Bernard Cooper, Gore Vidal, Stijn Streuvels, Sergej Jesenin, Alain-Fournier

De Amerikaanse schrijver Bernard Cooper werd geboren op 3 oktober 1951 in Hollywood, California. Zie ook mijn blog van 3 oktober 2009 en ook mijn blog van 3 oktober 2010.

 

Uit: The Bill from My Father

“He leaned close. “Let me ask you something.”

I wanted to be as frank as possible. If there was a medical ordeal ahead, maybe we’d have a last chance at attachment. I looked into his eyes. “Ask me anything you want.”

“Why…,” he said, then hesitated.

“Go on.” I urged him.

“Why are you reading the Ladies’ Home Journal?”

“What?”

“Why did you pick that magazine out of all the magazines in the waiting room? There must be I don’t know how many others to chose from and you picked that.”

The March issue had been lying on my lap, opened to a double-page photo of the creamiest seafood bisque I’ve ever seen, a kind of culinary centerfold. I thought I’d cook it for Brian and was about to rip out the recipe. Even in a time of crisis, Dad found a way to goad me like a pro. “Nobody here cares if I’m reading a men’s magazine or a women’s magazine!” I glanced around the waiting room to see if I could spot a man reading Today’s Bride or a woman reading Popular Mechanics, but where is proof when you really need it? “Ideas about masculinity and femininity are different now than they were in your day.” I thought back to the hot afternoon I’d been cinched into my father’s jumpsuit, drunk on rum punch and basted in my own perspiration, staggering through a backyard filled with dykes disguised as housewives who were really machines. “People today are more…flexible.”

“I’ll bet,” he said.

The man in the wheelchair wasn’t even pretending not to listen. His eyes met mine and glistened with interest. His posture improved.

I said, “You were trying to change the subject is what you were trying to do. Then we wouldn’t have to talk about why you’re here. Well, it’s not going to work.” But it had, of course, worked like a charm. Conversation between us ceased. We folded our arms and glowered straight ahead.

“Dad,” I said, “I hate that one of us always has to be right.”

“I’m not the one who always has to be right. You are.”

 

Bernard Cooper (Hollywood, 3 oktober 1951)

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Louis Aragon, Thomas Wolfe, James Herriot, Wolf Klaussner, Johann Peter Uz

De Franse dichter, schrijver en essayist Louis Aragon werd geboren in 1897 in Parijs. Zie ook mijn blog van 3 oktober 2007 en ook mijn blog van 3 oktober 2008 en ook mijn blog van 3 oktober 2009 en ook mijn blog van 3 oktober 2010

Que serais-je sans toi

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre

Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre

Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J’ai tout appris de toi sur les choses humaines

Et j’ai vu désormais le monde à ta façon

J’ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines

Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines

Comme au passant qui chante on reprend sa chanson

J’ai tout appris de toi jusqu’au sens du frisson.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre

Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant

Que cette heure arrêtée au cadran de la montre

Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J’ai tout appris de toi pour ce qui me concerne

Qu’il fait jour à midi, qu’un ciel peut être bleu

Que Le bonheur n’est pas un quinquet de taverne

Tu m’as pris par la main dans cet enfer moderne

Où l’Homme ne sait plus ce que c’est qu’être deux

Tu m’as pris par la main comme un amant heureux.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre

Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant

Que cette heure arrêtée au cadran de la montre

Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

Qui parle de Bonheur a souvent les yeux tristes

N’est-ce pas un sanglot que la déconvenue

Une corde brisée aux doigts du guitariste

Et pourtant je vous dis que le bonheur existe

Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues.

Terre, terre, voici ses rades inconnues.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre

Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant

Que cette heure arrêtée au cadran de la montre

Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

Je sais je sais Tout est à faire

Dans ce siècle où la mort campait

Et va voir dans la stratosphère

Si c’est la paix

Éteint ici là-bas qui couve

Le feu court on voit bien comment

Quelqu’un toujours donne à la louve

Un logement

Quelqu’un toujours quelque part rêve

Sur la table d’être le poing

Et sous le manteau de la trêve

Il fait le point

[…]

C’est la paix qui force le crime

À s’agenouiller dans l’aveu

Et qui crie avec les victimes

Cessez le feu

 

Louis Aragon (3 oktober 1897 – 24 december 1982)

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