Günter de Bruyn, Huub Oosterhuis, Jean-Simon DesRochers, Henri Troyat, Jean Tardieu, Stephen Crane

De Duitse schrijver Günter de Bruyn werd op 1 november 1926 geboren in een katholiek arbeidersgezin in Berlijn. Zie ook mijn blog van 1 november 2008 en ook mijn blog van 1 november 2009 en ook mijn blog van 1 november 2010

 

Uit: Deutsche Zustände. Über Erinnerungen und Tatsachen, Heimat und Literatur.

“In einer Unterhaltungssendung des Fernsehens, die den Absatz von Büchern fördert und Nicht-Leser unter den Zuschauern zum Mitreden in literarischen Fragen befähigt, war kürzlich von einem Buch die Rede, das man, vor allem fehlender Indiskretionen wegen, für eine gänzlich verunglückte Hervorbringung hielt. Vierstimmig, mit Variationen und verhaltenen Gegentönen, fand man das Buch überflüssig und langweilig.

(…)

Lesen gelernt im buchstäblichen Sinne habe ich als Kind an Karl Mays Romanen; an Böll aber habe ich als junger Mann erst so richtig begriffen, wie die Bücher mit den Erlebnissen und Erfahrungen, mit politischen Ansichten und historischen Situationen zusammenhängen; und bei beiden Autoren, denen ich noch einige weitere hinzufügen könnte, haben die Kunstfehler, die beide (natürlich in kaum vergleichbarer Weise und Stärke) aufweisen, den Genuß an ihnen, ohne welchen weder der Lernprozeß noch die Lebenshilfe möglich gewesen wären, in keiner Weise gestört, ja, ich habe sie kaum bemerkt.”

 


Günter de Bruyn (Berlijn, 1 november 1926)

 

De Nederlandse priester, theoloog en dichter Huub Oosterhuis werd geboren in Amsterdam op 1 november 1933. Zie ook mijn blog van 1 november 2008 en ook mijn blog van 1 november 2009 en ook mijn blog van 1 november 2010

 

Dan zal ik leven

Het zal in alle vroegte zijn als toen.
De steen is weggerold. Ik ben uit de grond opgestaan.
Mijn ogen kunnen het licht verdragen.
Ik loop en struikel niet.
Ik spreek en versta mijzelf.
Mensen komen mij tegemoet. Wij zijn in bekenden veranderd.

De ochtendmist trekt op.
Ik dacht een dorre vlakte te zien.
Volle schoven zie ik, lange halmen, aren, waarin de korrel zwelt.
Bomen omranden het bouwland.
Heuvels golven de verte in, bergopwaarts, en worden wolken.

Daarachter, kristal geworden, verblindend,
de zee, die haar doden teruggaf.

Wij overnachten in elkaars schaduw.
Wij worden wakker van het eerste licht.
Alsof iemand ons bij naam en toenaam heeft geroepen.

Huub Oosterhuis (Amsterdam, 1 november 1933)

 

De Canadese schrijver Jean-Simon DesRochers werd geboren op 1 november 1976 in Montréal, Québec, Canada. Zie ook mijn blog van 2 november 2008 en ook mijn blog van 1 november 2010

 

Uit: La canicule des pauvres

„Ses pieds touchent le tapis de la chambre-salon. Elle sent des miettes sur sa peau. T’en fais pas, regarde tout ça du bon côté… En cherchant un aspect positif à la situation, Monique fronce les sourcils et sent un bref élancement. Elle voudrait bâiller, ouvrir la bouche, laisser entrer une forte dose d’air lourd et crasseux. Mais si froncer les sourcils l’élance, bâiller serait une torture. Par dépit, Monique inspire trois grandes bouffées par le nez, retient son souffle. Les poumons gonflés, elle se dirige vers la salle de bains, passe devant le miroir, expire par la bouche, soulève délicatement sa robe de nuit, s’assied sur la cuvette en prenant garde de ne pas accrocher les cicatrices sous ses fesses. Au moins, pisser fait pas mal cette fois…

Dans le lit, Christian doit se rendre à l’évidence. Sa nuit a pris fin. Ses besoins commencent. Se gratter la barbe d’abord, le fond de la tête ensuite. Décoller quelques plaques de psoriasis avec ses ongles, se demander s’il commencera par un café, une cigarette ; ça ou allumer la radio du bout des doigts, sans quitter le lit. Tout est petit dans cet appartement. À l’exception du lit queen, arrivé avec Monique. Deux doigts malhabiles atteignent un bouton. La radio. Une chanson d’amour dans la dernière mesure. Elle est suivie d’une pub de meubles « à prix imbattables / imbattables ? / oui, imbattables ». Christian ne prête pas attention au flux de paroles et d’effets sonores. Il se racle la gorge, crache dans un kleenex, regarde son paquet de cigarettes avec un air hébété. Une publicité chantée s’enchaîne. La chanson est aussi stupide qu’accrocheuse : « A u Gros Dépôt, c’est ce que vous voulez / Au Gros Dépôt, économisez / Au Gros Dépôt, on a ce que vous voulez / Au Gros Dépôt, éco-nomi-sez ! » Sans le savoir, Christian enregistre la chansonnette dans un coin obscur de sa mémoire.“

