Yves Navarre, F. Scott Fitzgerald, Charles Ferdinand Ramuz, Alfons Petzold, Hendrik Tollens, Szilvia Molnar

De Franse schrijver Yves Navarre werd geboren op 24 september 1940 in Condom. Hij studeerde Spaanse, Engelse en Franse literatuur. Vanaf 1965 studeerde hij aan het  Ecole des Hautes Etudes Commerciales du Nord. Daarna werkte hij als tekstschrijver voor een agentschap. In 1958 was hij al begonnen werk naar uitgeverijen te sturen, maar zijn eerste roman Lady Black werd pas in 1971 uitgegeven, in 1973 gevolgd door Les Loukoums. Een reeks romans volgden, vaak – zoals in Le Petit Galopin de nos corps, 1977 en Portrait de Julien devant la fenêtre, 1979 – over een liefdesrelatie tussen twee mannen. Navarre schreef ook toneel, bijvoorbeeld Il pleut : si on tuait papa-maman, La Guerre des piscines, and Les Dernières Clientes. Voor Le Jardin d’acclimation kreeg hij in 1980 de Prix Goncourt. In 1981 en 1988 nam hij deel aan de campagne voor de presidentsverkiezingen aan de zijde van François Mitterand. Hij voelde zich als romancier echter miskend en inefficiënt in de rol van campagnevoerder. Van 1990 tot 1993 woonde Navarre in Montreal, Quebec. In zijn roman uit 1992 Ce sont amis que vent emporte vertelt hij het verhaal van een beeldhouwer, Roch, en een danser, David. Het boek beschrijft hun gevecht tegen aids. Na zijn terugkeer naar Frankrijk raakte Navarre in een depressie en pleegde hij in 1994 zelfmoord met behulp van barbituraten.

Uit: Les Fleurs de la mi-mai

 

Première partie. Rive d’ombres. Du 11 février au 11 mars. Ce soir-là, un lundi 11 février, trois mois jour pour jour après son accident, il comprit qu’il ne pouvait plus compter sur la compassion de celles et ceux, proches, qu’il avait aimés ou admirés, alors il reprit espoir. Avec un doigt de la main droite, puisqu’il avait perdu l’usage de la main gauche et qu’il avait toujours tapé avec l’index de chaque main quand il n’écrivait pas au stylo de la main droite, gaucher contrarié qu’il avait été sans le savoir, il entreprit d’écrire en direct du malheur, contre tout orgueil et toute conviction, pour se tenir en vie, le roman du possible retour, envers et contre tout ou presque, envers et contre presque toutes et tous. Le projet, c’était la mi-mai. Ainsi, une fois de plus, il écrirait pour reculer la date de sa mort. Tout irait mieux le lendemain, au jour levé. Il avait chassé ceux qui venaient et attendu ceux qui ne venaient pas. Il avait été amoureux, incertain, douteux. Il doutait encore. Il venait de passer plusieurs semaines à La Résidence, le plus moderne centre de rééducation fonctionnelle. Là, il avait réappris à marcher sans trop tituber, seul, les mains dans les poches, et à gravir les marches des escaliers sans tenir la rampe. Là aussi, parce que Anne lui avait fait confiance, il avait appris à taper d’un seul doigt, tenant sa main gauche calmement à plat sur le bureau, à côté de la machine à écrire. Là enfin, il avait côtoyé les brisés, les brûlés, les gueules cassées, les cloués au fauteuil à roulettes. Il avait servi de brancardier pour l’une, de brancardier pour l’autre quand il y avait trop de monde dans l’ascenseur et qu’il fallait se rendre vite au réfectoire, il avait écouté chacun raconter son accident ou cacher au voisin une mort inévitable connue de tous et du voisin également, ce qui lui avait donné un calme, une sérénité du regard qui faisait baisser les yeux aux autres. Il s’en sortirait, lui. Il rentrerait chez lui et, par colère, il en ferait le texte qui lui permettrait peut-être de voir les fleurs de la mi-mai.

