Miltos Sachtouris, Jean-Pierre Faye, Hermann Bahr, Robert Pinget

De Griekse dichter Miltos Sachtourisof Miltos Sahtouris werd geboren in Athene op 19 juli 1919. Zie ook mijn blog van 19 juli 2007 en ook mijn blog van 19 juli 2008 en ook mijn blog van 19 juli 2009 en ook mijn blog van 19 juli 2010

The Canary

They placed him there where the wind blows most wild

they pledged him to the bitter frosts

they gave him a black garment

and a red tie

a sun pierced with a nail that would drip

black glasses

blood on top of the poison

a staff

and a canary

they placed him there where pain springs

they gave him to death

that he’d shine of silver

 

The Mirror

To Nora Anagnostaki

When my mirror turned

to the sky

there appeared

a moon half-devoured

by the flame

red ants

and a head beside it

burning too in the fiery rain

the head shone

gleamed

as the fire took hold and left it charred

and whispered:

The trees burn and are lost like hair

the angel vanishes with wings scorched

and pain

a dog with broken leg

remains

remains

 

Vertaald door David Connoly

 

Miltos Sachtouris (19 juli 1919 – 29 maart 2005)

 

De Franse schrijver en filosoof Jean-Pierre Faye werd geboren in Parijs op 19 juli 1925. Zie ook mijn blog van 19 juli 2009 en ook mijn blog van 19 juli 2010

Uit: L’expérience narrative et ses transformations

“L’expérience narrative ? C’est cela qui enveloppeet vient coudre chaque instant, chaque emplacement,chaque distraction même. Elle est la parole première qui apporte avec elle

la tâche dessinée au préalable par Héraclite : il fautque « les hommes philosophes » soient « narrateurs debeaucoup de choses ».

Ce qui importe est justement le dépliement de lanarration enveloppante. Elle parcourt l’expérience

quotidienne. Elle accompagne chaque geste et le gestemême s’inscrit dans son compte-rendu.

La philosophie est elle-même racontée – avant toutpar soi-même. Car elle est déjà pensée comme sonpropre récit, ou sa fable. Et c’est à elle-même de lierce qui déjà la racontait, et comment lui, le philosophe,y pensait…

Ici même, la relation du narré sur soi est appelée àdessiner la mise en scène de son récit.

Mais là où lui, philosophe qui semble soudain naïf,se trouvera captif soudain, prisonnier d’une vague

narrative plus violente et plus meurtrière que tout cequi a pu précéder, et en quoi lui-même va se fourvoyergravement, c’est lui, lui justement avec insistance, quiva appeler, en guise d’interview-testament, à relire tout cela même qui lui est arrivé. Telle est la situationénigmatique de la philosophie de Heidegger au coursdes années 1930-1940. Elle dessine une question qui

met en cause le lieu même de la philosophie.”

 

Jean-Pierre Faye (Parijs, 19 July 1925)

 

De Oostenrijkse toneelschrijver, romanschrijver, essayist, tijdschriftuitgever, journalist, theaterregisseur, dramaturg en theater-, kunst- en cultuurcriticus Hermann Bahr werd geboren op 19 juli 1863 in Linz. Zie ook mijn blog van 19 juli 2007 en ook mijn blog van 19 juli 2008 en ook mijn blog van 19 juli 2009 en ook mijn blog van 19 juli 2010

 

Uit: Die Rahl

»Nein, ist es denn möglich? Der Herr Professor, wirklich! Nein!« Und verwundert, verwirrt, verlegen ließ Frau Marie den Professor ein. Und da saßen sie nun einander gegenüber, nach so vielen Jahren. Der Professor sagte: »Ich störe hoffentlich nicht?« Und dann, als sie ihm den Hut und den Stock nahm, sagte er: »O danke! O bitte! Bitte sehr!« Und dann sagte er noch, durch die helle Stube sehend: »Sie haben es hier sehr freundlich. Ja, das haben Sie immer verstanden.« Er kam ihr plötzlich sehr alt vor, so traurig klang es.

Ihre Stimme sagte noch immer: »Nein, welche Überraschung! Nein, das ist aber schön!« Doch ihre Gedanken eilten weit herum. Und plötzlich fiel ihr ein, wie seltsam es war. Sie erschrak. »Es ist doch um Gotteswillen nichts geschehen? Oder hat Franz –?«

»Nein,« sagte Samon. »Beruhigen Sie sich nur, Frau Heitlinger! Sie haben keinen Grund, sich aufzuregen, es ist nichts geschehen. Aber es handelt sich allerdings um Franz, über den ich gern einmal mit Ihnen sprechen möchte.« Sein Gesicht veränderte sich, er schob den Kopf vor, faltete die Stirne, warf die Lippen auf und indem er über die Brille weg, ein wenig blinzelnd, nach der Decke sah, schien er sich ihr zu erheben, zu entfernen. Und plötzlich begriff sie, daß ihn die Buben nicht mochten. Das war also der Herr Professor Samon!

»Also bitte!« sagte sie, ängstlich ungeduldig.

»Nun ja,« sagte Samon, indem er, über sie weg, in die Wand sah. »Ich habe ja im allgemeinen über Ihren Sohn Franz bisher niemals zu klagen gehabt. Bei einer gewissen flatterhaften Neigung, die Dinge leichter zu nehmen, als es seinem Alter ansteht, er ist ja immerhin schon über sechzehn, hat er bisher doch stets einen anerkennenswerten guten Willen gezeigt, er faßt leicht auf, das Gedächtnis ist willig und da ich ihn bisher auch allen Ermahnungen und Ratschlägen stets zugänglich fand, war kein Anlaß, an einer günstigen Entwicklung zu zweifeln, wie Sie dies wohl aus seinen Zeugnissen entnehmen konnten.«

 

Hermann Bahr (19 juli 1863 – 15 januari 1934)
Portret door Emil Orlik, 1904

 


De Frans-Zwitserse schrijver Robert Pinget werd geboren op 19 juli 1919 in Genève. Zie ookmijn blog van 19 juli 2007en ook mijn blog van 19 juli 2008 en ook mijn blog van 19 juli 2009 en ook mijn blog van 19 juli 2010

 

Uit: Clope au dossier

„Que donc ça n’était pas une condition, on l’avait toujours connu seul séparé des siens trafiquant quoi dans cette baraque dangereuse du reste, le toit vous avez vu dans quel état. On finira par l’emmener. Mortin disait qu’il avait bien connu la mère qui donnait des signes de dérangement de la tête les derniers temps, il se souvenait avoir joué enfant dans leur jardin avec Clope donc et sa sœur qu’est-ce qu’elle est devenue on la disait mariée à un Espagnol fille difficile coléreuse, Clope au contraire très doux il collectionnait les papillons et les fleurs, le père était mort à quarante ans mais il y avait de l’argent, il ne doit plus rester grand-chose depuis la guerre du reste il a vendu son terrain du Plan àHottencourt. Ces types qui ne foutent rien dit Philippard pas étonnant que ça se porte au cerveau, c’est congénital dit Verveine, il voit encore deux ou trois personnes dit Mortin drôle de genre des artistes paraît-il mais en quoi, la bonne excuse pour arborer des tenues excentriques et tenir des propos, la femme parle comme un troupier je l’ai entendue elle dit toujours con c’est-il un langage de femme, une femme dit Philippard en effet je l’ai vue et deux hommes dimanche dernier dans cette petite voiture sale comme tout. Des amis d’enfance dit Verveine je le sais par le docteur. Des oies sauvages passaient au-dessusd’eux.“

 

Robert Pinget (19 juli 1919 – 25 augustus 1997)