 

Jean-Simon DesRochers (Montréal, 1 november 1976)

 

De Franse schrijver Henri Troyat werd geboren in Moskou op 1 november 1911. Zie ook mijn blog van 1 november 2009 en ook mijn blog van 1 november 2010

 

Uit: L’Araigne

“Peut-être eût-il suffi de quelques phrases menaçantes pour lui faire tout avouer. Mais cette méthode brutale avait échoué auprès de ses autres sceurs. Il était plus sage de ruser, d’agir en sous-main, d’envenimer une à une les sources de ce jeune amour. Il fallait la retenir non par la force, mais par la pitié. Ah ! oui, il consentait à être pitoyable pourvu qu’elle demeurât près de lui ! Au fond de chaque femme sommeille l’envie d’être mortifiée et de se dévouer. C’était ce prurit fiévreux des sacrifices, cet amour des bûchers sacrés, cette ferveur déviée et un peu sale de l’infirmière qu’il importait d’exploiter chez Marie-Claude.

(…)

Il aurait tôt fait de lui tourner la tête dans l’atmosphère de renoncement glorieux où il la conviait à le suivre. Il jouerait de toutes ses plaies avec l’impudence délibérée d’un mendiant. Il obtiendrait, il accepterait sans honte l’aumône de sa compassion. Il triompherait d’elle, parce qu’il serait sa victime. Mais quelle souffrance ne lui faudrait-il pas endurer avant de la reprendre ? N’était-il pas cruel de la voir assise à cette table, parfumée, pomponnée, pour un autre ?”

 


Henri Troyat (1 november 1911 – 4 maart 2007)

 

De Franse dichter en schrijver Jean Tardieu werd geboren op 1 november 1903 in Saint German de Joux. Zie ook mijn blog van 1 november 2008 en ook mijn blog van 1 november 2009 en ook mijn blog van 1 november 2010.

 

Les difficultés essentielles

Monsieur mes ses chaussettes

Monsieur les lui retire.

Monsieur met sa culotte

Monsieur la lui déchire.

Monsieur met sa chemise

Monsieur met ses bretelles

Monsieur met son veston

Monsieur met ses chaussures :

au fur et à mesures

Monsieur les fait valser.

Quand Monsieur se promène

Monsieur reste au logis

quand Monsieur est ici

Monsieur n’est jamais là

quand Monsieur fait l’amour

Monsieur fait pénitence

s’il prononce un discours

il garde le silence,

s’il part pour la forêt

c’est qu’il s’installe en ville,

lorsqu’il reste tranquille

c’est qu’il est inquiet

il dort quand il s’éveille

il pleure quand il rit

au lever du soleil

voici venir la nuit ;

Vrai ! c’est vertigineux

de le voir coup sur coup

tantôt seul tantôt deux

levé couché levé

debout assis debout !

Il ôte son chapeau

il remet son chapeau

chapeau pas de chapeau

pas de chapeau chapeau

et jamais de repos.

 

Jean Tardieu (1 november 1903 – 27 januari 1995)

 

De Amerikaanse schrijver Stephen Crane werd geboren op 1 november 1871 in Newark, New Jersey. Zie ook mijn blog van 1 november 2008 en ook mijn blog van 1 november 2009 en ook mijn blog van 1 november 2010.

 

Uit: The Open Boat

„There was a considerable silence as the boat bumped over the furrowed sea to deeper water. Then somebody in gloom spoke. “Well, anyhow, they must have seen us from the shore by now.”

The gulls went in slanting flight up the wind toward the gray desolate east. A squall, marked by dingy clouds, and clouds brick-red, like smoke from a burning building, appeared from the southeast.

“What do you think of those life-saving people? Ain’t they peaches?”

“Funny they haven’t seen us.”

“Maybe they think we’re out here for sport! Maybe they think we’re fishin’. Maybe they think we’re damned fools.”

It was a long afternoon. A changed tide tried to force them southward, but wind and wave said northward. Far ahead, where coast-line, sea, and sky formed their mighty angle, there were little dots which seemed to indicate a city on the shore.

“St. Augustine?”

The captain shook his head. “Too near Mosquito Inlet.”

And the oiler rowed, and then the correspondent rowed. Then the oiler rowed. It was a weary business. The human back can become the seat of more aches and pains than are registered in books for the composite anatomy of a regiment. It is a limited area, but it can become the theatre of innumerable muscular conflicts, tangles, wrenches, knots, and other comforts.

“Did you ever like to row, Billie?” asked the correspondent.

“No,” said the oiler. “Hang it.”

When one exchanged the rowing-seat for a place in the bottom of the boat, he suffered a bodily depression that caused him to be careless of everything save an obligation to wiggle one finger. There was cold sea-water swashing to and fro in the boat, and he lay in it. His head, pillowed on a thwart, was within an inch of the swirl of a wave crest, and sometimes a particularly obstreperous sea came in-board and drenched him once more. But these matters did not annoy him. It is almost certain that if the boat had capsized he would have tumbled comfortably out upon the ocean as if he felt sure it was a great soft mattress.“

 

Stephen Crane (1 november 1871 – 5 juni 1900)
Foto van Corwin Knapp Linson uit 1894