12 février, rendre l’ombre à la lumière, livrer le clair au clair et l’obscur à l’obscur, et, sans accuser le trait, livrer la vérité à une épure, une vérité, rien qu’une vérité. En faire un livre, en vivre, en revivre qui sait, main gauche à plat sur le bureau. Il y avait une grande pancarte dans l’entrée de l’établissement, La Résidence mérite votre respect. Il ne fallait pas dire les patients, ou les malades, mais les résidents. Le luxe du lieu cachait à grand-peine la misère et l’effroi, chacune, chacun, plus que jamais devait prendre son malheur en patience. La Résidence donnait bonne conscience, c’était luxueux, confortable, remboursé à 100 %.”

 

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Yves Navarre (24 september 1940 – 24 januari 1994)

 

 

De Amerikaanse schrijver Francis Scott Fitzgerald werd geboren op 24 september 1896 in Saint Paul, in de staat Minnesota. Zie ook mijn blog van 24 september 2007 en ook mijn blog van 24 september 2006.

 

Uit: BERNICE BOBS HER HAIR

 

“After dark on Saturday night one could stand on the first tee of the golf-course and see the country-club windows as a yellow expanse over a very black and wavy ocean. The waves of this ocean, so to speak, were the heads of many curious caddies, a few of the more ingenious chauffeurs, the golf professional’s deaf sister — and there were usually several stray, diffident waves who might have rolled inside had they so desired. This was the gallery.

The balcony was inside. It consisted of the circle of wicker chairs that lined the wall of the combination clubroom and ballroom. At these Saturday-night dances it was largely feminine; a great babel of middle-aged ladies with sharp eyes and icy hearts behind lorgnettes and large bosoms. The main function of the balcony was critical. It occasionally showed grudging admiration, but never approval, for it is well known among ladies over thirty-five that when the younger set dance in the summer-time it is with the very worst intentions in the world, and if they are not bombarded with stony eyes stray couples will dance weird barbaric interludes in the corners, and the more popular, more dangerous, girls will sometimes be kissed in the parked limousines of unsuspecting dowagers.

But, after all, this critical circle is not close enough to the stage to see the actors’ faces and catch the subtler byplay. It can only frown and lean, ask questions and make satisfactory deductions from its set of postulates, such as the one which states that every young man with a large income leads the life of a hunted partridge. It never really appreciates the drama of the shifting, semicruel world of adolescence. No; boxes, orchestra-circle, principals, and chorus are represented by the medley of faces and voices that sway to the plaintive African rhythm of Dyer’s dance orchestra.

From sixteen-year-old Otis Ormonde, who has two more years at Hill School, to G. Reece Stoddard, over whose bureau at home hangs a Harvard law diploma; from little Madeleine Hogue, whose hair still feels strange and uncomfortable on top of her head, to Bessie MacRae, who has been the life of the party a little too long — more than ten years — the medley is not only the center of the stage but contains the only people capable of getting an unobstructed view of it.

With a flourish and a bang the music stops. The couples exchange artificial, effortless smiles, facetiously repeat “la-de-da-da dum-dum,” and then the clatter of young feminine voices soars over the burst of clapping.

A few disappointed stags caught in midfloor as they had been about to cut in subsided listlessly back to the walls, because this was not like the riotous Christmas dances — these summer hops were considered just pleasantly warm and exciting, where even the younger marrieds rose and performed ancient waltzes and terrifying fox trots to the tolerant amusement of their younger brothers and sisters.

 

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F. Scott Fitzgerald (24 september 1896 – 21 december 1940

 

De Franstalige Zwitserse dichter, schrijver en essayist Charles Ferdinand Ramuz werd geboren op 24 september 1878 in Cully-sur-Lausanne. Zijn vader was een handelaar in koloniale waren en wijn. Na het gymnasium schreef hij zich in aan de filosofische faculteit van de universiteit van Lausanne. Rond 1900 was hij voor het eerst in Parijs om zijn studie voort te zetten. Hij wilde promoveren op de dichter Maurice de Guérin, maar gaf dat plan op om zelf dichter te worden. In Parijs leerde hij ook zijn vrouw, de schilderes Cécile Cellier kennen. In 1914 verliet Ramuz Parijs en vestigde zich met zijn gezin in Lausanne. Zijn werk Histoire du Soldat werd door Igor Strawinsky op muziek gezet. De roman Derborence, gebaseerd op historische gebeurtenissen uit 1714 werd in 1985 door Francis Reusser verfilmd. Farinet ou la fausse monnaie
over de valsemunter Joseph-Samuel Farinet diende in 1938 al als gegeven voor de film Farinet ou l’or dans la montagne van Max Haufler.

