Marie Ndiaye, Ralf Thenior, Erasmus Schöfer, Buddy Wakefield, Yaak Karsunke

De Franse schrijfster Marie Ndiaye werd geboren op 4 juni 1967 in Pithiviers. Zie ook mijn blog van 4 juni 2009 en ook mijn blog van 4 juni 2010.

 

Uit: Les Grandes Personnes

Eva. – Je donnerais tout cela pour un fils pareil au vôtre, aimant et caressant.

Je retournerais vivre là d’où je viens, je renoncerais à la musique, à la beauté, au gaspillage, pour l’amour d’un vieil enfant qui ne me demanderait pas les comptes de mes erreurs, qui me comblerait d’une tendresse sans conditions et me dirait simplement: Voilà, c’est toi, ma mère.

[…]

Georges. – Quand nous étions encore de pauvres jeunes gens coincés dans leur quartier navrant et que nous luttions en mots et en pensées pour sortir de cet état humiliant, il nous semblait que les enfants viendraient comme des obstacles à cet effort, oh nous n’en voulions pas, jamais.

Pour réussir, nous devions nous affranchir de ce qui faisait le bonheur habituel des riches ou des pauvres sans ambition ni révolte.

Ce que c’est que la vie.

Avec notre fils unique, nous avons végété dans la médiocrité, le manque d’aisance, alors que deux enfants n’ont jamais freiné votre ascension.

Ce que c’est que la vie.

Isabelle. – Moi, je n’envie personne.

Votre argent, qu’est-ce qu’on en ferait?

Notre fils, lui, est resté près de nous, il est maître d’école et il nous aime.

Où est-ce qu’ils ont disparu, vos enfants?

Voilà près de dix-sept ans que vous êtes abandonnés, reniés par ceux que vous avez gâtés, et vous cachez votre affliction et il n’y a que nous, vos plus vieux amis, qui la devinons, mais quand de temps à autre vous nous invitez c’est toujours seuls et nous ne rencontrons personne chez vous, à croire que vous nous dissimulez au reste de vos relations comme vous masquez votre peine, pour ne pas gêner.

Nous risquerions de faire tache.

Mais c’est égal.

On se connaît depuis si longtemps qu’on peut tout se pardonner.

Il y a certainement dans notre attitude des particularités qui vous exaspèrent, des restes de misère, un accent rude, on n’y peut rien et on ne s’entend pas soi-même.

C’est égal.

On s’aimera toujours, vous et nous.

 

Marie Ndiaye (Pithiviers, 4 juni 1967)

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Elizabeth Jolley, Apollon Maykov, Jacques Roumain, Charles Dickinson, Dana Bönisch, Fritz Weber

De Australische schrijfster Elizabeth Jolley werd geboren op 4 juni 1923 in Birmingham, Engeland. Zie ook mijn blog van 4 juni 2007 enook mijn blog van 4 juni 2009 en ook mijn blog van 4 juni 2010.

Uit: Foxy Baby

“Enjoying the delightful feeling of escape she sang tunelessly, something operatic, and nodded her head in time to her own aria. She was on her way to Cheathem East. Occasionally she stopped singing to listen, from habit, with some anxiety to the rattle of her engine. This noise being sustained as usual she let her mind race ahead. She hoped Trinity College would live up to her expectations. She thought about sunflowers. Sunflowers with heads as big as dinner plates, golden sunflowers in the corners of old buildings and by crumbling walls. She hoped they would be growing in Cheatham East.”

(…)

“That’s Mrs. Viggars,” Miss Peycroft said, “the one sitting in the cardboard-box, rather a squeeze but she managed it ultimately. Luckily Miles found something big enough, a console television carton or was it a double-door refrigerator…”

“Whatever is that on her head?” Miss Porch in her curiosity, forgot good manners and interrupted Miss Peycroft, who did not seem to mind.

“Oh that. That’s a cushion,” she said. “It was hilarious. They all wore cushions on their heads and rocked across the courtyard in the boxes. Great fun!”

Elizabeth Jolley (4 juni 1923 – 13 februari 2007)

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