziger Jahren, schräg gegenüber meinem Haus und einge­klemmt zwischen zwei stattlichen, stuckverzierten Altbauten, stand sie wieder und sang, sofern man das Jaulen und Kreischen, in dem sich nur selten eine Melodie erkennen ließ, überhaupt Gesang nen­nen konnte.“

 
Monika Maron (Berlijn, 3 juni 1941)

 

De Nederlandse dichter Nico Noorman werd geboren op 3 juni 1949 te Groningen. Zie ook alle tags voor Nico Noorman op dit blog.

 

Hema-worst

Mugabe werkt niet mee aan zijn vertrek
Kritiek op ‘zooitje’ bij de hulp aan Grieken
Enkel ellende in de nieuwsrubrieken
Tja…aan problemen is er geen gebrek

Maar ’t ergste zijn de stakingen in Oss
De Unox-worst raakt op…ik ben de klos!

 

De schoorsteenveger

Ze zeggen dat ik vuil ben en besmeurd.
Ze zetten mijn beroepsgroep mooi te kakken.
Me door zo’n zwarte schoorsteen laten zakken?
Ik kijk wel uit, dat is nog nooit gebeurd.

Ze noemen mij een vieze roetveegpiet.
Discriminatie! Ik voel veel verdriet.

 
Nico Noorman (Groningen, 3 juni 1949)
Groningen, Grote Markt

 

De Amerikaanse schrijver Larry Jeff McMurtry werd geboren op 3 juni 1936 in Wichita Falls, Texas. Zie ook alle tags voor Larry McMurtry op dit blog.

Uit: The Last Kind Words Saloon

“A hat came skipping down the main street of Long Grass, propelled only by the wind, which was sharp for March. The hat was brown felt and had a narrow brim.
“I believe that’s Doc Featherston’s hat,” Wyatt said. “He may have lost track of it while setting a limb.”
“Or, he might be over at the Orchid fornicating and let it blow out a window,” Doc Holliday suggested.
“Doubt it . . . only rich dentists such as yourself can afford the Orchid these days,” Wyatt said.
Doc drew his pistol and aimed at the hat but didn’t shoot.
“Why would a grown man want to be a dentist anyway?” Wyatt inquired.
“Well, for one thing, the cost of equipment is low,” Doc told him. “All you need is a pair of pliers and maybe a chisel for difficult cases.”
At the mention of a chisel Wyatt turned pale—he had always been squeamish.
“I’m sorry I brought it up,” he said. “Are we going to sit here and let the good doctor’s hat blow clean away?”
A crow flew over. Doc shot at it twice, but missed.
Wyatt walked out in the street and picked up the hat.
Across the street, at the establishment called the Orchid a tall woman in a purple dressing gown came out onto a little balcony and shook out her abundant black hair.
“There’s San Saba, what do you think about her?” Doc said.
“I don’t often think about her,” Wyatt said. “Jessie’s all the female I can handle, and it ain’t a hundred percent that I can handle her.”
“Why do you ask?” he added.
“Just to be making conversation, I ain’t a mute like you,” Doc said. “And it’s the only whorehouse in town. They say if you can sprout up twelve inches of dick you get to fuck free.”
“Well, I can’t sprout it up and I doubt you can so let’s talk about something else,” Wyatt suggested.”


Larry McMurtry (Wichita Falls, 3 juni 1936)

 

De Oostenrijkse schrijver Norbert Gstrein werd geboren op 3 juni 1961 in Mils bei Imst, Tirol. Zie ook alle tags voor Norbert Gstrein op dit blog.

Uit: Die kommenden Jahre

“In einem knappen halben Jahr sollte der neue amerikanische Präsident gewählt werden, und die Stimmung, die auf der Tagung in New York herrschte, brachte am besten die Tatsache zum Ausdruck, dass von einheimischen Teilnehmern immer wieder der Satz zu hören war, wenn das Schlimmste einträte, würden sie nach Kanada auswandern. Ich hatte ein Sabbatical und war überhaupt nur hingefahren, weil unter den Organisatoren auch mein Freund Tim Markowich aus Montreal war und er mich gedrängt hatte, einen der Vorträge zu halten, verbunden mit der Einladung, danach noch für ein paar Tage zu ihm an den St.-Lorenz-Strom zu kommen.
Also hatte ich meinen Dauerbrenner über Tropengletscher mit neuen Daten aufbereitet und ein Exzerpt eingereicht. Ich hatte nicht nur auf dem Mount Kenya und dem Kilimandscharo, sondern auch in der Cordillera Blanca in Peru und, solange es dort noch einen Gletscher gegeben hatte, auf dem Chacaltaya in Bolivien im Eis gearbeitet und konnte meine eigenen Messwerte und Beobachtungen aus vielen Jahren heranziehen.
Zwar hatte ich mir vorgenommen, mich wenigstens ein paar Monate gar nicht mit dem Thema zu beschäftigen, wozu auch gehörte, möglichst keine Kollegen zu treffen, aber Tim eine Bitte abzuschlagen fiel mir schwer.
Obwohl das sonst nicht seine Art war, hatte er zum ersten Mal an mein Gewissen appelliert und mit einem für seine Nüchternheit erstaunlichen Pathos gesagt, wir dürften keine Gelegenheit auslassen, der Welt vor Augen zu führen, dass das ewige Eis keineswegs ewig sei.
Es gibt immer noch die Unverbesserlichen und Ewiggestrigen, die alles leugnen, aber seit jeder Politiker mit auch nur einem Funken Verstand kaum umhinkommt, Klimawandel und Erderwärmung in seine Litaneien einzubauen, ist unsere Expertise mächtig aufgewertet, weil wir als Wächter der gefrorenen Riesen angesehen werden, die vom Aussterben bedroht sind. Die Aufmerksamkeit hat der Profession nicht immer gutgetan, und auch bei diesem Treffen fehlte es nicht an Warnern, die mit Zahlen jonglierten, als ob die Welt noch in unserem Jahrhundert unterginge, und ihren Befund mit Schreckensbildern illustrierten, ganze Länder verschwunden, halbe Kontinente unter Wasser, die Menschen zusammengedrängt auf ein paar herausragenden Gebirgszügen, Überlebende einer biblischen Katastrophe.“