 

Uit: Derborence

 

Il tenait de la main droite une espèce de long bâton noirci du bout qu’il enfonçait par moment dans le feu ; l’autre main reposait sur sa cuisse gauche.
C’était le vingt-deux juin, vers les neuf heures du soir.
Il faisait monter du feu avec son bâton des étincelles ; elles restaient accrochées au mur couvert de suie où elles brillaient comme des étoiles dans un ciel noir.
On le voyait mieux alors, un instant, Séraphin, pendant qu’il faisait tenir son tisonnier tranquille ; on voyait mieux également, en face de lui, un autre homme qui était beaucoup plus jeune, et lui aussi était accoudé des deux bras sur ses genoux remontés, la tête en avant.
– Eh bien, disait Séraphin, c’est-à-dire le plus vieux, je vois ça… Tu t’ennuies.
Il regardait Antoine, puis s’est mis à sourire dans sa barbiche blanche :
– Il n’y a pourtant pas si longtemps qu’on est montés.
Ils étaient montés vers le quinze juin avec ceux d’Aïre, et une ou deux familles d’un village voisin qui s’appelle Premier : ça ne faisait pas beaucoup de jours, en effet.
Séraphin s’était remis à tisonner les braises où il avait jeté une ou deux branches de sapin ; et les branches de sapin prirent feu, si bien qu’on voyait parfaitement les deux hommes, assis en face l’un de l’autre, de chaque côté du foyer, chacun sur le bout de son banc : l’un déjà âgé, sec, assez grand, avec de petits yeux clairs enfoncés dans des orbites sans sourcils, sous un vieux chapeau de feutre ; l’autre beaucoup plus jeune, ayant de vingt à vingt-cinq ans, et qui avait une chemise blanche, une veste brune, une petite moustache noire, les cheveux noirs et taillés court.
– Voyons, voyons, disait Séraphin… Comme si tu étais à l’autre bout du monde… Comme si tu allais être séparé d’elle pour toujours…
Il hocha la tête, il se tut.
C’est qu’Antoine n’était marié que depuis deux mois ; et il importe de noter tout de suite que ce mariage ne s’était pas fait sans peine. Orphelin de père et de mère, il avait été placé à treize ans comme domestique dans une famille du village, tandis que celle qu’il aimait avait du bien. Et longtemps sa mère à elle n’avait pas voulu entendre parler d’un gendre qui n’aurait pas apporté au ménage sa juste part. Longtemps la vieille Philomène avait secoué la tête, disant : ” Non ! ” puis : ” Non ! ” et encore ” Non ! ” Qu’est-ce qui se serait passé si Séraphin n’avait pas été là, c’est-à-dire tout à fait à la place qu’il fallait et important à cette place, car il était le frère de Philomène, femme Maye, qui était veuve, et, n’étant pas marié, c’était lui qui menait le train de sa sœur ? Or, Séraphin avait pris le parti d’Antoine ; et il avait fini par avoir le dessus.
Le mariage avait eu lieu en avril ; maintenant Séraphin et Antoine étaient, comme on dit, en montagne.

 

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Charles Ferdinand Ramuz (24 september 1878 – 23 mei 1947)

 

De Oostenrijkse dichter en schrijver Alfons Petzold werd geboren op 24 september 1882 in Wenen. Zie ook mijn blog van 24 september 2006.

 

Ich bin das Schwere und das Harte

 

Ich bin das Schwere und das Harte,
Du bist die sanfte Leichtigkeit,
Du baust aus Sonne eine Warte,
ich grabe Höhlen in die Zeit.
Was ich an Dunkel mir ersparte,
das machst du licht und liederweit,
Du bist die Glänzende u
nd Zarte,
um die sich all mein Denken reiht.

Ich ringe mit dem Unsagbaren,
um seines Geistes irdisch Los,
Du liegst noch wie in Kinderjahren
ganz demütig in seinem Schoß.
Ich kämpfe mit ihm Lend’ an Lende
und denk im Kampfe kaum an Dich,
Du aber streckst die lieben Hände
zu ihm empor, für wen? Für mich!

