Patrick Besson, John Masefield, Ferdinand Raimund, Peter de Mendelssohn

De Franse schrijver en journalist Patrick Besson werd geboren op 1 juni 1956 in Montreuil. Zie ook mijn blog van 1 juni 2009 en alle tags voor Patrick Besson op dit blog.

 

Uit: Mais le fleuve tuera l’homme blanc

 

« Ça valait mieux. Installé près d’elle pendant plusieurs heures, j’aurais fini par lui poser des questions auxquelles elle n’aurait pas répondu. Si c’était encore la Blandine de Kergalec qui avait fait autrefois les gros titres des journaux. Dure comme le granit breton, avaient écrit à son sujet les éditorialistes dans leur style caractéristique. Elle était installée de l’autre côté de l’appareil, à deux rangs derrière moi. Elle occupait la place près du hublot. Elle garda son sac sur les genoux pendant plusieurs minutes, semblant douter de vouloir se rendre à destination, puis le glissa sous son siège. Elle n’avait pris ni livre, ni iPod, ni lecteur DVD. Elle passerait les six heures de vol à penser, comme tous les gens en proie à une obsession. Avait-elle remarqué que je la regardais ? Sa façon de ne pas me voir m’inclinait à croire que oui. Passa devant mes genoux une silhouette fluette, puis il y eut un souffle léger à ma droite : la créature infime s’asseyait. Une veste fluide flottait autour de son absence d’épaules. L’homme se présenta. Entre passagers de la classe affaires, on se présente. Pour faire des affaires. C’était un conseiller de présidents africains. Les conseillers de présidents africains sont intéressés par les hommes du pétrole et les hommes du pétrole par les conseillers de présidents africains. Ils exercent, en Afrique, la même profession : pomper. Il regarda alentour, vérifiant qu’il n’avait plus personne à saluer. Partiellement chauve, il avait choisi, comme nombre de footballeurs et de chanteurs hip-hop, de l’être en entier, et son petit crâne rasé luisait comme une pomme au-dessus des fauteuils. Il se rassit, ouvrit son ordinateur et se mit à écrire, sans doute à l’usage du président du pays où nous nous rendions, une note facturée 50 000 euros. 75 000 ? Il refusa le verre de champagne que lui proposait l’hôtesse. Je regardai, de l’autre côté de l’avion, si Blandine de Kergalec avait accepté le sien. Non plus. On se préparait pourtant à un long voyage et les longs voyages se passent mieux avec du champagne.”

 

 

 

Patrick Besson (Montreuil, 1 juni 1956)

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Colleen McCullough, Macedonio Fernández, Dennis Gaens, Rhidian Brook

De Australische schrijfster Colleen McCullough werd geboren op 1 juni 1937 in Wellington. Zie ook mijn blog van 1 juni 2009 en eveneens alle tags voor Colleen McCullough op dit blog.

 

Uit: The Thorn Birds

 

The doll’s golden hair tumbled down, the pearls flew winking into the long grass and disappeared. A dusty boot came down thoughtlessly on the abandoned dress, smearing grease from the smithy across its satin. Meggie dropped to her knees, scrabbling frantically to collect the miniature clothes before more damage was done them, then she began picking among the grass blades where she thought the pearls might have fallen. Her tears were blinding her, the grief in her heart new, for until now she had never owned anything worth grieving for.

Frank threw the shoe hissing into cold water and straightened his back; it didn’t ache these days, so perhaps he was used to smithying. Not before time, his father would have said, after six months at it. But Frank knew very well how long it was since his introduction to the forge and anvil; he had measured the time in hatred and resentment. Throwing the hammer into its box, he pushed the lank black hair off his brow with a trembling hand and dragged the old leather apron from around his neck. His shirt lay on a heap of straw in the corner; he plodded across to it and stood for a moment staring at the splintering barn wall as if it did not exist, his black eyes wide and fixed.

He was very small, not above five feet three inches, and thin still as striplings are, but the bare shoulders and arms had muscles already knotted from working with the hammer, and the pale, flawless skin gleamed with sweat. The darkness of his hair and eyes had a foreign tang, his full-lipped mouth and wide-bridged nose not the usual family shape, but there was Maori blood on his mother’s side and in him it showed. He was nearly sixteen years old, where Bob was barely eleven, Jack ten, Hughie nine, Stuart five and little Meggie three. Then he remembered that today Meggie was four; it was December 8th. He put on his shirt and left the barn”.

 


Colleen McCullough (Wellington, 1 juni 1937)

Scene uit de tv-serie met Richard Chamberlain en Rachel Ward, 1983

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