Norbert Gstrein (Mils, 3 juni 1961)

 

De Duitse dichter, schrijver, vertaler, antropoloog en verzetsstrijder Wolfgang Cordan (pseudoniem van Heinrich Wolfgang Horn) werd geboren op 3 juni 1909 in Berlijn. Zie ook alle tags voor Wolfgang Cordan op dit blog.

Uit:Popol Vuh. Das Buch des Rates

„Chiapas und Guatemala bildeten damals eine Verwaltungseinheit der spanischen Krone. Der junge Padre Francisco wurde in mehreren Indianerdistrikten in Guatemala eingesetzt, erlernte rasch verschiedene Mayadialekte und begann für sich selbst mit Notizen über die Struktur der Mayasprache. Im Jahre 1701 wurde er als Parochial nach Santo Tomás Chuilá, in das heutige Chichicastenángo versetzt.
Die Unterwerfung des Landes, die Erdrosselung und Lebendverbrennung der Fürsten war kaum 180 Jahre her, die Indios lebten in Frondienst, wo nicht in offener Sklaverei. Padre Ximenez muß ungewöhnliche Charaktereigenschaften besessen haben. Denn es geschah das Unerhörte: man legte ihm den Text der »Maya-Bibel« vor. Nach einem Wort des Cortés: »Acabar con el alma del Indio«, die Seele des Indios auslöschen, hatten die Spanier in ganz Amerika systematisch die Kulturträger, das ist die Fürstenhäuser und die Priesterschaft, ausgerottet. Die Tempel wurden geschleift, die Götterbilder zerschlagen, die heiligen Schriften verbrannt.
Man kann nach alledem ermessen, welchen Akt des Vertrauens es bedeutete, wenn dem Ximenez Älteste der Gemeinde eine Handschrift ihrer heiligsten Überlieferung zeigten.
Ximenez war ein guter Katholik und in den Begriffen seiner Zeit befangen. Aber er war ebenso gefangen vom indianischen Wesen und hat seine Schäfchen wohl als liebenswerte Kinder betrachtet, deren Nacht er durch das Licht des Wortes zu erhellen hatte.
Sein Erstaunen beim Lesen des Quiché-Textes muß sich zur Begeisterung gesteigert haben. Da gab es eine Weltschöpfung, wo die Götter sagten: »Erde!« und es bildete sich die Erde. Da gab es eine Sintflut. Da gab es den Raben, der ein neues Land zeigte. Da gab es eine Meeresdurchschreitung wie die der Kinder Israels. Und da gab es einen leuchtenden Stern, den Ximenez für den Stern Jakobs hielt, da es ja nicht gut der Stern von Bethlehem sein konnte.
Wir können diese Versuche eines gläubigen Gemütes, einen unerhört starken und in eindringlicher Sprache vorgetragenen Mythos seinem Weltbild einzuordnen, um so bereitwilliger übergehen, als die absurdesten Interpretationen unseres Buches bis zum heutigen Tage nicht abreißen.“

 
Wolfgang Cordan (3 juni 1909 – 29 januari 1966)
Cover

 

De Duitse schrijver en essayist Gerhard Zwerenz werd geboren op 3 juni 1925 in Crimmitschau in Saksen. Zie ook alle tags voor Gerhard Zwerenz op dit blog.

Uit: Die Verteidigung Sachsens und warum Karl May die Indianer liebte

„Es gelang mir nicht, den geschwollenen Text der Traueranzeige mit meinem Erlebnis von Kampf und Tod zu vereinbaren. Es ist Lüge, dachte ich, sie lügen alle, selbst diese naiven, liebenswerten Eltern lügen, und ob sie es wissen oder nicht, mit ihren falschen Worten töten sie den Sohn ein zweites Mal.
Ich war wohl ein wenig dumm mit meinen achtzehn Jahren, ein Produkt des Dritten Reiches und ein Held, der nichts und gar nichts begriff außer dem Umstand, dass ihm die Worte verdächtig wurden.

und wenn euch dürstet sollt ihr feuer saufen
man gieß es euch mit kannen in den schlund
und solltet ihr den bart euch raufen
befehle ich: kv-gesund

und ab mit euch gleich in die nächsten schlachten
im gleichschritt marsch drei vier
so wills die order von dem wiederaufgewachten
auferstandnen musketier

sie sollen alle mein gedenken
und die Gedanken rückwärts drehn
ein gutes pferd ist leicht zu lenken
das schlechte heißt die peitsche gehn

Was ich im Buch nicht schilderte und nicht für erwähnenswert hielt oder als unangenehm empfand, war mein Hustenanfall, nachdem ich die Anzeige gelesen hatte. Der Husten war ein kaschierter Lach-Anfall, bei dem ich das Gesicht ins Kopfkissen drückte.“

 
Gerhard Zwerenz (3 juni 1925 –13 juli 2015)

 

Zie voor nog meer schrijvers van de 3e juni ook mijn vorige blog van vandaag