Charlotte Brontë, Henry de Montherlant, Patrick Rambaud, Jamie McKendrick

De Britse schrijfster Charlotte Brontë werd geboren in Thornton op 21 april 1816. Ze had twee zussen die ook beroemde schrijfsters waren: Anne en Emily. Ook had ze een broer, Branwell, die verslaafd was aan drank en drugs. Hun vader Patrick was een Ierse predikant. Charlotte schreef onder het pseudoniem Currer Bell. In 1831 volgde zij lessen in Roe Head en was twee keer voor korte tijd gouvernante. In 1842 ging zij met haar zus Emily, met wie zij een privéschool wilde opzetten, naar het pensionaat Heger te Brussel, waar zij verliefd werd op de directeur. Veel van haar ervaringen verwerkte zij in haar romans, met name in het beroemd geworden Jane Eyre (1847). Een jaar voor zij overleed trouwde ze met de hulppredikant van haar vader, Arthur Bell Nichols.

Uit: Jane Eyre

“There was no possibility of taking a walk that day. We had been wandering, indeed, in the leafless shrubbery an hour in the morning; but since dinner (Mrs. Reed, when there was no company, dined early) the cold winter wind had brought with it clouds so sombre, and a rain so penetrating, that further out-door exercise was now out of the question.
I was glad of it: I never liked long walks, especially on chilly afternoons: dreadful to me was the coming home in the raw twilight, with nipped fingers and toes, and a heart saddened by the chidings of Bessie, the nurse, and humbled by the consciousness of my physical inferiority to Eliza, John, and Georgiana Reed.
The said Eliza, John, and Georgiana were now clustered round their mama in the drawing-room: she lay reclined on a sofa by the fireside, and with her darlings about her (for the time neither quarrelling nor crying) looked perfectly happy. Me, she had dispensed from joining the group; saying, “She regretted to be under the necessity of keeping me at a distance; but that until she heard from Bessie, and could discover by her own observation, that I was endeavouring in good earnest to acquire a more sociable and childlike disposition, a more attractive and sprightly manner– something lighter, franker, more natural, as it were–she really must exclude me from privileges intended only for contented, happy, little children.”
“What does Bessie say I have done?” I asked.
“Jane, I don’t like cavillers or questioners; besides, there is something truly forbidding in a child taking up her elders in that manner. Be seated somewhere; and until you can speak pleasantly, remain silent.”

Charlotte_Bronte

Charlotte Brontë (21 april 1816 – 31 maart 1855)

 

De Franse schrijver Henry de Montherlant werd geboren op 21 april 1896 in Parijs. Tot zijn vroege successen horen werken als Les jeunes filles en Les célibataires. In die tijd maakte hij verwschillende reizen: Spanje, Italië en Algerije. Na WO II schreef hij veel voor het toneel. De Montherlant publiceerde Le solstice de Juin in 1941, een essay waarin hij zijn bewondering verwoordde voor het Duitse leger en stelde dat Frankrijk terecht verslagen was. De Montherlant verzeeg zijn liefde voor jongens gedurende het grootste deel van zijn leven. In 1912 was hij van een prestigieuze school gestuurd vanwege een relatie met een jongere leerling. Zijn roman Les garçons (1969) en zijn correspondentie met Roger Peyrefitte (schrijver van Les amitiés particulières (1943) getuigen wel van deze kant van hem. Tussen 1960 en 1972 was De Montherlant lid van de Académie française.

Uit: Mademoiselle De Plemeur

“Son frère était spahi en Afrique, après s’être fait prendre un jour dans une mauvaise histoire, quand le vieux M. de Plémeur vint sangloter chez le commissaire, qui laissa sur le banc des souteneurs cette proie à particule ; et les agents se retournaient pour ricaner : pensez donc, un vicomte ! Elle, nous savions vaguement qu’elle avait, par coup de tête, par excès d’ennui, quitté le hobereau qui noyait sous l’alcool, au fond d’un manoir crasseux près de Morlaix, l’angoisse de reconnaître peu à peu qu’on devient pauvre. Elle avait horreur du « monde » et vivait dans une petite pension, rabattant sur le domaine paternel, à ce qu’on disait, tous ceux qui se ventrent avec les maisons qui déclinent. Et parfois, quand le jeu cessait de mettre sur sa face un beau masque de ménade-vierge, j’avais cru y lire cette tristesse, croisée chaque jour dans la rue, et chaque jour avec une même pitié : « Il est possible que je ne me marie pas. »

Me trompé-je ? Mais le sport, comme la religion, est quelquefois un dérivatif. J’ai vu des garçons et des jeunes filles comprend
re la victoire de leur corps comme un moyen de se redonner confiance, de balancer quelque impuissance ou quelque échec de la vie quotidienne : timidité, déboires, humiliation sociale. Nouvelle idole et nouvelle illusion.