 

Jede Nacht ist eine Stufe

Jede Nacht ist eine Stufe
zur Erfüllung meiner Sehnsucht hin
und auf jeder steh ich lang und rufe
laut nach Dir mit überwachem Sinn.

Gläubig hülle ich mein Denken
in die Seide meiner Liebe ein.
Einmal wirst Du kommen und im Schenken
reich wie jetzt in dem Versagen sein.

 

 

O so Lipp’ an Lippe hängen dürfen

O so Lipp’ an Lippe hängen dürfen
eine lange schöne Ewigkeit,
aus des ander’n Atem Süße schlürfen
für die Bitternis der argen Zeit.

Nichts mehr reden, sondern nur noch lauschen,
wie des ander’n Herzschlag schneller geht –
und in allen Gliedern dieses Rauschen,
das Gesang ist und zugleich Gebet

 

Petzold

Alfons Petzold (24 september 1882 – 25 januari 1923)

 

De Nederlandse dichter Hendrik Tollens werd op 24 september 1780 te Rotterdam geboren. Zie ook mijn blog van 24 september 2007 en ook mijn blog van 24 september 2006

 

MIJNE VERZEN

 

Zielloos staat gij, levenloos,
Zonder klem of zwier,
Zangen, uit mijn hart geweld!
Op het koud papier.

Neen, van ’t uitgestroomd gevoel
Vonkt in u geen sprank:
Zielloos zijt gij, levenloos,
Noten zonder klank!

‘k Heb de borst met u geroerd
En het hart gekneed,
Maar mijn adem was de ziel,
Die u leven deed.

‘k Schiep met klem en kracht van toon
Al úw kracht en klem;
‘k Blies u geest en leven in
Met mijn eigen stem!

O, Wie op mijn dode kunst
Nog in deernis ziet,
Geve hij ’t leven nogmaals weer
Aan mijn zielloos lied.

Of wat is ’t gevoel en vuur,
Dat mijn zang bezit?
Of wat is zijn verv’ en zwier?
Treurig zwart op wit.

‘k Vraag terug, van elk terug,
Wat mijn kunst ontviel:
’t Is de nadruk van de toon –
De afdruk van de ziel.

Wie te traag is, te loom van bloed,
Adem heeft noch stem,
Roert mijn koude zangen niet:
Zij zijn
dood voor hem.

 

 

Wien Neêrlands bloed

Wien Neêrlands bloed in d’ad’ren vloeit
Van vreemde smetten vrij
Wiens hart voor land en koning gloeit
Verheff’ de zang als wij!
Hij zett’ met ons, vereend van zin,
Met onbeklemde borst,
Het godgevallig feestlied in
Voor Vaderland en Vorst,
Voor Vaderland en Vorst.

De Godheid, op haar hemeltroon
Bezongen en vereerd
Houdt gunstig ook naar onze toon
Het heilig oor gekeerd:
Zij geeft het eerst, na ’t zalig koor
Dat hoger snaren spant
Het rond en hartig lied gehoor
Voor Vorst en Vaderland,
Voor Vorst en Vaderland.

Bescherm, o God! bewaak de grond,
waar op onze adem gaat,
De plek waar onze wieg op stond,
Waar eens ons graf op staat.
Wij smeken van Uw Vaderhand,
Met diepgeroerde borst,
Behoud voor ’t lieve Vaderland,
Voor Vaderland en Vorst,
Voor Vaderland en Vorst.

Dring’ luid, van uit ons feestgedruis
Die beê uw hemel in:
Bewaar de Vorst, bewaar zijn huis
En ons, zijn huisgezin.
Doe nog ons laatst, ons jongst gezang
Die eigen wens gestand:
Bewaar, o God! de Koning lang
En ’t lieve Vaderland,
En ’t lieve Vaderland.

 

Tollens

Hendrik Tollens (24 september 1780 -21 oktober 1856)

 

 

 Zie voor onderstaande schrijver ook mijn blog van 24 september 2007

 

De Engels-Zweedse schrijfster en vertaalster Szilvia Molnar werd geboren op 24 september 1984 in Boedapest, Hongarije.