Un jour, Melle de Plémeur, à la surprise de tous, se fit largement battre dans son trois cents mètres, par manque de « pointe » finale. Elle accepta la défaite avec cette loyauté sportive si méritoire dans un génie féminin. Mais, sans avoir dit au revoir à quiconque, elle cessa de venir au stade, ne donna plus de ses nouvelles, et ce fut, par hasard que nous apprîmes, après quelque temps, qu’elle était retournée à Morlaix. »

MONTHERLANT

Henry de Montherlant (21 april 1896 – 21 september 1972)

 

De Franse schrijver Patrick Rambaud werd geboren op 21 april 1946 in Parijs. Rambaud werkte eerst als filmcriticus. Hij was medeoprichter van het tijdschrift Actuel en schreef draaiboeken en toneelstukken. Ook schreef hij een trilogie over de napoleontische tijd. In 1997 kreeg hij voor zijn roman la Bataille de Prix Goncourt en de romanprijs van de Académie française. In 2000 verscheen het tweede deel van de trilogie, Il neigeait, en in 2003 deel drie, l’Absent.

Uit: L’ Absent

« Octave remplaça le mameluck Roustam devant la porte de l’Empereur. Il était allongé sur le lit de sangle quand il entendit appeler, il sursauta, se leva d’un bond, prit un flambeau et entra sans cérémonie dans la chambre. Napoléon était renfoncé dans ses oreillers. Son lit, sur l’estrade de velours et sous un dais, à la lumière basse de la lampe de nuit, on aurait dit un catafalque, mais le gisant murmurait :
– Monsieur Sénécal, je vais me lever.
En posant son flambeau sur un meuble, Octave nota qu’il était quatre heures du matin à la pen-dule. Il apporta des pantoufles, aida à enfiler la robe de chambre damassée, ranima le feu moribond, replaça sur leurs cheneaux les bûches cassées par les flammes, puis, à quatre pattes, souffla sur les braises.
– Allez me chercher du papier.
Octave retourna dans l’antichambre. Du papier ? Où donc ? Il bouscula un des aides de camp qui d’une voix pâteuse lui indiqua, dans le cabinet de travail voisin, le secrétaire où l’on rangeait le nécessaire à écrire, il y alla, trouva, prit une liasse, repartit dans la chambre. Napoléon était assis dans une causeuse, près de la cheminée où des flammèches léchaient le bois. Octave approcha un guéridon, disposa les feuilles et de quoi écrire. L’Empereur avait les yeux dans le vague. Octave lanternait, bras ballants, il espérait une directive qui ne venait pas, alors il vérifia d’un coup d’œil circulaire que tout était en ordre, mais non, Monsieur Hubert, qui l’avait précédé dans son service, avait oublié de poser le sucrier sur la commode, à côté de la carafe d’eau. Octave ne dit rien. Il sortit à reculons, lentement, et regagna son antichambre, mais il ne ferma pas la porte complètement pour guetter l’Empereur par cette mince ouverture. Eclairé par le foyer qui dessinait sur le mur, derrière lui, une ombre géante et tremblée, Napoléon plongeait une plume dans son encrier de cristal ; il grattait le papier avec frénésie, puis il déchira la feuille, froissa les morceaux et les lança en boule dans le feu ; il recommença, déchira, brûla, et une troisième fois encore avant de se redresser, le souffle rauque. Octave ne l’avait plus dans son champ de vision mais il écoutait, parce que le plancher craquait et que les pas étaient lourds et lents. Il y eut ensuite un bruit d’eau qui coule ; il devait remplir un verre. Il y eut aussi un son plus métallique, celui de la petite cuiller remuant le sucre. Quel sucre ?”

RAMBAUD

Patrick Rambaud (Parijs, 21 april 1946

 

Er is ruimte voor een recente ontdekking, onafhankelijk van geboortedagen.

 

De Engelse dichter Jamie McKendrick werd geboren in 1955 in Liverpool. Hij publiceerde vijf dichtbundels. Voor zijn bundel, The Marble Fly, kreeg hij de Forward Prize, de grootste prijs voor poëzie in Engeland, die jaarlijks wordt uitgereikt. Ook werd deze bundel uitgeroepen tot Whitbread Book of the Year 1997. Ink Stone (2003) werd zowel voor de T.S. Eliot Prize als voor de Whitbread Poetry Award genomineerd. McKendrick wordt algemeen beschouwd als een van de meest opmerkelijke jonge Engelse dichters. Hij gaf les in Italië en vertaalt poëzie uit het Italiaans. In zijn poëzie zijn veel verwijzingen terug te vinden naar de overblijfselen van het Romeinse rijk en naar de Romeinse mythen en sagen.

 

Oil and Blood

 

Sleep on my chosen one it’s only me
intent as a Madagascan sloth that moves
through the tall twilight of mahogany,
padding down the wall towards your pillowcase
and the hollows of your neck I ache for.
Lifting one knee, you shape a linen vault
that frees the scent of nard and nightflowers.
Does my dark disturb you, sweetheart, do you dream
of the rooftree burdened by a roost of bats,
your outline inscaped by their squeaky jargon?

 

Within a tongue’s length of your ear lobe,
I could consume whole nights in this vestibule
of paradise if waiting weren’t such hell
or if Van Helsing, that bony eunuch,
weren’t striding upstairs with his cricket bag
full of sharpened stumps and oil of garlic,
the paraphernalia of intolerance.
Let him come. Rather than leave you be
I’d have the sun impale me and the breeze distress
my mouldy flavoured, still enamoured dust.

 

MCKENDRICK

Jamie McKendrick (Liverpool, 1955)